UNE ADAP­TA­TION À L’IMAGE DU JEU… STAR WARS…

Por­ter à l’écran As­sas­sin’s Creed, la sé­rie phare de jeux vi­déo des stu­dios Ubi­soft, n’était pas une mince af­faire. Car scien­ce­fic­tion, his­toire, ef­fets spé­ciaux et aven­ture se mé­langent étroi­te­ment dans cette su­per­pro­duc­tion au bud­get qui os­cille entre 1

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isa­belle Hon­te­bey­rie

Bien que l’uni­vers dans le­quel se dé­roule le long mé­trage soit le même que dans les jeux, l’in­trigue a été spé­cia­le­ment ima­gi­née pour le film, le per­son­nage prin­ci­pal de Cal­lum Lynch (Mi­chael Fass­ben­der) ne fi­gu­rant dans au­cun titre de la fran­chise d’Ubi­soft. L’homme est un condam­né à mort que les in­dus­tries Abs­ter­go sauvent avant son exé­cu­tion. La com­pa­gnie, di­ri­gée par Alan Rik­kin (Je­re­my Irons), a une fon­da­tion dé­diée à l’amé­lio­ra­tion de l’hu­ma­ni­té. C’est là qu’a été con­çu le pro­jet Ani­mus, main­te­nu par So­fia (Ma­rion Co­tillard), la fille d’Alan Rik­kin.

Le pro­jet Ani­mus per­met aux des­cen­dants d’As­sas­sins et de Tem­pliers – deux fac­tions en­ne­mies de­puis la nuit des temps – d’ac­cé­der à leur mé­moire gé­né­tique et donc de re­mon­ter le temps afin de vivre la vie de leurs an­cêtres. C’est ain­si que Cal­lum est le des­cen­dant d’Agui­lar de Ne­rha, un as­sas­sin vi­vant au 15e siècle, en pleine In­qui­si­tion es­pa­gnole. Au fur et à me­sure de ses in­cur­sions en 1491 à la re­cherche d’un puis­sant ar­té­fact, Cal­lum se do­te­ra de connais­sances et d’ou­tils pour com­battre ef­fi­ca­ce­ment les Tem­pliers, dont Rik­kin est un des­cen­dant.

ENTRE JAMES BOND ET

Fil­mé en par­tie en An­gle­terre l’an der­nier sur le pla­teau 007 des Stu­dios Pi­ne­wood de Londres, lieu qui abrite la pro­duc­tion des longs mé­trages de la fran­chise des James Bond, As­sas­sin’s Creed a dû être tour­né en 80 jours afin de per­mettre à une autre su­per­pro­duc­tion de prendre sa place, le pre­mier tour de ma­ni­velle de Star Wars: Epi­sode VIII ayant été don­né le 15 no­vembre 2015. «Le film et les jeux font par­tie du même uni­vers», a ex­pli­qué Mi­chael Fass­ben­der lors d’une vi­site de pla­teau d’As­sas­sin’s Creed l’an der­nier. «Nous vou­lions vrai­ment res­pec­ter le jeu et ses élé­ments, mais nous vou­lions éga­le­ment pro­po­ser une vi­sion qui nous était propre. Et s’il y a quelque chose que j’ai ap­pris en par­ti­ci­pant à des fran­chises comme celle des X-Men, c’est que le pu­blic veut à la fois être sur­pris et voir des élé­ments fa­mi­liers, mais pré­sen­tés d’une ma­nière dif­fé­rente. Dans le film, nous res­pec­tons les élé­ments clés du jeu tout en ap­por­tant quelque chose de nou­veau, d’où la pré­sence de per­son­nages prin­ci­paux ori­gi­naux.»

Ce­la fait quatre ans que Mi­chael Fass­ben­der est at­ta­ché au pro­jet réa­li­sé par Jus­tin Kur­zel, le ci­néaste de Mac­beth dans le­quel a tour­né l’ac­teur, don­nant la ré­plique à… Ma­rion Co­tillard. Cette fa­mi­lia­ri­té avec le met­teur en scène – «nous nous com­pre­nons», a sou­li­gné l’ac­teur – lui a per­mis de dé­ve­lop­per son per­son­nage et de s’im­mer­ger dans un uni­vers qui ne lui était pas fa­mi­lier.

UNE THÉO­RIE PLAUSIBLE

«Pour moi, il était im­por­tant que la base de ce film fan­tas­tique soit an­crée dans un concept scien­ti­fique. La no­tion d’une mé­moire de l’ADN est quelque chose de par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sant et j’ai im­mé­dia­te­ment trou­vé qu’il s’agis­sait là d’une théo­rie très plausible. Lors­qu’on peut ap­por­ter un tel élé­ment dans un uni­vers to­ta­le­ment fan­tas­tique, ce­la per­met au pu­blic de se sen­tir en­core plus concer­né, et c’est la chose la plus im­por­tante. En­suite, j’ai ado­ré l’idée des Tem­pliers se bat­tant contre les As­sas­sins, l’idée d’un groupe de per­sonnes dont les agis­se­ments re­mettent en cause la no­tion de libre ar­bitre. Et que dire du fait qu’Adam et Ève étaient les pre­miers As­sas­sins?

«J’ai éga­le­ment ap­pré­cié que l’in­trigue soit com­plè­te­ment dif­fé­rente de celle de Star Wars avec, d’un cô­té, le cô­té obs­cur et de l’autre, le cô­té lu­mi­neux. Ces deux fac­tions passent leur temps à se contre­car­rer. Mo­ra­le­ment, elles se re­trouvent donc constam­ment toutes deux dans une zone grise, un angle in­usi­té pour ce genre de films», a-t-il com­men­té. As­sas­sin’s Creed prend l’af­fiche le mer­cre­di 21 dé­cembre.

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