La san­té n'est pas une ques­tion de ré­so­lu­tions...

Le Vortex de Bagotville - - LA UNE -

Avec la nou­velle an­née ar­rive aus­si l’adop­tion de bonnes ré­so­lu­tions. Bien man­ger, perdre du poids et faire da­van­tage d’ac­ti­vi­té phy­sique sont tou­jours les plus po­pu­laires. Les membres de la com­mu­nau­té mi­li­taire de Bagotville ne font pas ex­cep­tion à cette tra­di­tion. Chaque an­née, on re­marque, dès les pre­miers jours de jan­vier, une hausse ap­pré­ciable du nombre de vi­sites aux ins­tal­la­tions spor­tives de la base. En jan­vier 2015, on consta­tait une aug­men­ta­tion de près de 20 % du nombre de per­sonnes qui fran­chis­saient les tour­ni­quets du centre spor­tif de Bagotville par rap­port au mois de dé­cembre pré­cé­dent. « Mal­heu­reu­se­ment, dans les faits, les per­sonnes qui vi­sitent les salles d’en­traî­ne­ment en jan­vier re­prennent leurs an­ciennes ha­bi­tudes quelques mois plus tard » , af­firme la co­or­don­na­trice au condi­tion­ne­ment phy­sique pour l’équipe PSP de Bagotville, Clau­die Des­co­teaux.

La spé­cia­liste en condi­tionne- ment phy­sique ne croit pas aux ré­so­lu­tions. Se­lon elle, il faut da­van­tage par­ler de chan­ge­ment de nos ha­bi­tudes de vie. « Il faut ar­rê­ter de prendre des ré­so­lu­tions pour suivre nos proches. Ça ne fonc­tionne pas! Il faut plu­tôt pen­ser à mo­di­fier nos ha­bi­tudes de vie. Prendre une dé­ci­sion in­di­vi­duelle et agir, comme on le fait pour ar­rê­ter de fu­mer ou pour éco­no­mi­ser en vue d’un achat im­por­tant » , ré­sume- t- elle.

Pour y ar­ri­ver, elle pro­pose trois règles de base. Pre­miè­re­ment, il faut adop­ter une at­ti­tude po­si­tive. « En vi­sua­li­sant ses ob­jec­tifs et en ap­pré­ciant à me­sure les ré­sul­tats, il est plus fa­cile d’évi­ter de se trou­ver des ex­cuses ou de re­pous­ser au len­de­main » , ex­plique- t- elle.

La deuxième règle est d’éta­blir un ho­raire qu’on pour­ra te­nir à long terme. « Il faut ins­crire nos en­traî­ne­ments à notre agen­da et te­nir compte de l’en­semble des tâches que nous de­vons ac­com­plir. Il faut être réa­liste et choi­sir le mo­ment qui en­tre­ra tout na­tu­rel­le­ment dans notre ho­raire afin d’en faire une ha­bi­tude » , ajoute Mme Des­co­teaux.

En­fin, il est in­dis­pen­sable de se fixer des ob­jec­tifs réa­listes. Clau­die Des­co­teaux sug­gère aus­si de di­vi­ser ses ob­jec­tifs en sous- ob­jec­tifs. « Si on sou­haite amé­lio­rer son car­dio afin d’être ca­pable de mon­ter cinq étages sans perdre son souffle. On peut com­men­cer par es­sayer un étage à la fois et ajou­ter des marches au fur et à me­sure » , lance la spé­cia­liste.

Sur ce der­nier point, les mi­li­taires ont l’avan­tage de pou­voir de­man­der les conseils des spé­cia­listes en condi­tion­ne­ment phy­sique de l’équipe PSP. « L’équipe du centre ré­créa­tif se fe­ra un plai­sir d’ai­der tous les membres à éta­blir un plan d’ac­tion qui fa­vo­ri­se­ra l’adop­tion de com­por­te­ments sains » , as­sure Clau­die Des­co­teaux.

En plus du sou­tien des pro­fes­sion­nels du PSP, les mi­li­taires peuvent aus­si comp­ter de plus en plus sur le sou­tien de leur chaîne de com­man­de­ment. « La forme phy­sique dans les Forces ar­mées ca­na­diennes de­vient de plus en plus une prio­ri­té pour les équipes de com­man­de­ment. Plu­sieurs mi­li­taires ont ain­si l’oc­ca­sion de s’en­traî­ner avec leur uni­té. Le lea­der­ship des chefs de sec­tion, des su­per­vi­seurs et des com­man­dants fait toute la dif­fé­rence sur les pla­teaux d’en­traî­ne­ment » , ex­plique Mme Des­co­teaux. Ci­tons à ce cha­pitre l’exemple du com­man­dant du 3 EMA, le lcol Ch­ris­tian Cor­neau, qui a pro­cé­dé au lan­ce­ment des mer­cre­dis spor­tifs pour son es­ca­dron le 9 no­vembre der­nier.

Le co­mi­té de sport du 3 EMA a mis sur pied ce nou­veau pro­gramme pour don­ner suite aux ob­jec­tifs du com­man­dant, soit La pro­mo­tion de la san­té phy­sique et men­tale par l’ac­ti­vi­té phy­sique et le sport tout en amé­lio­rant la co­hé­sion des membres de son es­ca­dron. « Ce type d’ini­tia­tive per­met de ren­for­cer les bons com­por­te­ments et d’as­su­rer la par­ti­ci­pa­tion des membres. Uti­li­ser son lea­der­ship pour pro­mou­voir les saines ha­bi­tudes de vie, voi­là ce qui fa­vo­rise le chan­ge­ment à long terme » , as­sure Clau­die Des­co­teaux.

Alors que vous li­sez ces lignes, vous at­ten­dez peut- être votre place sur un ta­pis rou­lant pour res­pec­ter la ré­so­lu­tion de vous re­mettre en forme que vous avez prise. Nous vous sou­hai­tons que ces bonnes ré­so­lu­tions se trans­forment en saines ha­bi­tudes de vie qui du­re­ront toute votre vie. Bonne an­née 2017 !

PHOTO : AR­CHIVES IMA­GE­RIE BAGOTVILLE

Chaque an­née, les salles d’en­traî­ne­ment se rem­plissent, mais les bonnes ré­so­lu­tions ne tiennent pas. Les spé­cia­listes sug­gèrent plu­tôt d’adop­ter à long terme de saines ha­bi­tudes de vie.

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