REVEILLER LES MORTS...

Le spi­ri­tisme est une fois de plus à l’hon­neur à l’ap­proche d’Hal­lo­ween, alors qu’un es­prit ma­lé­fique s’em­pare d’une fillette de neuf ans. Bien­ve­nue dans le monde ter­ri­fiant de Oui­ja: L’ori­gine du mal.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

Agence QMI

In­ven­té au mi­lieu du 19e siècle, le oui­ja est un pla­teau per­met­tant de contac­ter les es­prits des per­sonnes dé­cé­dées, dé­ve­lop­pé en jeu par la com­pa­gnie Has­bro. Dans le se­cond opus de cette nou­velle fran­chise – le pre­mier vo­let est sor­ti en 2014 –, l’ac­tion se dé­roule en 1967. Alice Zan­der (Eli­za­beth Rea­ser) est veuve de­puis un an et de­mi et elle doit ab­so­lu­ment trou­ver un moyen de sub­sis­tance afin de pou­voir éle­ver ses filles Pau­li­na (An­na­lise Bas­so), 15 ans, et Do­ris (Lu­lu Wil­son), 9 ans.

Alice, dont la mère était voyante et qui trempe, elle aus­si, dans l’oc­cul­tisme, dé­cide d’ache­ter un oui­ja afin de per­mettre à ses clients d’en­trer en contact avec leurs proches morts. Mais c’est Do­ris qui fait les frais des séances de spi­ri­tisme, et Alice de­vra faire ap­pel à un prêtre, le père Tom (Hen­ry Tho­mas), pour vaincre ces forces ma­lé­fiques.

«Tout le monde connaît le oui­ja, a in­di- qué Eli­za­beth Rea­ser, dé­cou­verte par le pu­blic grâce à son rôle d’Esme Cul­len dans la fran­chise Twi­light, en pré­sen­tant le long mé­trage d’hor­reur aux mé­dias. Tout le monde a soit dé­jà vu un oui­ja, soit y a dé­jà joué. Nous avons même ren­con­tré [lors de la pro­duc­tion] des gens qui nous ont dit ne ja­mais vou­loir y tou­cher par peur de ré­veiller des es­prits mal­veillants. Le oui­ja est un in­con­tour­nable de la culture po­pu­laire. C’est éga­le­ment un jeu qui pos­sède un poids énorme dans l’in­cons­cient col­lec­tif à cause du fait qu’il offre la pro­messe de pou­voir contac­ter les morts.»

CONSTRUIRE L’IN­TRIGUE

Plu­tôt que de faire une suite à Oui­ja, le réalisateur et cos­cé­na­riste Mike Fla­na­gan ( Ocu­lus) a dé­ci­dé d’ef­fec­tuer une es­pèce de re­tour aux sources.

«Nous avons eu d’in­tenses et longues dis­cus­sions sur la per­ti­nence de pro­po­ser une suite di­recte au pre­mier film. Mais nous avons réa­li­sé qu’il s’agis­sait

là d’une voie trop fa­cile. Nous nous sommes alors pen­chés sur le vo­let pré­cé­dent et avons vite réa­li­sé que l’in­trigue du deuxième était évi­dente. Qui est le vé­ri­table DZ, per­son­nage qui hante les pro­ta­go­nistes du pre­mier film, et qu’a-t-elle vé­cu pour de­ve­nir cet es­prit ven­geur qui s’en prend à tous ceux qui entrent en contact avec elle?» a ra­con­té Brad Form, pro­duc­teur et as­so­cié de Mi­chael Bay pour Oui­ja: L’ori­gine du mal.

Une fois cette base dé­ter­mi­née, Mike Fla­na­gan s’est ins­pi­ré d’un clas­sique qui a fait ses preuves! «Les 45 pre­mières mi­nutes de

L’exor­ciste n’ont rien de sur­na­tu­rel. Le film per­met au pu­blic d’éta­blir une connexion avec les per­son­nages, de plon­ger dans leur réa­li­té. De fait, quand les scènes d’hor­reur ar­rivent, elles créent tout un ef­fet. C’est ce qui m’a in­té­res­sé du pro­jet, car je trouve fas­ci­nant d’ex­plo­rer l’exis­tence d’une fa­mille dont les re­ve­nus dé­pendent du fait de pou­voir contac­ter les morts», a-t-il sou­li­gné.

UN AT­TRAIT IN­DÉ­NIABLE

«Oui, j’ai eu peur en voyant le film. Pour­tant, je sa­vais exac­te­ment ce qui al­lait se pro­duire, a confié Eli­za­beth Rea­ser. Je crois qu’il existe des forces oc­cultes qui peuvent être ré­veillées et le film fait peur pour cette rai­son.» Cette vi­sion est par­ta­gée par Hen­ry Tho­mas qui a ex­pli­qué que bon nombre des ama­teurs d’hor­reur «ont spon­ta­né­ment peur du su­jet, avant d’en­trer dans la salle et sans même avoir vu le film. Il y a vrai­ment quelque chose d’ir­ré­sis­tible dans l’ex­plo­ra­tion du mystère de l’après-vie.» Et l’ac­teur a avoué que de drôles de choses s’était pas­sées pen­dant le tour­nage, confir­mant la théo­rie que le oui­ja est quelque chose de très puis­sant! «Nous tour­nions dans une mai­son vrai­ment bi­zarre. Une vieille femme avec un nombre im­pres­sion­nant de chats ve­nait sou­vent nous voir, elle nous avait dit qu’elle était une voi­sine. Puis, un jour, nous sommes ar­ri­vés sur le pla­teau et elle n’était plus là, les chats avaient dis­pa­ru. Et nous ne l’avons plus ja­mais re­vue et nous n’avons ja­mais su qui elle était vrai­ment!»

Oui­ja: L’ori­gine du mal fait fris­son­ner les ama­teurs de pa­ra­nor­mal dès le 21 oc­tobre.

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