Sur­veiller les ani­maux… et les bra­con­niers !

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Sais-tu com­ment un ani­mal peut fa­ci­le­ment être dé­tec­té dans le noir to­tal ? Grâce à la cha­leur qu’il émet ! Au Royaume-Uni (Eu­rope), des ex­perts ont mis au point un sys­tème ca­pable de sur­veiller des ani­maux sau­vages grâce à des drones équi­pés de ca­mé­ras in­fra­rouges.

Un test est me­né de­puis peu. Quand un ani­mal est fil­mé par la ca­mé­ra, son em­preinte ther­mique est en­re­gis­trée, puis com­pa­rée à celles d’une base de don­nées. Ain­si, l’ani­mal est iden­ti­fié au­to­ma­ti­que­ment !

« Ac­tuel­le­ment, la sur­veillance et le comp­tage des ani­maux sau­vages se font sur­tout en les ob­ser­vant di­rec­te­ment de­puis un pe­tit avion fai­sant des al­lers-re­tours, ex­plique Jacques Ri­gou­let, spé­cia­liste de la faune sau­vage au Mu­séum na­tio­nal d’his­toire na­tu­relle.

Il faut en­suite af­fi­ner les cal­culs, par exemple en sui­vant leurs dé­pla­ce­ments, afin d’être sûr ne pas les comp­ter 2 fois.» Ces comp­tages res­tent peu pré­cis, se­lon l’ex­pert, sur­tout quand l’en­vi­ron­ne­ment est dense. «Les ca­mé­ras in­fra­rouges, elles, per­mettent de voir la nuit et à tra­vers la vé­gé­ta­tion. Dé­jà uti­li­sées par des ran­gers (des gardes) dans une ré­serve du Ke­nya (Afrique), elles per­mettent de voir à plus de 1 km. Quant au drone, il a un autre avan­tage : il couvre des zones vastes et dif­fi­ciles d’ac­cès. » En­fin, comme ce sys­tème dé­tecte la cha­leur des ani­maux, il dé­tecte aus­si celle des êtres hu­mains... donc celle des bra­con­niers, chas­sant sur­tout la nuit. «C’est as­sez ef­fi­cace au Ke­nya : l’image est re­trans­mise en temps réel sur les écrans de sur­veillance… Il est donc plus fa­cile de les ar­rê­ter.» C. Hal­lé

Que si­gni­fient les mots «cri­tique» et «ex­tinc­tion» quand on dit d’un ani­mal qu’il est «en dan­ger cri­tique d’ex­tinc­tion» ?

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