Dé­li­cieuse in­trigue amou­reuse

Pour son deuxième livre – et pre­mier ro­man, le chan­teur Maxime Lan­dry pré­sente une dé­li­cieuse in­trigue amou­reuse jouant sur le temps qui passe, la fi­dé­li­té, la com­mu­ni­ca­tion dans le couple: Tout mon temps pour toi.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Ma­rie-France Bor­nais Le Jour­nal de Qué­bec

Gré­goire Por­ter est PDG d’une im­por­tante firme comp­table de Mon­tréal. Ce per­son­nage ima­gi­né par Maxime est un homme d’af­faires ru­sé, riche, bla­sé, pour qui le temps est de­ve­nu une ob­ses­sion. Il ai­me­rait pou­voir l’ar­rê­ter, mettre fin à cette fuite inexo­rable vers de­main et ce qui l’at­tend au dé­tour.

Ten­té par le dé­mon du mi­di, après 27 ans de car­rière, il craque pour une mys­té­rieuse Ho­ney45 sur le net. Avec un sen­ti­ment de culpa­bi­li­té, il sou­haite la sé­duire... croyant que là se trouve peut-être son bon­heur.

Tou­te­fois, Gré­goire de­vra re­gar­der avec les yeux du coeur s’il veut réus­sir à le trou­ver. Mais le sable coule tou­jours dans le sa­blier...

Maxime Lan­dry, qui a ré­vé­lé sa plume sin­cère et au­then­tique dans son pre­mier livre, Jour­nal d’un dis­pa­ru, pa­ru en 2015, confirme son ta­lent dans ce pre­mier ro­man.

«Je pense que j’ai une fixa­tion sur le temps, à force d’écrire des chan­sons. C’est un thème ré­cur­rent dans ma vie. J’ai peur d’en man­quer», ex­plique-t-il en en­tre­vue té­lé­pho­nique. «Et on est loin du pre­mier livre: il n’y a pas de ré­cit, c’est com­plè­te­ment ro­man. Je vou­lais que la cas­sure se fasse pour ne pas que les gens pensent que le deuxième livre avait en­core des bouts de vie ou de l’au­to­fic­tion. Cette fois, c’est com­plè­te­ment ro­man­cé.»

Mais, en­core une fois, Maxime évoque l’ur­gence de vivre, le temps qui passe. Il a construit son his­toire et ima­gi­né son per­son­nage en sa­chant d’avance la trame de l’his­toire – qu’on ne dé­voi­le­ra pas ici.

LES PA­PILLONS EN DE­DANS

Il aborde la dé­li­cate ques­tion de la confiance dans le couple. «Le per­son­nage prin­ci­pal a be­soin de se sen­tir vi­vant. Il mène une double vie parce qu’il a be­soin de se sen­tir vi­vant. Il a be­soin des pa­pillons en de­dans comme il en avait au dé­but de sa re­la­tion de couple.»

Gré­goire, cet homme dans la cin­quan­taine avan­cée, un peu wor­ka­ho­lic, passe son temps à tra­vailler et court après le temps, entre l’hô­pi­tal où il rend vi­site à sa mère qui est dans le co­ma et la ta­verne où il vit son al­coo­lisme après les heures de bu­reau. «Il pense qu’il fait ça en ca­chette, mais sa femme n’est pas conne. Il passe son temps à cou­rir après le temps.»

Gré­goire, tou­jours en quête de ce qui peut le rendre en­core plus vi­vant, en­tre­prend un long voyage à Ba­li. «Dans chaque cha­pitre, on se de­mande avec qui il part... avec sa nou­velle flamme? Avec sa femme? Mais on voyage avec Gré­goire tout le long du livre.» Maxime n’y est pas en­core al­lé, mais compte bien al­ler faire le voyage qui est ra­con­té dans le ro­man. Il s’est ba­sé sur le jour­nal de voyage d’une de ses amies pour avoir des points de re­père.

LE BON­HEUR CONSCIENT

Il compte pas­ser un mes­sage. «Le bon­heur est sou­vent à por­tée de la main – sou­vent, il est au­tour de nous, mais on ne s’en rend pas compte.»

Lui-même a le bon­heur fa­cile... et le bon­heur conscient. «Quand il m’ar­rive des trucs né­ga­tifs, j’es­saie de ne pas fo­cus­ser là-des­sus. J’ai une fa­ci­li­té à mettre les mo­ments où ça va moins bien de cô­té.»

En li­brai­rie dès le 20 avril

Maxime Lan­dry Tout mon temps pour toi Édi­tions Libre Ex­pres­sion, 280 pages

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