L’ES­CA­PADE SO­LO DE FRÉ­DÉ­RIC GI­ROUX

La pause pro­lon­gée du groupe Mes Aïeux fait des pe­tits. Pen­dant que Be­noit Ar­cham­bault en pro­fite pour en­fi­ler les al­bums pour en­fants, voi­là Fré­dé­ric Gi­roux qui dé­barque avec un pre­mier pro­jet so­lo, Le deuxième souffle.

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Ça le ti­raillait de­puis un bout de temps: «De­puis quelques an­nées, j’avais ce dé­sir de dé­cou­vrir ce que ça don­ne­rait si j’al­lais au bout de mes am­bi­tions», dit Fré­dé­ric Gi­roux, qui s’est en­tre­te­nu avec Le Jour­nal ré­cem­ment.

«Quand on a ter­mi­né la tour­née en 2013 et qu’on a sor­ti La dif­fé­rence, la chan­son pour la fi­brose kys­tique, on a dé­ci­dé de prendre une pause pour se don­ner de l’es­pace. Le

ti­ming était idéal pour tra­vailler sur quelque chose en so­lo.»

Deux ans plus tard, Fré­dé­ric Gi­roux pro­pose donc un pre­mier al­bum dont l’en­ro­bage mu­si­cal n’est pas très éloi­gné de ce­lui de Mes Aïeux. «Je n’avais pas la vo­lon­té de faire un sta­te­ment ni de par­tir dans une dé­marche concep­tuelle. Je vou­lais mon­trer ma cou­leur. Mais c’est sûr qu’il y a une pa­ren­té avec Mes Aïeux.»

Là où ça change, c’est dans le pro­pos, plus per­son­nel, et dans le pro­ces­sus de créa­tion. «Même si j’ai col­la­bo­ré à quelques chan­sons, dans le groupe, c’est Sté­phane (Ar­cham­bault) qui écrit les textes prin­ci­pa­le­ment. Ce pro­jet me per­met de faire des choix sans avoir à faire de com­pro­mis», ob­serve-t-il.

Fré­dé­ric Gi­roux peut en­fin se ré­vé­ler tel qu’il est au grand pu­blic. «C’est un pre­mier al­bum so­lo, à l’âge de 45 ans, après vingt ans dans un band. Il y avait des choses que j’avais à dire qui sont très per­son­nelles, des choses que j’avais be­soin de mettre en mu­sique.» Pour y ar­ri­ver, Gi­roux a col­la­bo­ré à l’écri­ture de quelques titres avec l’au­teur Da­niel Beaumont. Ce der­nier lui a no­tam­ment of­fert T’es belle à voir al­ler, une chan­son ins­pi­rée de la fille de Gi­roux, Char­lotte, qui vit avec la fi­brose kys­tique. «Ce n’est pas une com­mande que je lui ai pas­sée, pré­cise-t-il. On s’était ren­con­tré et je lui avais par­lé de ma fille. Il m’est re­ve­nu avec ce texte qui ne parle pas di­rec­te­ment de la ma­la­die, mais plu­tôt des gens qui font face à l’ad­ver­si­té et qui foncent la tête bais­sée. Je suis content, car c’est un beau texte uni­ver­sel.»

RIEN DU CÔ­TÉ DU GROUPE

Même si son pro­jet so­lo l’en­chante au plus haut point, une grosse par­tie du coeur de Fré­dé­ric Gi­roux de­meure avec Mes Aïeux. «Je de­meure un gars de band », dit-il.

Pour l’ins­tant, le sex­tuor n’a pas de plan pour l’ave­nir. Ce qui fait l’af­faire de Gi­roux puisque ça lui donne l’oc­ca­sion d’al­ler au bout de son pro­jet so­lo, lui qui sou­haite pré­sen­ter ses chan­sons sur scène.

Bien que les membres de Mes Aïeux de­meurent en bons termes, ils n’ont pas eu le pri­vi­lège d’en­tendre l’al­bum de leur confrère avant tout le monde, in­dique Fré­dé­ric Gi­roux en ri­go­lant. «Au dé­but du pro­jet, ils ont en­ten­du des em­bryons de chan­sons. Mais de­puis un an, rien. Je garde le punch. Ils vont le dé­cou­vrir le 19 lors du lan­ce­ment.»

Le deuxième souffle, pre­mier al­bum so­lo de Fré­dé­ric Gi­roux, en vente le 15 avril.

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