LES FANS SONT PRÊTS

En plus des nou­veaux épi­sodes de la sa­ga Star Wars et des longs mé­trages qui se dé­roulent en pa­ral­lèle, les stu­dios Dis­ney et Lu­casFilms ont pris un risque de créer une cer­taine las­si­tude chez les ama­teurs de l’uni­vers de George Lu­cas. Ce n’est tou­te­fois

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - Isa­belle Hon­te­bey­rie,

NOS­TAL­GIE

L’in­té­rêt de Kim Mar­ti­neau pour Star Wars est né de «l’es­thé­tisme» du tout pre­mier film de George Lu­cas, Un nou­vel es­poir, sor­ti en 1977 et qu’elle a vu lors­qu’elle était pe­tite. «On dit que George Lu­cas s’est ins­pi­ré des na­zis pour le vi­suel de l’Em­pire. Les lignes droites, les cou­leurs, les formes, etc.», sou­ligne celle qui est en­suite de­ve­nue col­lec­tion­neuse d’ob­jets dé­ri­vés de la sa­ga au fil du temps. Et, si elle n’a pas ai­mé la tri­lo­gie sui­vante – les an­té­pi­sodes sor­tis de 1999 à 2005 – elle a été de nou­veau sé­duite par Star Wars: le ré­veil de la force l’an der­nier et ne ré­frène pas son im­pa­tience à l’idée de dé­cou­vrir Rogue One dans moins d’une se­maine. «J’aime vrai­ment beau­coup la ma­nière dont [les stu­dios Dis­ney et J.J. Abrams pour Le ré­veil de la force] ont re­dé­mar­ré la fran­chise. Avec Rogue One, je veux re­trou­ver cette nos­tal­gie de mon en­fance que j’ai res­sen­tie l’an der­nier, l’émer­veille­ment de­vant cet uni­vers.»

FI­DÉ­LI­TÉ ET CO­HÉ­RENCE

Sé­bas­tien Mi­neau a bai­gné dans l’uni­vers de Star Wars de­puis qu’il est en âge de par­ler! C’est donc tout na­tu­rel­le­ment qu’il a, en­suite, dé­ve­lop­pé sa pas­sion à tra­vers, non seule­ment des films, mais aus­si des livres, des bandes des­si­nées et tout ce qu’on ap­pelle dé­sor­mais «l’uni­vers éten­du». Spé­cia­liste in­con­tes­té de la sa­ga – il est l’un des ani­ma­teurs des pod­casts Star Wars en di­rect (https://star­wars.di­rect) de­puis 15 ans –, il porte une at­ten­tion par­ti­cu­lière à tous les dé­tails et au ca­non de l’uni­vers. Pour lui, les nou­veaux films se si­tuent en ligne droite avec la tri­lo­gie ori­gi­nale (les épi­sodes re­nom­més de­puis IV, V et VI) et per­mettent de suivre la suite des aven­tures de la fa­mille Sky­wal­ker. «De­puis l’an der­nier, avec Le ré­veil de la force, le Ja­pon a tou­jours des élé­ments sup­plé­men­taires dans les ban­de­san­nonces. Pour Rogue One, ce sont les Ja­po­nais qui ont eu droit à une scène dans la­quelle on voit la mère de Jyn lui re­mettre un cris­tal. Quelle est la si­gni­fi­ca­tion de ce cris­tal? Est-il sim­ple­ment uti­li­sé par le père de Jyn pour dé­ve­lop­per la su­per arme de l’Étoile noire ou est-ce que ça si­gni­fie que sa mère a des pou­voirs dans la Force?», com­mente-t-il.

UNE FA­MILLE

C’est au cinéma, alors qu’il avait 7 ans, que Jean-Fran­çois Beau­pré a été conquis par Star Wars. Le pe­tit gar­çon qui avait lu les bandes des­si­nées pa­rues avant la sor­tie du pre­mier opus de George Lu­cas a en­core sa pe­tite can­ti­na, jouet qui avait fait fu­reur en 1977. En gran­dis­sant et au fil de la sor­tie des deux autres longs mé­trages ( L’em­pire contre-at­taque et le Re­tour du Je­di) – «c’était presque re­li­gieux», dit cet an­cien scout, ca­pable au­jourd’hui de ci­ter des ré­pliques de Yo­da –, il est de­ve­nu col­lec­tion­neur. Et, pour l’ac­teur qui a dou­blé Eric Ba­na dans le «re­boot» de Star Trek de J.J. Abrams: «Pour moi, Star Wars, c’est une his­toire de fa­mille et c’est ça qui est ve­nu me cher­cher en par­tant. C’est peut-être parce que j’étais en­fant unique et que j’avais be­soin de me créer une fa­mille ima­gi­naire qui a cor­res­pon­du avec ces per­son­nages. Je veux rire avec eux, je veux vivre des émo­tions avec eux.»

SÉ­BAS­TIEN MI­NEAU

KIM MAR­TI­NEAU

JEAN-FRAN­ÇOIS BEAU­PRÉ

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