WD-40 lance son al­bum le plus per­son­nel

L’al­bum La nuit après le dé­luge pa­raît après 11 ans de si­lence pour le groupe du Sa­gue­nay

Le Journal de Quebec - - SPECTACLES - STÉ­PHANE BOUCHARD

WD-40, ce groupe de rock ori­gi­naire de la ré­gion qui roule sa bosse de­puis une ving­taine d’an­nées, était de pas­sage au Sa­gue­nay pour lan­cer en pri­meur son der­nier al­bum, La nuit après le dé­luge.

Si bien des choses ont changé dans la vie d’alex Jones, Étienne Car­rier et Hu­go Lachance, les membres de WD-40, le groupe est res­té fi­dèle au son rock qui lui a per­mis de se dé­mar­quer dans les an­nées 1990.

De pas­sage pour deux spec­tacles dans la ré­gion, la for­ma­tion en a pro­fi­té pour lan­cer son pre­mier disque en 11 ans.

Tou­jours dans un es­prit d’in­dé­pen­dance propre au rock, le nou­vel opus ne dé­pay­se­ra pas les adeptes de la pre­mière heure de WD-40.

« Si tu com­mences à croire que tu es trop vieux pour faire du rock’n’roll, ça veut dire que tu es trop vieux pour faire du rock’ n’roll », af­firme Alex Jones pour ex­pli­quer cette fi­dé­li­té aux ra­cines du band.

MOINS DE TEMPS

Main­te­nant dans la qua­ran­taine, les membres du groupe ont mis cinq ans à me­ner ce pro­jet à terme. Les contraintes liées au tra­vail et à la vie de fa­mille ex­pliquent pourquoi le rythme de pro­duc­tion est moins ra­pide au­jourd’hui.

« Plus tu vieillis, moins tu as de temps. Quand t’es jeune, t’es cave, pis t’as ben du temps pour faire plein d’af­faires. Avant, quand on vou­lait faire un al­bum, on par­tait une se­maine. On s’en­fer­mait quelque part et on en­re­gis­trait », in­dique le bas­siste et chan­teur Alex Jones.

SO­CIO-FINANCEMENT

Le coup de pouce fi­nal, qui a in­ci­té WD-40 à s’y mettre plus sé­rieu­se­ment, est ve­nu d’une cam­pagne de so­cio­fi­nan­ce­ment qui a dé­pas­sé les at­tentes du groupe. La bande a pu in­ves­tir 10 000 $ dans la réa­li­sa­tion de ce pro­jet.

« C’est de l’ar­gent qui est ve­nu de notre fan­base. À par­tir de là, on a pu struc­tu­rer notre pro­jet », in­dique le bat­teur Hu­go Lachance.

DISQUE PER­SON­NEL

Le titre, La nuit après le dé­luge, a été ins­pi­ré par un sou­ve­nir du chan­teur de WD-40, qui était au Sa­gue­nay en 1996 lors des inon­da­tions.

« J’étais po­gné à Sainte-rose-du-nord, dans un cha­let, et j’étais par­ti seul faire du vélo sur une route fer­mée pen­dant la nuit. La route était noire et calme. C’était un calme lourd et énig­ma­tique qui sui­vait la catastrophe », ex­plique le bas­siste.

Pour ce qui est des thèmes, ce der­nier al­bum est ce­lui dans le­quel Jones, qui écrit les textes, se livre le plus sur le plan per­son­nel.

« Ça parle d’in­tros­pec­tion. D’amour qui va bien, d’amour qui va mal, d’amour qui va pas pire. C’est un che­min de croix, c’est une vie », confie le chan­teur de WD-40.

PHO­TO STÉ­PHANE BOUCHARD, COL­LA­BO­RA­TION SPÉ­CIALE

WD-40 a pro­cé­dé au lan­ce­ment de son nou­vel al­bum hier, à Jon­quière. Sur la pho­to : Hu­go Lachance, Étienne Car­rier et Alex Jones.

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