BA­TAILLE ROYALE

Troi­sième film met­tant en ve­dette Ca­pi­taine Ame­ri­ca (Ch­ris Evans), La guerre ci­vile est l’oc­ca­sion de mettre en scène la scis­sion des Aven­gers en deux clans, ce­lui d’Iron Man (Ro­bert Dow­ney Jr.) et ce­lui de Ca­pi­taine Ame­ri­ca.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie Isa­belle Hon­te­bey­rie

Qu’ar­rive-t-il donc aux su­per hé­ros? Ex­pli­ca­tions, par l’équipe elle-même, des évé­ne­ments di­vul­gués dans la pre­mière su­per­pro­duc­tion de la sai­son es­ti­vale…

Ce sont Christopher Mar­kus et Ste­phen McFee­ly (le tan­dem de choc a écrit tous les

Ca­pi­taine Ame­ri­ca, Thor, les deux pro­chains Aven­gers ain­si que la sé­rie té­lé­vi­sée Agent Car­ter) qui ont ima­gi­né ce scé­na­rio dans le­quel le groupe de dé­fen­seurs de la Terre va s’entre-dé­chi­rer. Car, en rai­son d’un in­ci­dent dans le­quel les su­per hé­ros sont res­pon­sables de dom­mages col­la­té­raux en se bat­tant contre Cross­bones (Frank Grillo), la pres­sion politique monte. Cer­tains, dont le Se­cré­taire d’État Thad­deus Ross (William Hurt), exigent la for­ma­tion d’une agence gou­ver­ne­men­tale char­gée de su­per­vi­ser les ac­tions de ces êtres do­tés de pou­voirs ex­cep­tion­nels. Contre toute at­tente, To­ny Stark, alias Iron Man est d’ac­cord, alors que Steve Ro­gers, alias Ca­pi­taine Ame­ri­ca, est to­ta­le­ment contre.

Les co­réa­li­sa­teurs An­tho­ny et Joe Rus­so, qui ont éga­le­ment mis la main au scé­na­rio, ont vou­lu dé­mar­rer la troi­sième phase des films Mar­vel sur les cha­peaux de roues en pré­sen­tant un Ca­pi­taine

Ame­ri­ca presque contraire à ce­lui dé­fi­ni dans les deux longs mé­trages pré­cé­dents.

Ch­ris Evans, ti­tu­laire de ce rôle ico­nique de­puis six ans, a re­mar­qué l’évo­lu­tion de son per­son­nage à la lec­ture du scé­na­rio. «Ca­pi­taine Ame­ri­ca s’est tou­jours bat­tu pour le bien, il a tou­jours mis les be­soins des autres avant les siens. C’est ce qui est to­ta­le­ment dif­fé­rent dans ce film. Au lieu de se dé­dier à ce que les autres at­tendent de lui, de se dé­vouer to­ta­le­ment, il prio­rise ses propres be­soins.»

«Steve Ro­gers est un gars très aus­tère. Et là, il de­vient mul­ti­di­men­sion­nel et dy­na­mique. On pour­rait presque dire de lui qu’il en de­vient égoïste», a sou­li­gné Ch­ris Evans de­vant un par­terre de jour­na­listes pré­sents à la confé­rence de presse de pré­sen­ta­tion de Ca­pi­taine Ame­ri­ca: La

guerre ci­vile, te­nue il y a quelques se­maines à Los An­geles.

UN NOMBRE (TROP?) IM­POR­TANT DE PER­SON­NAGES

Quand on ima­gine l’équipe res­pon­sable de l’his­toire de Ca­pi­taine Ame­ri­ca: La guerre ci­vile, on pense im­mé­dia­te­ment à une pièce grouillante de monde, les scé­na­ristes s’af­fai­rant à ajou­ter quan­ti­té de dé­tails et de per­son­nages. Rien ne pour­rait être plus éloi­gné de la vé­ri­té, comme l’a sou­li­gné Ro­bert Dow­ney Jr., dont le pre­mier Iron Man, sor­ti en 2008, a ini­tié, grâce à son suc­cès, la ré­sur­gence ci­né­ma­to­gra­phique des superhéros de Mar­vel. «C’est une pe­tite équipe de quelques per­sonnes qui s’oc­cupe des scé­na­rios et de tout at­ta­cher en­semble», a-t-il in­di­qué. Si Don Cheadle, qui in­carne War Ma­chine le fi­dèle se­cond d’Iron Man, a plai­san­té en di­sant qu’il avait sor­ti son chro­no­mètre en voyant le film, his­toire de s’as­su­rer qu’il bé­né­fi­ciait d’un temps res­pec­table de pré­sence à l’écran, An­tho­ny Rus­so, a, pour sa part, ex­pli­qué en dé­tail les rai­sons qui ont pous­sé l’équipe de pro­duc­tion à in­té­grer de nom­breux per­son­nages de l’uni­vers de Mar­vel. «Nous sa­vions que nous vou­lions ra­con­ter une his­toire ex­trê­me­ment com­plexe, très noire, entre Iron Man et Ca­pi­taine Ame­ri­ca. Comme nous sommes tous deux, avec Joe, de grands ama­teurs d’his­toires bien équi­li­brées – qui nous font rire et pleu­rer à la fois –, il était in­dis­pen­sable de trou­ver une ma­nière de chan­ger la dy­na­mique et de mo­du­ler le ton gé­né­ral du film en met­tant en scène des per­son­nages qui n’ont pas le même de­gré d’im­pli­ca­tion émo­tive que les membres des Aven­gers», a dé­taillé An­tho­ny Rus­so.

Ca­pi­taine Ame­ri­ca: La guerre ci­vile dé­boule dans toutes les salles de ci­né­ma de la Belle Pro­vince le 6 mai.

«Nous avions, sur le pla­teau, la pos­si­bi­li­té de jouer avec les dia­logues, de les tes­ter, d’im­pro­vi­ser. Ce qui est par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sant, c’est le fait de dire une plai­san­te­rie en por­tant un masque, ce­la donne une en­tière li­ber­té d’in­ter­pré­ta­tion puis­qu’on n’est pas obli­gé d’avoir une ex­pres­sion fa­ciale par­ti­cu­lière.» - Paul Rudd (Ant-Man)

«Pour moi, tous les superhéros pos­sèdent une grande fai­blesse. Celle de la Sor­cière rouge, ce qui l’em­pêche d’ar­ri­ver à son plein po­ten­tiel, c’est elle-même.» - Eli­za­beth Ol­sen (Sor­cière rouge)

«Haw­keye re­joint im­mé­dia­te­ment l’équipe de Ca­pi­taine Ame­ri­ca parce qu’il pos­sède les mêmes va­leurs que lui. Pour moi, Haw­keye est mo­ra­le­ment très proche de Ca­pi­taine Ame­ri­ca.» - Je­re­my Ren­ner (Haw­keye)

Pre­mier film à grand dé­ploie­ment de l’été, truf­fé d’ef­fets spé­ciaux («Le plus im­pres­sion­nant est quand même de pré­sen­ter To­ny Stark quand il avait 20 ans», de dire An­tho­ny Rus­so), ce tout nou­veau Ca­pi

taine Ame­ri­ca in­clut des sé­quences qui, se­lon l’en­semble de l’équipe, ra­vi­ront les ama­teurs. Par contre, ain­si qu’a te­nu à le sou­li­gner An­tho­ny Rus­so – qui a avoué que la scène la plus dif­fi­cile à tour­ner avait été celle de l’aé­ro­port –, l’ac­tion n’est pas pré­sente au dé­tri­ment de l’his­toire, loin de là! «Mon frère et moi di­sons tou­jours que nous sommes des ma­niaques de films d’ac­tion. Par contre, pour nous, les scènes d’ac­tion doivent tou­jours être ame­nées pour dé­ve­lop­per les per­son­nages, sans quoi elles ne sont que de la poudre aux yeux. Nous nous sommes donc at­ta­chés, au cours de Ca­pi­taine Ame­ri­ca:

La guerre ci­vile, à ap­pro­fon­dir cer­taines des re­la­tions ex­trê­me­ment com­plexes entre dif­fé­rents per­son­nages. C’est ain­si que nous avons com­men­cé à dé­ve­lop­per celle entre Vi­sion (Paul Bet­ta­ny) et la Sor­cière rouge (Eli­za­beth Ol­sen). De les mettre dans des camps op­po­sés lors de la grande ba­taille a été très in­té­res­sant puisque ce­la va à l’en­contre de la re­la­tion nais­sante entre les deux.» «Dans L’ère d’Ul­tron, on a as­sis­té à la nais­sance de Vi­sion, être à la fois om­ni­po­tent et très naïf. Là, il es­saye de dé­fi­nir ce qu’est l’hu­ma­ni­té et ce que si­gni­fie la loyau­té, un prin­cipe in­com­pa­tible avec la lo­gique.» - Paul Bet­ta­ny (Vi­sion)

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