PAS­SER À UN NI­VEAU DE JEU SU­PÉ­RIEUR

Ca­mille Fel­ton et Lau­rence Des­chênes n’ont pas en­core 18 ans et elles sont, de­puis plu­sieurs an­nées, très pré­sentes à la té­lé­vi­sion qué­bé­coise. Les deux jeunes co­mé­diennes qui fré­quentent tou­jours l’école se­con­daire ont amé­lio­ré leur jeu avec leurs par­tic

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Le Jour­nal de Qué­bec Yves Le­clerc

Avec le per­son­nage de la très cu­rieuse Sté­pha­nie Ma­her, dans la sé­rie

Feux, Ca­mille Fel­ton ac­cède à des émo­tions et à un ni­veau de jeu qu’elle n’avait pas beau­coup tou­chés dans sa jeune car­rière de co­mé­dienne.

La jeune femme qu’on a vue dans la co­mé­die de si­tua­tion Un sur 2 s’éloigne, avec ce per­son­nage, des rôles d’en­fants tra­di­tion­nels.

Avec ses ques­tions et sa cu­rio­si­té, Sté­pha­nie Ma­her ouvre des portes qui étaient bar­rées à double tour dans ce drame psy­cho­lo­gique qui plonge dans les se­crets de fa­mille en­tou­rant un in­cen­die mor­tel sur­ve­nu trente ans plus tôt.

« PRO­FON­DEUR »

«C’est un rôle qui a une pro­fon­deur de jeu et une am­pleur que je n’avais ja­mais abor­dées. Il y a beau­coup de sous-textes et de sous-en­ten­dus avec des ré­pliques qui ont une im­por­tance dans le dé­ve­lop­pe­ment de cette in­trigue», a lan­cé la jeune co­mé­dienne qui a un cur­ri­cu­lum vi­tae bien rem­pli, avec des par­ti­ci­pa­tions dans Bien­ve­nue aux dames, Toute la vé­ri­té, 30 Vies, Trau­ma, Mes pe­tits mal­heurs et la sé­rie jeu­nesse Su­bi­to Tex­to.

Ca­mille Fel­ton n’a pas eu be­soin de faire de re­cherches pour do­cu­men­ter ce rôle d’une ado­les­cente, cu­rieuse, mais comme toutes les autres.

«J’ai beau­coup tra­vaillé avec le réalisateur Claude Des­ro­siers sur ses lignes de textes et les sou­sen­ten­dus. J’ai aus­si po­sé beau­coup de ques­tions sur le pour­quoi de ses agis­se­ments. C’était un beau dé­fi et je crois l’avoir re­le­vé haut la main», a-t-elle in­di­qué, lors d’un en­tre­tien.

« MA PAS­SION »

Ce rôle, pré­cise-t-elle, l’a fait gran­dir comme co­mé­dienne. «Ça m’a per­mis de dé­ve­lop­per de nouvelles tech­niques de jeu que je maî­tri­sais un peu moins. Je suis plus po­ly­va­lente dans mon jeu», a-t-elle pré­ci­sé, in­di­quant que les jeunes co­mé­diens sont ca­pables de jouer autre chose que l’ami­tié, la fa­mille et la vie amou­reuse.

Ca­mille Fel­ton, qui n’est pas, con­trai­re­ment à ce que l’on peut lire sur la toile, la fille du co­mé­dien Paul Dou­cet, n’a pas d’autres pro­jets de­vant elle pour le mo­ment. Elle avoue avoir un peu le «blues» des pla­teaux de tour­nage.

«J’ai­me­rais ga­gner ma vie comme co­mé­dienne. C’est ma pas­sion et c’est là où je suis dans mon élé­ment. J’ai­me­rais aus­si me re­trou­ver der­rière la ca­mé­ra à titre de réa­li­sa­trice ou être au­teure», a dit celle qui ter­mine, cette an­née, son cin­quième se­con­daire. Feux est pré­sen­té les lun­dis à 21 h, à ICI Ra­dio-Ca­na­da.

Lau­rence Des­chênes avait neuf ans lors­qu’elle a fait ses dé­buts en 2012 dans le té­lé­ro­man O’. L’ado­les­cente qui per­son­ni­fie Anne O’Ha­ra avoue avoir gran­di en­tou­rée des co­mé­diens Guy Na­don, Marie Ti­fo, Louis-Da­vid Morasse et Noé­mie Godin-Vi­gneau.

L’ado­les­cente a vu son rôle se bo­ni­fier et gran­dir au fil des sai­sons. Sa pré­sence sur le pla­teau de tour­nage est de plus en plus re­quise et le nombre de ses scènes a dou­blé.

«Au dé­but de O’, je jouais une pe­tite fille qui était un ou deux ans plus jeune que mon âge. Ce que je joue, en ce mo­ment, cor­res­pond plus à ce que je suis», a-t-elle lais­sé tom­ber, lors d’un en­tre­tien té­lé­pho­nique, ajou­tant qu’elle était, dans la vie de tous les jours, aus­si spor­tive que son per­son­nage.

BEAUX DÉ­FIS

Lau­rence Des­chênes, qui est en troi­sième se­con­daire, a eu de beaux dé­fis de jeu avec des scènes où elle a dû in­ter­pré­ter des émo­tions de peine et de tris­tesse liées au di­vorce de ces pa­rents fic­tifs et du can­cer qui frappe sa mère Mi­na, in­ter­pré­tée par Noé­mie Godin-Vi­gneau. «Ce sont des scènes qui sont dif­fi­ciles, mais qui sont aus­si “tri­pantes” à faire. Il faut, par­fois, les re­prendre jus­qu’à six fois. Tout est mis en place sur le pla­teau de tour­nage pour nous ai­der. C’est très calme et on fait même jouer de la mu­sique triste par­fois. C’était dif­fi­cile et j’avais de l’aide au dé­but, mais je suis main­te­nant ca­pable de faire ça moi-même», a-t-elle in­di­qué.

AVEC JO­SEPH GOR­DON-LEVITT

La jeune co­mé­dienne âgée de 14 ans n’a pas l’in­ten­tion d’en ré­vé­ler plus sur l’idylle qui semble s’ins­tal­ler avec le jeune Émile qui fait par­tie de son club d’ath­lé­tisme. «Il va peut-être se pas­ser quelque chose. Il va fal­loir de­meu­rer à l’écoute», a lais­sé tom­ber la Tri­flu­vienne. Lau­rence Des­chênes a eu la chance de tour­ner avec le réalisateur Ro­bert Ze­me­ckis ( Re­tour vers le fu­tur, For­rest Gump et Seul au monde) pour le film La Marche ( The Walk). On la voit du­rant une courte sé­quence, au dé­but du long-mé­trage, lorsque le co­mé­dien Jo­seph Gor­don-Levitt réa­lise un tour de ma­gie à son en­droit. «Ro­bert Ze­me­ckis est un Dieu du ci­né­ma et c’était im­pres­sion­nant. Ce fut toute une ex­pé­rience», a-t-elle pré­ci­sé. La jeune femme qui rêve, de­puis son en­fance, de de­ve­nir co­mé­dienne, dit être choyée jus­qu’à main­te­nant et sou­haite très fort que ce­la se pour­suive. «C’est quelque chose que je fais de­puis que j’ai sept ans et je veux que ça conti­nue. Je suis même prête à ap­prendre le man­da­rin, si ce­la peut me per­mettre d’at­teindre cet ob­jec­tif», a-t-elle lan­cé. O’ est dif­fu­sé les mar­dis à 21 h sur les ondes de TVA.

LAU­RENCE DES­CHÊNES

CA­MILLE FEL­TON

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