Pleins feux sur Ju­lie Per­reault

Ju­lie Per­reault cu­mule les pre­miers rôles cette an­née. Après avoir bou­clé 30 Vies au prin­temps, elle tourne ac­tuel­le­ment L’Échap­pée et Ca­tas­trophe, deux sé­ries dans les­quelles elle ap­pa­raî­tra en tête d’af­fiche, une pre­mière de­puis qu’elle est sor­tie du C

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Marc-André Le­mieux Le Jour­nal de Mon­tréal

En en­tre­vue au Jour­nal, la co­mé­dienne de 40 ans dé­clare qu’elle tra­verse une pé­riode par­ti­cu­liè­re­ment riche pro­fes­sion­nel­le­ment. «Ça ar­rive au bon mo­ment, dit-elle. J’ai main­te­nant la ma­tu­ri­té pour dé­fendre ces rôles et bien gé­rer cette charge de tra­vail.»

Le pre­mier pro­jet dont Ju­lie Per­reault parle, c’est L’Échap­pée, un nou­veau feuille­ton de TVA (la sé­rie dé­bu­te­ra le lun­di 12 sep­tembre à 20 h) dans le­quel elle in­carne Bri­gitte Fran­coeur, une femme qui re­vient à Saint-Alice-de-Ri­mous­ki, son pa­te­lin d’en­fance, 20 ans après l’avoir abrup­te­ment quit­té. Écrite par Mi­chelle Al­len, l’au­teure de Pour Sa­rah et

Des­ti­nées , L’Échap­pée met éga­le­ment en ve­dette Anick Le­may, Pa­trick Hi­von, Da­niel Pa­rent et Bian­ca Ger­vais.

De son propre aveu, Ju­lie Per­reault était sur­prise qu’on lui pro­pose le rôle de Bri­gitte, une au­teure-com­po­si­trice «un peu tout croche» ayant aban­don­né sa fille. Éton­née, car de­puis plu­sieurs an­nées, on semble ex­clu­si­ve­ment lui pro­po­ser des per­son­nages de femme ri­gide. Pen­sons seule­ment à Isabelle, la ser­gente-dé­tec­tive de 19-2, Fan­ny, la grande boss de Mi­nuit le soir, ou même Claudie, la pa­tronne des Jeunes loups.

«J’étais contente de jouer quelque chose qui pou­vait m’ame­ner ailleurs», in­dique la prin­ci­pale in­té­res­sée.

Et pour­tant, Ju­lie Per­reault ré­vèle que Bri­gitte est beau­coup plus proche d’elle qu’Isabelle et com­pa­gnie. «C’est pro­ba­ble­ment son cô­té très franc, di­rect et spon­ta­né, confie la co­mé­dienne. Bri­gitte est pleine de dé­fauts: elle boit, elle est com­plè­te­ment in­stable, elle n’est pas fiable, elle n’a ja­mais pris ses res­pon­sa­bi­li­tés… Mais elle a beau­coup d’hu­mour. Elle veut avoir du fun. C’est tout.»

Ain­si, Ju­lie Per­reault n’a pas mis beau­coup de temps à s’ap­pro­prier les textes de

L’Échap­pée. «Cer­tains per­son­nages sont plus durs à ap­pri­voi­ser. Ça m’a dé­jà pris deux ou trois ans à m’ins­tal­ler de­dans. Mais pas cette fois. Ça m’a sur­pris moi­même!» lance-t-elle.

UNE BELLE CA­TAS­TROPHE

La voix de Ju­lie Per­reault s’anime éga­le­ment quand elle parle de Ca­tas­trophe, l’a- dap­ta­tion qué­bé­coise d’une sit­com bri­tan­nique qui at­ter­ri­ra à Su­per Écran en fé­vrier. Il s’agit d’une co­mé­die do­tée d’une dis­tri­bu­tion cinq étoiles (Gil­bert Si­cotte, Vé­ro­nique Le Fla­guais, JeanNi­co­las Ver­reault, Ch­ris­tiane Pas­quier), qui ra­conte la folle his­toire d’un one night

stand, ou plu­tôt d’une aven­ture sup­po­sé­ment sans len­de­main. Ju­lie Per­reault y campe Au­drey, une Qué­bé­coise qui tombe en­ceinte d’un Amé­ri­cain fran­co­phile (Ros­sif Su­ther­land) au terme d’une se­maine de ba­ti­fo­lage.

«C’est le rôle que j’at­tends de­puis tou­jours, ré­vèle l’ac­trice. C’est une folle! Elle est com­plè­te­ment libre. Et c’est une sé­rie tel­le­ment drôle! C’est juste rem­pli de ten­dresse.»

À ses dé­buts, Ju­lie Per­reault croyait qu’elle al­lait pas­ser sa car­rière à jouer des per­son­nages comme ce­lui d’Au­drey. Elle était per­sua­dée qu’avec son cas­ting de jeune pre­mière, elle al­lait de­ve­nir une spé­cia­liste de co­mé­dies ro­man­tiques.

«Je pen­sais que c’était ça qui al­lait me faire tra­vailler, mais au contraire, j’ai dû convaincre le monde que j’étais ca­pable d’être convain­cante dans quelque chose de bub­bly, parce que j’ai com­men­cé ma car­rière en ali­gnant des rôles beau­coup plus dark. Le per­son­nage d’Au­drey me res­semble: elle dit ce qu’elle pense, elle n’a pas de filtre et elle est mal­adroite, mais c’est une bonne per­sonne.»

EN CONTRÔLE

La réa­li­sa­tion de Ca­tas­trophe a été confiée à Louise Ar­cham­bault, la ci­néaste der­rière le film Ga­brielle. Les tour­nages pren­dront fin au mois d’oc­tobre, ce qui alour­dit pas­sa­ble­ment l’em­ploi du temps de Ju­lie Per­reault, avec ceux de

L’Échap­pée , qui re­pren­dront au dé­but sep­tembre. Mais cette der­nière ne semble pas s’en faire.

«Des fois, t’es sur mille af­faires en même temps pis t’es épar­pillée, mais cette fois, je suis en contrôle, dé­clare la mère de deux en­fants de 14 ans et 7 ans. Oui, j’ai de grosses jour­nées. Oui, ça cham­boule la vie fa­mi­liale, d’au­tant plus que Sé­bas­tien (Delorme, son conjoint) a com­men­cé les tour­nages de Dis­trict 31. Mais comme c’est le genre de rôle sur le­quel je fan­tasme de­puis que je suis sor­tie de l’école, je ne peux pas me plaindre!»

« J’étais contente de jouer quelque chose qui pou­vait » m’ame­ner ailleurs. Ju­lie Per­reault

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.