LES TRÉ­SORS

MI­CHEL DE BARRETTE

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Marc-André Le­mieux Le Jour­nal de Mon­tréal marc-andre.le­mieux@que­be­cor­me­dia.com

De­puis 30 ans, Mi­chel Barrette par­court le monde pour trou­ver des ob­jets aus­si em­blé­ma­tiques qu’in­usi­tés. Sa col­lec­tion compte au­jourd’hui plus de 2000 tré­sors et au­tant d’his­toires. Dans L’Amé­rique de Mi­chel Barrette, sa nou­velle émis­sion sur His­to­ria, le cé­lèbre ra­con­teur nous pré­sen­te­ra ses tré­sors en com­pa­gnie d’ar­tistes in­vi­tés, comme Nor­mand Bra­th­waite, Claude Poi­rier et Ca­the­rine Tru­deau. Nous lui avons de­man­dé de par­ta­ger avec Le Jour­nal ses trou­vailles les plus pré­cieuses… Du moins quelques-unes d’entre elles.

LE COMPTE DE TÉ­LÉ­PHONE DE MA­RI­LYN MON­ROE

«C’est ma pièce la plus im­por­tante. J’ai la plus grande col­lec­tion d’ob­jets des Ken­ne­dy au Ca­na­da. Je pour­rais rem­plir un mu­sée. Dans un des der­niers livres pa­rus sur l’as­sas­si­nat de John F. Ken­ne­dy, on peut lire un pas­sage qui ra­conte qu’au dé­cès de Ma­ri­lyn Mon­roe, le chef du ser­vice de po­lice de Los An­geles a vo­lé chez l’ac­trice un ob­jet qui éta­blis­sait un lien entre Ken­ne­dy et elle. Il sa­vait que les Ken­ne­dy al­laient tout faire pour faire dis­pa­raître l’ob­jet en ques­tion. Il a donc fait quelque chose d’illé­gal: il a vo­lé la pièce à convic­tion, qu’il a en­suite conser­vée pen­dant une quin­zaine d’an­nées chez lui. C’était le der­nier re­le­vé té­lé­pho­nique payé par Ma­ri­lyn Mon­roe. Et qui avait-elle ap­pe­lé en der­nier? Wa­shing­ton, Mai­son-Blanche, bu­reau ovale.»

UNE LETTRE DU CRI­MI­NEL FRAN­ÇAIS JACQUES MESRINE

«Il a écrit cette lettre quand il était en pri­son à Pa­ris. Elle était des­ti­née à une cer­taine Mo­nique de Baie-Saint-Paul. On peut y lire: “Chère Mo­nique, j’ai lu dans Pho­to Po­lice que je re­çois chaque se­maine en France que vous col­lec­tion­nez les timbres. Je me suis per­mis de vous en en­voyer quelques-uns, car moi, ce ne sont pas les timbres que je col­lec­tionne, mais bien les an­nées de pri­son. Je suis bien ce­lui que vous pen­sez, mais ce­la ne change rien à mon geste d’ami­tié pour vous, qui vi­vez au Qué­bec, que je consi­dère comme le plus beau pays au monde. Ami­tiés d’un Fran­çais, Jacques Mesrine.” C’est Mo­nique elle-même qui m’a ven­du la lettre.»

UN COS­TUME DU KU KLUX KLAN

«Je ne suis pas pro Ku Klux Klan, mais le cô­té tor­du de l’être hu­main m’a tou­jours in­té­res­sé. C’est la même chose avec la Deuxième Guerre mon­diale. Je suis aus­si un pa­ci­fiste, mais c’est quelque chose qui m’a tou­jours pas­sion­né.»

LE RAP­PORT DU MÉ­DE­CIN D’ELI­ZA­BETH TAYLOR

«Au dé­but des an­nées 1960, Eli­za­beth Taylor avait un contrat de trois films avec Me­tro Goldwyn Mayer. Après avoir tour­né les deux pre­miers, elle a dit à son agent qu’elle n’al­lait pas faire le troi­sième parce qu’elle n’ai­mait pas le scé­na­rio. Son agent lui a dit qu’elle ne pou­vait pas faire ça, parce qu’elle ris­quait d’être traî­née en cour pour bris de contrat. Elle a fi­ni par ac­cep­ter de faire le film, mais du­rant le tour­nage, elle a vou­lu faire chier les pro­duc­teurs en fai­sant constam­ment sem­blant d’être ma­lade. J’ai une dou­zaine de pages du mé­de­cin de MGM qui écrit des choses comme: “Hier soir, j’ai re­çu un ap­pel de l’agent d’Eli­za­beth Taylor. Elle a mal à la tête. Elle ne pour­ra pas tour­ner de­main.” C’est tout le temps la même af­faire: elle se plaint, elle a mal au ventre, mal au coeur, bla­bla­bla. Mais elle a fi­ni par ga­gner un Os­car pour ce film. C’est But­ter­field 8. »

LE CER­TI­FI­CAT DE NAIS­SANCE DE JAMES DEAN

«Quand sa mère est dé­cé­dée du can­cer du sein, James Dean a été en­voyé à Fair­mount en Indiana. Des an­nées après sa mort, le di­rec­teur de l’école se­con­daire où James Dean était al­lé du­rant cette pé­riode a trou­vé une feuille coin­cée der­rière un ti­roir en net­toyant son bu­reau. C’était le cer­ti­fi­cat de nais­sance ori­gi­nal du co­mé­dien.»

UNE BOU­TEILLE DE VIN SI­GNÉE PAR JACQUES VILLE­NEUVE

«En 1995, j’étais avec Jacques Ville­neuve quand il a rem­por­té les 500 miles d’In­dia­na­po­lis. Le len­de­main, chez Craig Pol­lock, le grand pa­tron de l’écu­rie, Jacques a re­çu un Char­don­nay ca­li­for­nien à son ef­fi­gie d’un ami. Il me l’a don­né après l’avoir si­gné.»

UN CHEVEU DE MA­RI­LYN MON­ROE

«Il vient du mé­de­cin lé­giste qui a fait son au­top­sie après son dé­cès dans la nuit du 5 au 6 août 1962. La femme du mé­de­cin était une fan de Ma­ri­lyn. Il avait donc conser­vé des che­veux pour elle. Cin­quante ans plus tard, j’en ai ache­té deux. J’en ai gar­dé un et j’ai don­né l’autre à France Cas­tel.»

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