ÉLO­DIE YUNG, LA FRAN­ÇAISE QUI CASSE LA BA­RAQUE

À la té­lé­vi­sion, elle est la su­per hé­roïne Elek­tra. Au grand écran, elle est ac­tuel­le­ment à l’af­fiche de Mon meilleur en­ne­mi, une co­mé­die dans la­quelle elle donne la ré­plique à Ryan Rey­nolds et à Sa­muel L. Jack­son. En­tre­vue avec une jeune femme dont le n

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - ISA­BELLE HONTEBEYRIE

En Amé­rique du Nord, les spec­ta­teurs ont dé­cou­vert les ca­pa­ci­tés phy­siques de cette cein­ture noire de ka­ra­té – elle a com­men­cé ce sport à l’âge de neuf ans à la sug­ges­tion de son père, qui l’a aus­si en­cou­ra­gée à suivre des cours de danse – dans le film à grand dé­ploie­ment G.I. Joe : Les Re­pré­sailles en 2013.

Par­fai­te­ment bi­lingue, puis­qu’elle a fait ses études à Londres, elle a en­suite su se faire un nom à Hol­ly­wood au fil de se­conds rôles et dé­ve­lop­per ses ta­lents dans la sé­rie Da­re­de­vil dif­fu­sée l’an der- nier sur ABC et dans la­quelle elle prête ses traits à Elek­tra Nat­chios.

Mon meilleur en­ne­mi ra­conte les mésa­ven­tures de Mi­chael Bryce (Ryan Rey­nolds), un garde du corps se van­tant d’être le meilleur des meilleurs. Mais un incident re­gret­table, dont il tient son ex, l’agente d’In­ter­pol Ame­lia Rous­sel (Élo­die Yung), pour res­pon­sable, lui fait perdre toute cré­di­bi­li­té dans le mi­lieu.

Quelques an­nées plus tard, il a en­fin l’oc­ca­sion de prou­ver ses com­pé­tences lorsqu’Ame­lia lui de­mande d’as­su­rer la sé­cu­ri­té de Da­rius Kin­caid (Sa­muel L. Jack­son), re­dou­table mer­ce­naire ma­rié à So­nia (Sal­ma Hayek), lors de son voyage vers La Haye, aux PaysBas, où il doit té­moi­gner de­vant la cour in­ter­na­tio­nale de jus­tice des atro­ci­tés com­mises par Vla­di­slav Du­kho­vich (Ga­ry Old­man), un dic­ta­teur d’Eu­rope de l’Est. JOUER AVEC LES GRANDS

C’est « la chance de pou­voir jouer avec Ryan Rey­nolds, Sa­muel L. Jack­son et Sal­ma Hayek » qui a im­mé­dia­te­ment in­té­res­sé Élo­die Yung. En li­sant le scé­na­rio at­ten­ti­ve­ment, elle a en­suite été « sé­duite par l’hu­mour, l’ac­tion » de cette co­mé­die, une bro­mance (re­la­tion ami­cale très forte entre deux hommes) mo­derne et quelque peu ir­ré­vé­ren­cieuse.

De sur­croît, le per­son­nage d’Ame­lia est l’égale de Mi­chael, une si­tua­tion sur­pre­nante dans une co­mé­die, pas­tiche des films d’ac­tion des an­nées 1980. « Ef­fec­ti­ve­ment, c’est quelque chose que tout le monde re­marque. Mi­chael est pris dans sa ran­coeur par rap­port à Ame­lia qu’il ac­cuse à tort de l’avoir tra­hi. Tan­dis qu’Ame­lia est très pro­fes­sion­nelle, n’est pas dans l’émo­tion, même si elle ne com­prend ab­so­lu­ment pas pour­quoi Mi­chael agit comme il le fait. D’une cer­taine ma­nière, les rôles tra­di­tion­nels sont in­ver­sés, même si Ame­lia n’est pas que forte, elle pos­sède aus­si des fai­blesses. C’est une femme très nuan­cée. »

En tant qu’in­ter­prète d’une agente d’In­ter­pol, Élo­die a quelques scènes d’ac­tion dont une par­ti­cu­liè­re­ment im­pres­sion­nante qui im­plique des pour­suites en voi­ture, des ex­plo­sions… et beau­coup de ca­davres ! « Ce n’est pas tant au ni­veau phy­sique qu’il a fal­lu que je m’en­traîne, de confier l’ac­trice. Comme je ve­nais de ter­mi­ner le tour­nage d’une sé­rie d’ac­tion, j’étais en forme. Par contre, il a fal­lu que j’ap­prenne à ti­rer. Sur le pla­teau, Pa­trick [NDLR : Pa­trick Hu­ghes, le réa­li­sa­teur] avait em­bau­ché un pro­fes­sion­nel qui nous a ap­pris le ma­nie­ment des armes afin que nous ne fas­sions au­cune er­reur. » PLAI­SIR SUR LE PLA­TEAU

Sur le pla­teau, l’am­biance était suf­fi­sam­ment dé­ten­due pour que, tant Ryan Rey­nolds que Sa­muel L. Jack­son, se sentent libres d’im­pro­vi­ser bon nombre de ré­pliques. Élo­die, elle, a lais­sé voir ses ori­gines fran­çaises dans une scène où elle se met en co­lère contre Ryan Rey­nolds. « J’ai dit à Pa­trick que ce qui me ve­nait na­tu­rel­le­ment quand je sors de mes gonds, c’est de dire de gros mots. Je me suis donc mise à in­ju­rier Ryan en fran­çais ! Et nous avons beau­coup ri quand il a ré­pé­té toutes mes in­sultes ! »

Son rêve ac­tuel ? Outre l’en­vie « de voir Mon meilleur en­ne­mi dans une salle pleine de ci­né­philes et non pas en pe­tit comité pour faire des chan­ge­ments », elle sou­haite « trou­ver des rôles dif­fé­rents de fois en fois. Je veux évo­luer, je veux me pous­ser pour ex­plo­rer d’autres per­son­nages. » Pas de doute, on va conti­nuer de la voir !

Mon meilleur en­ne­mi a pris d’as­saut les salles obs­cures de la pro­vince de­puis hier, le 18 août.

MON MEILLEUR EN­NE­MI

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