Sur­veillance ri­gou­reuse de la nappe phréa­tique

Le Vortex de Bagotville - - NEWS -

Le Bu­reau de l’en­vi­ron­ne­ment de la BFC Ba­got­ville ( BEB) a amor­cé en juin sa cam­pagne an­nuelle d’échan­tillon­nage des eaux sou­ter­raines. Des 275 puits creu­sés sur le ter­ri­toire de la base, 152 se­ront échan­tillon­nés cet été. Ce sui­vi de la nappe phréa­tique a comme prin­ci­pal ob­jec­tif la sur­veillance des concen­tra­tions de conta­mi­nants pro­ve­nant de l’ac­ti­vi­té hu­maine qui pour­raient po­ten­tiel­le­ment se re­trou­ver dans la nappe phréa­tique et de veiller au res­pect des rè­gle­ments, des po­li­tiques et des di­rec­tives en vi­gueur. De­puis 1992, ces cam­pagnes de sur­veillance ont lieu d’une à deux fois par an­née, au prin­temps et/ ou à l’au­tomne. Un peu par­tout sur le ter­ri­toire de la Base, il n’est pas rare d’ob­ser­ver des cy­lindres rouges ou noirs d’en­vi­ron un mètre de hau­teur. Ces der­niers sont en fait des puits d’ob­ser­va­tion de l’eau sou­ter­raine, dont la pro­fon­deur va­rie de deux à plus de qua­tre­vingts mètres et qui per­mettent d’at­teindre la nappe phréa­tique, c’est- à- dire l’eau em­ma­ga­si­née sous la sur­face de la terre. Cette nappe d’eau sou­ter­raine est prin­ci­pa­le­ment ali­men­tée par l’eau de pluie, qui s’in­filtre dans le sol et qui en­traîne avec elle toutes sortes de pro­duits chi­miques pré­sents à la sur­face. Ces puits sont ins­tal­lés de ma­nière per­ma­nente à des en­droits stra­té­giques sur le ter­ri­toire de la BFC Ba­got­ville, dans le cadre du sui­vi des sites conta­mi­nés fé­dé­raux. Tout au long de la cam­pagne d’échan­tillon­nage, il vous se­ra pos­sible d’ob­ser­ver fré­quem­ment sur la base des membres de l’équipe du bu­reau d’en­vi­ron­ne­ment oc­cu­pés à échan­tillon­ner ces puits. Con­crè­te­ment, les tâches né­ces­saires à l’échan­tillon­nage d’un puits consistent à pom­per l’eau sou­ter­raine pour s’as­su­rer de l’éli­mi­na­tion d’eau stag­nante et de par­ti­cules pou­vant s’y être ac­cu­mu­lées et afin de re­cueillir des échan­tillons re­pré­sen­ta­tifs de la co­lonne d’eau. Une fois l’échan­tillon­nage com­plé­té, les bou­teilles rem­plies sont ache­mi­nées à un la­bo­ra­toire ex­terne, afin que des ana­lyses soient ef­fec­tuées. Le choix des pa­ra­mètres à ana­ly­ser est stra­té­gi­que­ment éta­bli en fonc­tion des pol­luants po­ten­tiel­le­ment pré­sents dans le sec­teur vi­si­té. Se­lon les ac­ti­vi­tés pas­sées ou ac­tuelles ayant lieu dans chaque sec- teur, les ana­lyses peuvent concer­ner dif­fé­rents pro­duits chi­miques dont la pré­sence est soup­çon­née. Au cours des di­verses cam­pagnes d’échan­tillon­nage, les ana­lyses ef­fec­tuées ont per­mis d’amé­lio­rer les pro­cé­dures d’uti­li­sa­tion de cer­tains pro­duits sur la Base. On a no­tam­ment éli­mi­né l’uti­li­sa­tion de l’urée comme dé­gla­çant sur les pistes au cours des an­nées 90 afin de pro­té­ger la nappe phréa­tique de la con­ta­mi­na­tion. Fi­na­le­ment, si des conta­mi­nants étaient dé­tec­tés, des me­sures se­raient mises en place afin de cor­ri­ger la si­tua­tion en fil­trant l’eau à l’aide de dif­fé­rents ma­té­riaux, tel le char­bon ac­tif.

Les tech­ni­ciens du Bu­reau de l’en­vi­ron­ne­ment pré­lèvent des échan­tillons d’eau sou­ter­raine.

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