« JE N’AI PAS PEUR DES COM­PA­RAI­SONS AVEC MA­RIE-ÈVE »

Elle porte le nom de Jan­vier et sort son pre­mier al­bum ce wee­kend. Mais Émi­lie Jan­vier ne craint pas les com­pa­rai­sons avec sa grande soeur Ma­rie-Ève. «Nous sommes tel­le­ment dif­fé­rentes ar­tis­ti­que­ment que j’ai pas peur de ça», as­sure la jeune au­teure-com­po

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec

Plu­sieurs l’ont dé­cou­verte en sep­tembre der­nier, quand elle a chan­té les hymnes na­tio­naux avant un match hors­con­cours du Ca­na­dien au Centre Vi­déo­tron, à Qué­bec. Ce qu’on igno­rait alors, c’est que la plus jeune des Jan­vier s’ap­prê­tait à suivre les traces de sa soeur.

Huit mois plus tard, Émi­lie dé­voile sa carte de vi­site: un al­bum épo­nyme aux cou­leurs folk, tout en ba­lades, as­sez éloi­gné de l’uni­vers mu­si­cal de Ma­rie-Ève et Jean-Fran­çois Breau et qu’elle a en­re­gis­tré avec le sou­tien à la réa­li­sa­tion de Simon Go­din.

«La mu­sique, c’est pour moi quelque chose d’apai­sant, comme une thé­ra­pie. Pour mon al­bum, j’ai vou­lu quelque chose qui me res­semble. J’aime jouer et écrire des choses qui me font du bien. C’était donc tout na­tu­rel pour moi d’al­ler vers le folk, un style que j’aime beau­coup. Je vou­lais un al­bum qui a une âme», lance celle qui s’ac­com­pagne à la gui­tare.

GRANDE RO­MAN­TIQUE

Très court avec ses dix chan­sons qui durent en moyenne trois mi­nutes – «je ne suis pas du genre à m’éter­ni­ser», di­telle –, l’al­bum d’Émi­lie Jan­vier parle beau­coup d’amour.

«Je suis une grande ro­man­tique et je m’as­sume en­tiè­re­ment», mar­tèle la jeune femme. Elle pré­cise ce­pen­dant que ce ne sont pas toutes les chan­sons d’amour sur l’al­bum qui lui ont été ins­pi­rées par son amou­reux.

«Il y a des his­toires per­son­nelles, mais je me suis beau­coup ins­pi­rée de ce que je vois au­tour de moi. Pour Aux 2 Ma­rie, par exemple, j’avais vu deux per­sonnes dans ce ca­fé qui étaient vi­si­ble­ment en date et ça m’avait ins­pi­ré une chan­son.»

HOM­MAGE À SON FRÈRE

Dans un autre re­gistre plus in­time, la mé­lan­co­lique 7 fé­vrier met de l’avant le dé­cès de son frère des suites d’un can­cer, en 2013. Émi­lie Jan­vier af­firme qu’elle avait be­soin de mettre cette chan­son sur l’al­bum pour en faire un hom­mage. «Au dé­part, j’étais gê­née de la faire écou­ter à mes pa­rents. J’avais peur qu’ils soient tristes de l’en­tendre parce que c’est quand même poi­gnant. Mais je n’ai ja­mais dou­té de ma dé­ci­sion de la mettre sur l’al­bum. C’était évident qu’elle y se­rait. La chan­son Tes flo­cons parle aus­si de mon frère. Il fait vrai­ment par­tie de cet al­bum.»

SA SOEUR, UN ATOUT

Émi­lie Jan­vier ne cache pas que la po­pu­la­ri­té de Ma­rie-Ève peut consti­tuer un atout pour elle. «Les fans de JF et Ma­rie-Ève peuvent en­tendre fa­ci­le­ment ce que je fais. Ils savent que Ma­rie-Ève a une soeur qui chante. Ça me donne des fans de plus.»

Pour l’ins­tant, elle ne voit au­cun in­con­vé­nient. «C’est sûr qu’on va nous com­pa­rer, je pense que c’est in­évi­table. Mais nous avons pris des di­rec­tions dif­fé­rentes. Certes, nos voix se res­semblent, mais plus on vieillit, plus on se dé­marque l’une de l’autre.»

Ces dif­fé­rences ar­tis­tiques ne changent ce­pen­dant rien à la com­pli­ci­té qui les unit. «Nous sommes très proches. J’ai be­soin d’elle au­tant qu’elle a be­soin de moi. C’est ma meilleure amie», conclut Émi­lie.

L’al­bum épo­nyme d’Émi­lie Jan­vier est en vente de­puis hier.

Au­cune date de spec­tacle n’a en­core été an­non­cée

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.