L’as­su­rance in­va­li­di­té, quand le mal­heur frappe

L’as­su­rance in­va­li­di­té est une pro­tec­tion in­con­tour­nable. Com­ment s’y re­trou­ver dans ces pro­duits.

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Quand une ma­la­die ou un ac­ci­dent frappe, les dettes ne s’ef­facent pas ! Les men­sua­li­tés de l’hy­po­thèque et du prêt de la voi­ture de­meurent, les fac­tures s’ac­cu­mulent et de nou­velles dé­penses sup­plé­men­taires liées au nou­vel état de santé font leur ap­pa­ri­tion dans le bud­get. S’as­su­rer de conti­nuer de re­ce­voir un re­ve­nu en étant bien pro­té­gé avec des po­lices d’as­su­rance adé­quates évi­te­ra bien des sou­cis fi­nan­ciers.

Ne te­nez sur­tout pas pour ac­quis que votre em­ployeur vous offre des pro­tec­tions suf­fi­santes. Plus votre sa­laire est éle­vé, plus votre as­su­rance sa­laire risque de ne pas vous pro­té­ger adé­qua­te­ment.

En gé­né­ral, les pro­tec­tions col­lec­tives of­fertes par les em­ployeurs, les syn­di­cats ou les as­so­cia­tions pro­fes­sion­nelles couvrent entre 60 % et 85 % du re­ve­nu et com­portent trois vo­lets de pro­tec­tion (ma­la­die, in­va­li­di­té courte du­rée et in­va­li­di­té longue du­rée).

Ha­bi­tuel­le­ment, les pro­tec­tions en in­va­li­di­té longue du­rée sont li­mi­tées dans le temps, payables pour une du­rée maxi­male de deux ans par exemple, et elles sont aus­si pla­fon­nées. Ain­si, le sa­la­rié qui a un re­ve­nu de 100 000 dol­lars pour­rait se re­trou­ver avec un re­ve­nu de 35 000 dol­lars si l’as­su­rance qui lui est of­ferte par son em­ployeur pro­tège 70 % de son re­ve­nu pour un re­ve­nu maxi­mum de 50 000 dol­lars.

Or­di­nai­re­ment, les pres­ta­tions d’in­va­li­di­té ne sont pas im­po­sables. Mais quand même, la pres­ta­tion ne cou­vri­ra que la moi­tié du mon­tant ha­bi­tuel­le­ment dis­po­nible pour le sa­la­rié de 100 000 dol­lars, puis­qu’il gagne en­vi­ron 65 000 dol­lars net par an. Si votre em­ployeur, votre as­so­cia­tion ou votre syn­di­cat as­sume le coût des pro­tec­tions sans qu’un avan­tage im­po­sable ne vous soit dé­cla­ré, les pres­ta­tions se­ront alors im­po­sables, lais­sant en­core moins de li­qui­di­tés.

En in­va­li­di­té longue du­rée, les ré­gimes pu­blics et pri­vés sont gé­né­ra­le­ment co­or- don­nés, de sorte que l’in­va­lide ne re­ce­vra pas plus que son re­ve­nu ha­bi­tuel. Pour tou­cher les in­dem­ni­tés des ré­gimes pu­blics (voir l’en­ca­dré), il faut évi­dem­ment être ad­mis­sible se­lon les dif­fé­rentes dé­fi­ni­tions d’in­va­li­di­té. No­tez que les pres­ta- • Le ré­gime pu­blic de l’as­su­rance ma­la­die du Qué­bec (RAMQ) • Le Ré­gime de rentes du Qué­bec (Re­traite Qué­bec) • Le Ré­gime de pen­sions du Ca­na­da (RPC) • Le ré­gime de l’as­su­rance em­ploi • Le pro­gramme d’in­dem­ni­sa­tion des ac­ci­dents du tra­vail de la Com­mis­sion des normes, de l’équi­té,

de la santé et de la sé­cu­ri­té du tra­vail du Qué­bec (CNESST) • Le ré­gime pu­blic de l’as­su­rance au­to­mo­bile du Qué­bec (SAAQ)

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