STÉ­PHA­NIE MASSON

Summum - - CSOTNORCMOI UMRICSHECLLOEVERGIRL 2017 -

STÉ­PHA­NIE, QU’EST-CE QUE ÇA TE FAIT DE SA­VOIR QUE TU NE FAIS PAS LA PAGE COU­VER­TURE?

Je ne peux pas vous ca­cher que je suis dé­çue. Étant don­né ma si­tua­tion, ç’au­rait été tout un ac­com­plis­se­ment pour moi. Je suis tout de même très heu­reuse de voir mes photos à l’in­té­rieur.

PAR SI­TUA­TION, TU VEUX PAR­LER DU FAIT QUE TU ES UNE GRANDE BRÛ­LÉE, C’EST ÇA?

Tout à fait! J’ai des ci­ca­trices de brû­lures sur 45 % de mon corps.

PEUX-TU NOUS EN DIRE UN PEU PLUS SUR CE QUI T’EST AR­RI­VÉ?

À l’âge de 14 ans, je suis res­tée coin­cée dans une voi­ture à la suite d’un ac­ci­dent de la route. Il y a eu une pre­mière ex­plo­sion sous la voi­ture et mon banc a pris feu. Les po­li­ciers sont par­ve­nus à m’ex­tir­per en pas­sant par la va­lise à peine 20 se­condes avant que tout ex­plose. Mon ami, qui était le conduc­teur, n’a pas eu la même « chance » que moi. Les po­li­ciers n’ont mal­heu­reu­se­ment pas été ca­pables de le sor­tir de là.

COMMENT CETTE AVEN­TURE, OU PLU­TÔT MÉSAVENTURE, A CHAN­GÉ TA VIE?

J’ai été main­te­nue dans un co­ma ar­ti­fi­ciel pen­dant deux se­maines. À mon ré­veil, quand j’ai consta­té mon état, je vou­lais mou­rir! La pre­mière an­née a été dif­fi­cile. J’ai dû ap­prendre à vivre avec le re­gard des autres. Au­jourd’hui, je vis très bien avec mes brû­lures. Je ne les cache plus.

QU’EST-CE QUI T’A POUS­SÉE À T’INS­CRIRE AU CONCOURS?

C’est un dé­fi per­son­nel. Je me suis tou­jours im­po­sé mes propres bar­rières. Je pen­sais que c’était im­pos­sible, que je ver­rais tout sim­ple­ment des portes se re­fer­mer de­vant moi. Cette an­née, j’ai dé­ci­dé que je ten­tais ma chance. Je ne vou­lais pas vivre avec le re­gret de ne ja­mais avoir au moins es­sayé. Qui ne risque rien n’a rien!

QU’EST-CE QUE ÇA TE FAIT DE SA­VOIR QUE TU AS ÉTÉ CHOI­SIE PAR LES LEC­TEURS ET LES IN­TER­NAUTES? DE SA­VOIR QUE C’EST AU PU­BLIC QUE TU DOIS UN PEU TA PAR­TI­CI­PA­TION AU MA­GA­ZINE?

Ça fait vrai­ment chaud au coeur. Je suis très sur­prise du nombre éle­vé de « J’aime » et de par­tages sur ma fiche. Ma vi­déo a été vi­sion­née plu­sieurs mil­liers de fois en très peu de temps! Wow! J’ai sen­ti que beau­coup de gens m’ap­puyaient et étaient der­rière moi. Beau­coup de mes amis, oui, mais éga­le­ment beau­coup d’in­con­nus. C’est très va­lo­ri­sant. Mer­ci in­fi­ni­ment à vous tous.

QU’EST-CE QUE RE­PRÉ­SENTE SUMMUM POUR TOI?

SUMMUM au­ra été pour moi beau­coup plus qu’une su­perbe ex­pé­rience. Il dé­montre, à moi et à tout le monde, que la dif­fé­rence peut avoir sa place. Grâce à vous, je n’hé­si­te­rai plus. C’est cer­tain que je vais conti­nuer à faire de la pho­to.

COMMENT S’EST DÉ­ROU­LÉ TON SHOO­TING?

Mon shoo­ting? Un gros WOW! Hon­nê­te­ment, j’ap­pré­hen­dais énor­mé­ment cette jour­née. La veille, j’étais tel­le­ment stres­sée. Incapable de man­ger, mal au ventre, mal au coeur… Je suis pas­sée par toute une gamme d’émo­tions en très peu de temps. (Rires) J’ai réus­si à dor­mir un gros trois heures dans la nuit! L’équipe est tout sim­ple­ment mer­veilleuse. Les gens sont très pro­fes­sion­nels. Ils savent comment nous mettre à l’aise. Ils s’in­forment de ce qu’on veut, de ce qu’on ne veut pas, de nos craintes, de ce qui nous stresse… Ils nous font sen­tir que tout le monde est sur le même pied d’éga­li­té. Chaque per­sonne a sa tâche, mais tout le monde tra­vaille en­semble! À mon avis, c’est ce qui fait que le ré­sul­tat est tou­jours « sur la coche ». Je ne re­tiens que du po­si­tif de ce shoo­ting. Une jour­née mé­mo­rable.

DIS-M’EN PLUS SUR TOI. QUEL GENRE DE FILLE ES-TU?

Je suis ma­riée et ma­man de cinq mer­veilleux enfants. Je suis une fille très simple. Pour moi, la fa­mille est très im­por­tante. J’aime un peu trop faire le par­ty, je suis la fille qui n’est pas cou­chable! (Rires)

QUELLES SONT TES PAS­SIONS DANS LA VIE? CE QUI T’AL­LUME?

La pho­to, le ma­quillage et les ac­ces­soires pour ef­fets spé­ciaux ain­si que la danse la­tine.

QUELLE EST LA CHOSE LA PLUS ÉTRANGE QU’ON RISQUE DE TROU­VER DANS TON SAC À MAIN?

(Rires) Je suis par­fois moi-même sur­prise de ce que je trouve là-de­dans! Je di­rais du faux sang et de faux doigts.

QUELLE QUES­TION NE VEUX-TU PAS QUE L’ON TE POSE?

« Quelles sont tes qua­li­tés? » Je dé­teste cette ques­tion! Je pré­fère que les gens les dé­couvrent par eux-mêmes. De toute ma­nière, à mon avis, une qua­li­té peut être vue comme un dé­faut pour cer­taines per­sonnes et vice-ver­sa. Je laisse les gens se faire leur propre idée.

QU’EST-CE QU’IL Y A DE PLUS SEXY CHEZ UN HOMME SE­LON TOI?

Les lèvres, les dents et le re­gard.

COMMENT RÉAGIRONT LES MEMBRES DE TA FA­MILLE EN VOYANT TES PHOTOS DANS LE MA­GA­ZINE?

Ce se­ra pro­ba­ble­ment par­ta­gé! Cer­tains di­ront : « Voyons! À quoi ça te sert de faire ça? Tout le monde te voit! T’es pas gê­née? T’as pas peur de ce que les gens vont pen­ser ou dire de toi? » Mais je sais que pour la plu­part d’entre eux se­ront très heu­reux et fiers de moi. Ils savent le che­min que j’ai par­cou­ru, ce qui m’a mo­ti­vée à le faire et toute l’im­por­tance que ç’a à mes yeux. Ils savent que ça re­pré­sente énor­mé­ment.

PEUX-TU NOUS FAIRE UNE RÉ­VÉ­LA­TION SEXY EN TERMINANT?

J’adore mes seins. Je les ai fait per­cer il y a quelques mois. Je trouve ça juste trop beau, je les mon­tre­rais à tout le monde! (Rires) Je me garde tout de même une pe­tite re­te­nue…

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