L’HU­MAIN D’ABORD

Prestige - - Editorial -

Je suis fas­ci­née par l’être hu­main. Par sa beau­té et sa gé­né­ro­si­té, mais aus­si par ses cô­tés plus sombres, ses joyeux tra­vers et ses pa­ra­doxes par­fois in­so­lubles. Chaque être hu­main est unique et c’est ce pe­tit quelque chose d’im­par­fait qui le dis­tingue par­mi tous — que cer­tains ap­pel­le­ront des « bi­bittes » — qui m’in­té­resse au plus haut point.

Quand on se donne la peine de po­ser quelques ques­tions qui vont au-de­là du simple « bon­jour, com­ment ça va ? » et qu’on écoute at­ten­ti­ve­ment les ré­ponses, on dé­couvre très sou­vent des his­toires cap­ti­vantes, des par­cours de vie in­usi­tés, mais aus­si des des­tins tra­giques. On a ain­si un ac­cès pri­vi­lé­gié à ce qui forge l’in­di­vi­du et qui ex­plique, dans bien des cas, sa ma­nière d’ap­pré­hen­der le monde. Il est fa­cile de ju­ger quel­qu’un au pre­mier coup d’oeil. On cesse de ti­rer des conclu­sions hâ­tives quand on prend conscience qu’en « grat­tant » un peu la sur­face, on s’ex­pose à dé­cou­vrir des tré­sors… et quelques vices ca­chés aus­si, mal­heu­reu­se­ment. C’est la triste condi­tion hu­maine.

De­puis main­te­nant 21 ans, Pres­tige s’ef­force tou­te­fois de vous pré­sen­ter le cô­té lu­mi­neux des in­di­vi­dus, de beaux por­traits de gens d’af­faires pas­sion­nés, d’en­tre­pre­neurs té­mé­raires, d’ar­tistes achar­nés, de phi­lan­thropes au grand coeur. Tous, au­tant qu’ils sont, s’avèrent de puis­santes sources d’ins­pi­ra­tion pour les autres, d’au­tant plus que leur his­toire à suc­cès a sou­vent dé­bu­té par des écueils et a été ja­lon­née d’obs­tacles. En cours de route, il y a eu des mo­ments d’in­cer­ti­tude, voire de dé­cou­ra­ge­ment, des pas­sages à vide, des cas­sures et des rup­tures. Puis il y a eu des ren­contres, de nou­velles al­liances, un re­vi­re­ment de si­tua­tion in­at­ten­du.

C’est dans cet es­prit qu’il me fait plai­sir de vous pré­sen­ter, ce mois-ci, le par­cours d’une jeune femme épa­tante, Ma­rie-Lau­rence Gra­vel. Le ha­sard veut qu’elle soit née la même an­née que le ma­ga­zine Pres­tige… L’his­toire de la « pe­tite fille » de Lac-Beau­port, de­ve­nue man­ne­quin à l’échelle in­ter­na­tio­nale, est la plus belle preuve que la beau­té en soi ne suf­fit pas à ac­cé­der au suc­cès. Dans son cas, elle est un pré­re­quis cer­tain, soit !, mais elle n’est pas grand-chose sans les qua­li­tés hu­maines et ab­so­lu­ment rien sans les ren­contres qui pro­pulsent vers le som­met.

C’est ce qui, en dé­fi­ni­tive, me fas­cine le plus : les ren­contres qui changent le cours des choses, celles qui per­mettent de s’éle­ver, celles qui tirent vers le bas et mettent les rêves à dure épreuve, toutes celles qui créent le par­cours de vie et l’his­toire que nous ai­mons en­tendre ou ra­con­ter.

En pas­sant, avez-vous re­mar­qué que le mot « Pres­tige » est de re­tour sur la page cou­ver­ture ? Je sais qu’il a man­qué à plu­sieurs d’entre vous. Je vous ai écou­tés, j’ai sen­ti votre at­ta­che­ment en­vers la marque et j’ai ré­pon­du à votre ap­pel. Une autre belle dé­mons­tra­tion de l’in­fluence hu­maine sur les dé­ci­sions.

Bonne lec­ture et on se re­trouve en oc­tobre !

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