PE­TIT GUIDE DE SUR­VIE

VE­NISE, Ita­lie | Ah Ve­nise! Vous rê­vez de voir ses ca­naux et ses ponts ro­man­tiques, de flâ­ner dans ses rues mé­dié­vales, d’ad­mi­rer ses in­croyables pa­laz­zi? Vous n’êtes pas seul.

Le Journal de Quebec - Weekend - - VACANCES - Sa­rah Ber­ge­ron-Ouel­let

Plus de 20 mil­lions de vi­si­teurs s’ar­rêtent dé­sor­mais chaque an­née dans la ci­té ita­lienne. Pour une ville construite au beau mi­lieu d’une la­gune, dont le centre tou­ris­tique couvre à peine 8 km2, ça fait beau­coup.

Beau­coup trop, dé­plorent d’ailleurs les ré­si­dents, qui sou­haitent que les au­to­ri­tés trouvent une so­lu­tion pour désen­gor­ger la Sé­ré­nis­sime, pré­ser­ver son âme et pro­té­ger ses tré­sors.

En at­ten­dant, sa­chez que s’il est fa­cile de se re­trou­ver coin­cé au mi­lieu de la foule à Ve­nise, il est aus­si re­la­ti­ve­ment fa­cile de la fuir, même en haute sai­son. Voi­ci quelques conseils pour un sé­jour es­ti­val réus­si.

RES­TER PLUS D’UNE JOUR­NÉE

Que ce soit dans le cadre d’une croi­sière ou d’un tour gui­dé, des mil­lions de tou­ristes ne s’ar­rêtent que quelques heures à Ve­nise. Nor­mal, donc, qu’ils prennent d’as­saut les en­droits les plus em­blé­ma­tiques de la ci­té: la place SaintMarc, avec sa ba­si­lique et son pa­lais des Doges, les rues du quar­tier San Mar­co, le pont Rial­to… Si vous le pou­vez, évi­tez ce type de vi­site éclair et pas­se­zy deux ou trois jours. Vous pour­rez at­tendre les mo­ments plus calmes pour vi­si­ter les clas­siques. Vous au­rez aus­si la chance de pous­ser plus loin votre ex­plo­ra­tion de cet in­croyable «mu­sée vi­vant» bâ­ti sur 118 îlots. Après tout, c’est l’UNES­CO qui le dit: Ve­nise abrite une des plus fortes concen­tra­tions de chefs-d’oeuvre au monde.

LO­GER EN VILLE (ET NON EN PÉ­RI­PHÉ­RIE)

Que ce soit dans une chambre sous les toits, un ap­par­te­ment à l’en­trée du Grand Ca­nal ou un chic pa­lais sur pi­lo­tis, lo­ger en ville vaut la peine, même si les prix peuvent être plus éle­vés que dans les hô­tels en pé­ri­phé­rie. Pour­quoi? Parce que ce­la per­met de se plon­ger dans l’am­biance unique d’une ville bâ­tie au 5e siècle qui a sur­vé­cu au pas­sage du temps. Parce que ce­la per­met de se le­ver tôt pour al­ler si­ro­ter un ca­fé de­hors en ob­ser­vant le ré­veil de la ville. Parce que ce­la per­met de ren­trer se re­po­ser au mi­lieu de l’a- près-mi­di, quand il fait trop chaud et que les foules sont trop denses, et de res­sor­tir à l’heure de l’apé­ro pour dé­gus­ter un

spritz sur une ter­rasse. Mais sur­tout, parce que ce­la per­met de flâ­ner sur les quais pour pro­fi­ter du charme ma­gique et tran­quille qui en­ve­loppe Ve­nise une fois la nuit tom­bée.

EX­PLO­RER LES QUAR­TIERS

Dé­am­bu­ler au ha­sard dans les pe­tites rues et pas­sages étroits de Ve­nise (avec un plan de la ville) est peut-être aus­si agréable que de vi­si­ter ses ga­le­ries d’art, ses mu­sées, ses ba­si­liques ou ses pa­lais. On est as­su­ré de tom­ber sur des bal­cons fleu­ris, des ponts, des ca­naux, des fa­çades char­gées d’his­toire… Des six quar­tiers de Ve­nise, nos coups de coeur vont au Dor­so­du­ro et au Can­na­re­gio. Le pre­mier, do­maine des ar­tistes et des étu­diants, pour ses places (comme le Cam­po San­ta Mar­ghe­ri­ta), ses os­te­rie (ta­vernes) et ses res­tau­rants. Le se­cond, où se trouve le ghet­to, parce qu’il flotte quelque chose de par­ti­cu­liè­re­ment au­then­tique entre ses hauts bâ­ti­ments. Moins flam­boyant, c’est un sec­teur par­fait pour man­ger une glace en s’im­pré­gnant du rythme du quo­ti­dien.

ACHE­TER UN LAIS­SEZ-PAS­SER POUR LE VAPORETTO

Il n’y a au­cune voi­ture à Ve­nise; on se dé­place à pied ou sur l’eau. Les va­po­ret­ti sont les ba­teaux pu­blics sillon­nant les ca­naux prin­ci­paux et fai­sant of­fice de bus. Ils n’ont rien du ro­man­tisme des gon­doles, mais mon­ter à leur bord per­met de s’émer­veiller de­vant l’ar­chi­tec­ture de la ci­té sur l’eau et de se dé­pla­cer d’un bout à l’autre de la ville. Il est pos­sible de se pro­cu­rer un lais­sez-pas­ser tou­ris­tique pour un ou plu­sieurs jours. Les prix sont éle­vés (20 eu­ros pour 24 h, 30 eu­ros pour 48 h, etc.), mais vous en au­rez vite pour votre ar­gent (un billet va­lide 75 mi­nutes coûte 7,50 eu­ros) et vos pieds vous re­mer­cie­ront après des heures pas­sées à mar­cher sur les pa­vés.

VO­GUER VERS LES AUTRES ÎLES DE LA LA­GUNE

Si le temps vous le per­met, mon­tez dans un vaporetto pour vi­si­ter les îles de la la­gune. La plage du Li­do est très fré­quen­tée l’été, mais ga­ran­tit une pause ra­fraî­chis­sante dans l’Adria­tique. Mu­ra­no est un bel ar­rêt pour ceux qui sou­haitent ache­ter ou voir des oeuvres en verre de Mu­ra­no. L’île de Bu­ra­no, notre pe­tit chou­chou, dé­voile quant à elle un vil­lage de pê­cheurs aux mai­sons co­lo­rées par­ti­cu­liè­re­ment pit­to­resques, re­con­nu pour son art de la den­telle. Il faut s’éloi­gner de la rue com­mer­ciale pour la dé­cou­vrir à son meilleur.

VE­NISE

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