Une banque pour du très long terme: MTU

Les Affaires - - Investir - Ta­har Man­sour re­dac­tion­le­saf­faires@tc.tc In­ves­tir

Vous vous rap­pe­lez peut-être qu’en 1989, le Nik­kei (l’in­dice phare de la Bourse de To­kyo) os­cil­lait au­tour des 40000 points. Quelques an­nées plus tard, il n’était plus qu’à 9 000 points. Avec les an­nées (une ving­taine), l’in­dice est tran­quille­ment re­mon­té à son ni­veau ac­tuel de 23714 points. Bien en­ten­du, une telle dé­grin­go­lade de la Bourse ja­po­naise en­traîne une telle perte de ri­chesse que l’économie en su­bit de graves consé­quences.

Au nombre de celles-ci, des faillites ban­caires oc­ca­sion­nées par une perte de confiance des dé­po­sants et des re­traits mas­sifs.

C’est dans ce tu­multe qu’est né le groupe Mit­su­bi­shi To­kyo UFJ Fi­nan­cial Group (MTU, 7,89 $ US). Le groupe s’est consti­tué par une sé­rie de fu­sions et ac­qui­si­tions qui a pris son amorce en 1995 et se pour­suit en­core à l’in­ter­na­tio­nal.

MTU est au­jourd’hui un des plus im­por­tants groupes fi­nan­ciers du monde; il af­fiche un bi­lan très so­lide et ses ac­tifs dé­passent les 2000 mil­liards de­dol­lars amé­ri­cains. Pour avoir une pe­tite idée de ce que re­pré­sente ce chiffre, l’ac­tif de MTU cor­res­pond à trois fois ce­lui de la Banque Royale, qui est la 50e au monde.

Lorsque vient le temps d’in­ves­tir dans une en­tre­prise, il faut re­gar­der sa si­tua­tion glo­bale, soit son en­vi­ron­ne­ment na­tio­nal et in­ter­na­tio­nal, ain­si que ses pers­pec­tives d’ave­nir. Deux ob­ser­va­tions im­por­tantes.

Une en­seigne du groupe Mit­su­bi­shi UFJ Fi­nan­cial Group à To­kyo en juillet der­nier

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