« DAL­LAS A SAU­VÉ KINGS OF LEON » – NA­THAN FOLLOWILL

NA­SH­VILLE | Quand Ca­leb Followill a lais­sé en plan ses frères Ja­red et Na­than de même que son cou­sin Mat­thew en plein mi­lieu d’un concert à Dal­las, en 2011, peu de gens don­naient cher de la peau de Kings of Leon. Cinq ans plus tard, le bat­teur Na­than Foll

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - Cé­dric Bé­lan­ger Le Jour­nal de Qué­bec ce­dric.be­lan­ger @que­be­cor­me­dia.com

«Dé­fi­ni­ti­ve­ment, Dal­las nous a sau­vés», dit le mu­si­cien, qui s’est en­tre­te­nu avec Le Jour­nal en marge de la pa­ru­tion de WALLS, le sep­tième al­bum de la for­ma­tion de Na­sh­ville. Re­por­tons-nous au 27 juillet 2011. Forts de l’im­mense suc­cès des chan­sons Sex On Fire et Use So­me­bo­dy, les KOL en­chaînent les al­bums, les tour­nées et les par­tys à un rythme in­fer­nal. Ce soir-là, Ca­leb, for­te­ment in­toxi­qué, a quit­té la scène en di­sant à la foule qu’il al­lait «vo­mir, boire une bière et re­ve­nir pour trois autres chan­sons». Il n’est ja­mais re­ve­nu et le groupe a pris une pause, sa­lu­taire, d’un an.

UNE TEN­SION NÉ­CES­SAIRE

«Nous n’avions pas eu la chance d’ap­pré­cier notre suc­cès, les prix Gram­mys et tout ça. Dal­las nous a for­cés à prendre un pas de re­cul et ré­éva­luer ce qui était im­por­tant pour nous. Nous sommes re­tom­bés en amour avec la mu­sique», ex­plique Followill, qui croit que tout bon groupe rock doit tra­ver­ser une crise du genre.

«Si une cer­taine ten­sion ne fait pas sur­face, alors tu ne fais pas les choses cor­rec­te­ment.»

Par contre, même s’ils ont ra­len­ti la ca­dence et sont pour la plu­part pa­pas, la fra­trie sait en­core faire la fête. «Mais on ne le fait plus en pu­blic. Les ré­seaux so­ciaux sont un tel monstre, ça peut te mettre fa­ci­le­ment dans le trouble si quel­qu’un te filme avec son cel­lu­laire.»

AF­FA­MÉS

Tout ce­la nous amène à WALLS, nou­vel al­bum que Na­than Followill place d’em­blée au som­met de la liste des pa­ru­tions de KOL.

« Aha Shake Heart­beak était mon fa­vo­ri, mais WALLS le de­vance. Nous sommes de nou­veau af­fa­més et pas­sion­nés», dit-il. Si des titres comme Waste a Mo­ment et

Around The World évoquent le son pop- rock tra­di­tion­nel du groupe, les pièces

Find Me et Over Me fe­ront voya­ger les fans dans des con­trées plus sombres et ins­pi­re­ront des com­pa­rai­sons avec Joy Di­vi­sion, fait-on re­mar­quer à Na­than Followill.

«Je com­prends le lien, mais Over Me a aus­si un pe­tit cô­té doo-wop très mé­lo­dique avec un re­frain fé­dé­ra­teur. J’aime l’ur­gence dans la voix de Ca­leb. Mais c’est vrai que c’est sû­re­ment l’une des trois chan­sons les plus sombres de notre ré­per­toire.» Une tour­née mon­diale est bien sûr dans les plans. Spon­ta­né­ment, Na­than Followill a ci­blé Mon­tréal par­mi les villes que le groupe de­vrait vi­si­ter. Pour ce qui est de Qué­bec, où KOL n’a ja­mais joué, il n’en sa­vait que trop rien. WALLS est en ma­ga­sin dès main­te­nant.

PHO­TOS D’AR­CHIVES, AGENCE QMI ET WENN

La for­ma­tion Kings of Leon lan­ce­ra sous peu un nou­vel al­bum.

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