Les mul­tiples vi­sages de la phi­lan­thro­pie : un coup de sa­bot à la fois

Prestige - - Philanthropie -

Trans­for­mer un mo­ment dif­fi­cile, une épreuve ou une fa­ta­li­té en source de bon­heur, d’ac­com­plis­se­ment et d’en­ri­chis­se­ment est pos­sible. Des créa­teurs de fonds de la Fon­da­tion Qué­bec Phi­lan­thrope ont connu ces sen­ti­ments sal­va­teurs en met­tant sur pied leur fonds philanthropique. Quand le pro­verbe « Mieux vaut don­ner que re­ce­voir » prend tout son sens…

Mar­tin Guil­bert, phar­ma­cien pro­prié­taire à Char­les­bourg, a créé, avec sa conjointe, Ma­rie-Ève Pel­le­tier, le Fonds - Fon­da­tion Si­mon Le Zèbre en l’hon­neur de leur fils Si­mon, at­teint de la ma­la­die de So­tos, une ma­la­die or­phe­line qui touche un en­fant sur 14 000. « À titre d’en­tre­pre­neur ou de pa­rent, nous avons nos idéaux, des rêves, des at­tentes. Nous en­vi­sa­geons l’at­teinte d’ob­jec­tifs fi­nan­ciers ou per­son­nels se­lon un plan de car­rière ou fa­mi­lial que nous avons ima­gi­né, tra­cé et pré­pa­ré. La ma­la­die de notre fils Si­mon a com­plè­te­ment chan­gé notre vi­sion du fu­tur… En créant le Fonds - Fon­da­tion Si­mon le Zèbre avec la Fon­da­tion Qué­bec Phi­lan­thrope, nous avons dé­ci­dé de re­don­ner à la com­mu­nau­té, par un sou­tien aux or­ga­nismes qui se pré­oc­cupent des ma­la­dies or­phe­lines et aux mai­sons de ré­pit. Il existe plus de 6000 ma­la­dies or­phe­lines et cha­cune d’elles ap­porte sa réa­li­té et ses consé­quences sur les fa­milles. Plu­sieurs de ces fa­milles n’ont pas ac­cès à des res­sources et à un ré­pit es­sen­tiel et doivent consa­crer temps et ar­gent à leur en­fant au dé­tri­ment de leur propre san­té phy­sique et émo­tion­nelle. La ré­si­lience qui a sui­vi l’ac­cep­ta­tion de Luc Boileau, pré­sident sor­tant du Bu­reau

des gou­ver­neurs, Fon­da­tion Qué­bec Phi­lan­thrope, et Mar­tin Guil­bert, lors de l’hom­mage aux nou­veaux créa­teurs de fonds

en 2014.

notre si­tua­tion nous in­cite main­te­nant à ai­der les autres fa­milles dans notre si­tua­tion et à faire avan­cer la re­cherche sur les ma­la­dies or­phe­lines, tout en don­nant un sens des plus po­si­tifs à notre vie ! » ex­priment Mar­tin et Ma­rie-Ève.

Le jeune couple or­ga­nise plu­sieurs ac­ti­vi­tés de col­lectes de fonds qui leur per­mettent de réa­li­ser un pas de plus vers leur mis­sion per­son­nelle, soit tra­vailler à créer une so­cié­té plus to­lé­rante et plus em­pa­thique en­vers la dif­fé­rence phy­sique et in­tel­lec­tuelle. « Notre pe­tit zèbre est dif­fé­rent, certes, mais il trace à sa fa­çon un che­min pa­vé d’es­poir, un coup de sa­bot à la fois. »

De­puis plus de 20 ans, la offre aux in­di­vi­dus, aux fa­milles et aux en­tre­prises de créer pour tou­jours leur fonds philanthropique pour les causes qui leur tiennent à coeur.Une so­lu­tion simple et fa­ci­li­tante pour ceux qui ai­me­raient créer leur propre fon­da­tion, mais sans sou­cis ad­mi­nis­tra­tifs et lé­gaux. Près de 600 fonds ont dé­jà été créés dans notre grande ré­gion.

que­bec­phi­lan­thrope.org. Der­rière chaque phi­lan­thrope, chaque créa­tion de fonds, se cache une belle his­toire, simple et tou­chante. À Qué­bec Phi­lan­thrope, nous avons la chance et la joie d’en avoir en­ten­du plus de 500 de­puis 22 ans ! Que votre fonds soit consa­cré à l’édu­ca­tion, à la san­té, à la jeu­nesse, à l’ac­tion com­mu­nau­taire, contre la lutte à la pau­vre­té, à l’en­vi­ron­ne­ment ou aux arts et au pa­tri­moine, toutes les causes sont belles et nobles pour par­ti­ci­per à bâ­tir notre so­cié­té et contri­buer au mieux-être des gens d’ici, et ce, dès main­te­nant et pour tou­jours.

La fa­mille de Mar­tin Guil­bert et Ma­rie-Ève Pel­le­tier.

Pho­to : Gilles Fré­chette

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