EN­TRE­VUE MU­SI­CALE

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Par Jean-fran­çois Cyr – Le groupe élec­tro-rock qué­bé­cois Ga­laxie, me­né par le gui­ta­riste et au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète Oli­vier Lan­ge­vin, a pro­po­sé en fé­vrier un 5e al­bum in­ti­tu­lé Su­per Lynx De­luxe. De­puis près de 15 ans, le mu­si­cien a pro­po­sé son fuzz groo­vy dé­ca­pant par­tout au Qué­bec.

L’AL­BUM PRÉ­CÉ­DENT REN­FER­MAIT LA CHAN­SON RO­BOT LYNX. CETTE FOIS-CI, LE NOU­VEAU DISQUE EST TITRÉ SU­PER LYNX DE­LUXE. C’EST QUOI LE BUZZ AVEC LE MOT LYNX?

Lynx, c’est un gène qu’on a tous en de­dans de nous. Quand les membres du groupe se re­trouvent sur scène, on de­vient tous des « su­per lynx de­luxe ». Les filles au­tant que les gars, on est tous des lynx! […] Il y a plu­sieurs an­nées, un de mes chums a com­men­cé à nous ap­pe­ler les lynx et tout ça a dé­gé­né­ré.

Y A-T-IL UN LIEN PRÉ­CIS AVEC LE NOU­VEL AL­BUM?

On était en tour­née… Fred [For­tin] a dé­ci­dé d’ache­ter une basse. Fi­na­le­ment, le gars qui l’avait mis en vente sur Ki­ji­ji a dit qu’il avait aus­si une gui­tare. Dans ce temps-là, on s’ap­pe­lait lynx sans ar­rêt. J’ai de­man­dé au gars d’ap­por­ter la gui­tare au ren­dez­vous fixé dans une halte rou­tière si­tuée entre Qué­bec et Mon­tréal. Je vou­lais la voir. Quand j’ai ou­vert l’étui, j’ai com­pris que la gui­tare por­tait la marque Vox Su­per Lynx De­luxe… C’était un signe de la vie!

TU VOU­LAIS QUE LA MU­SIQUE DU PRÉ­CÉ­DENT AL­BUM SOIT « PLUS ZOULOU ». LES RYTHMES AFRI­CAINS ÉTAIENT TRÈS IM­POR­TANTS. Y A-T-IL EU UNE IN­DI­CA­TION PAR­TI­CU­LIÈRE POUR LA CRÉA­TION STU­DIO DE SU­PER LYNX DE­LUXE?

Non, pas vrai­ment. Ce­la dit, je n’ai pas tout à fait éva­cué les cou­leurs afri­caines. Pour le nou­vel al­bum, par exemple, j’ai re­de­man­dé à Élage Diouf de faire des per­cus­sions sur deux mor­ceaux, dont La­la­la.

CONSIDÈRES-TU QUE SU­PER LYNX DE­LUXE EST SEM­BLABLE À ZULU (PA­RU EN FÉ­VRIER 2015)?

Pas vrai­ment. C’est dans la conti­nui­té, mais le der­nier disque est plus abra­sif. Ça dé­mé­nage plus que Zulu. On a en­core beau­coup de gui­tares et de syn­thé­ti­seurs. Il est plus élec­tro aus­si. […] On est re­ve­nu aux so­no­ri­tés du dé­but de Ga­laxie.

ON DI­RAIT QUE LE SYNTHÉTISEUR PREND EN­CORE DA­VAN­TAGE DE PLACE SUR SU­PER LYNX DE­LUXE PAR RAP­PORT AU PRÉ­CÉ­DENT DISQUE. ÉTAIT-CE PLA­NI­FIÉ?

J’adore le synthétiseur. Tout comme sur Zulu, j’ai fait beau­coup de place à Frank (Fran­çois La­fon­taine) dans la mu­sique. Ça fait dé­jà trois ou quatre al­bums qu’on uti­lise pas­sa­ble­ment le syn­thé, mais là, c’est plus que ja­mais.

L’ÉQUIPE STU­DIO EST SEN­SI­BLE­MENT LA MÊME QUE CELLE FOR­MÉE POUR L’EN­RE­GIS­TRE­MENT DE ZULU, VRAI?

Oui, c’était pra­ti­que­ment la même gang. Le noyau était en­core for­mé de Pierre For­tin, Frank et moi-même. Ka­rine Pion a li­vré les voix fé­mi­nines (choeurs). J’ai en­core co­réa­li­sé avec Pierre For­tin et Pierre Gi­rard. Leur ap­port est as­sez grand pour qu’on les men­tionne à la réa­li­sa­tion.

TU AS TRA­VAILLÉ À TITRE DE RÉA­LI­SA­TEUR SUR PLU­SIEURS AUTRES PRO­JETS LORS DES DER­NIÈRES AN­NÉES. DU NOU­VEAU CES TEMPS-CI?

J’ai sur­tout fait des gui­tares pour quelques ar­tistes. Je dois dire que j’ai été beau­coup oc­cu­pé par la tour­née de spec­tacles pour le pro­jet so­lo de Fred For­tin (col­la­bo­ra­teur de longue date et vieux pote du Lac-saintjean), qui a été as­sez in­tense.

DANS QUELLE CONDI­TION COMPOSES-TU TES CHAN­SONS EN GÉ­NÉ­RAL?

Pour trou­ver des idées de textes, j’aime faire ça en mar­chant. Quand je suis as­sis, ça ne sort pas. En­suite, j’écris quand j’ar­rive chez nous. Pour la mu­sique, ça se passe sur­tout en stu­dio.

AS-TU CI­BLÉ DES THÈMES PAR­TI­CU­LIERS POUR LES PA­ROLES?

Je parle beau­coup de la route et des soi­rées qui se ter­minent très tard (pen­sons à la chan­son Ju­jube). Il y a aus­si le thème de la drogue. On vit plus que ja­mais dans un monde de dro­gués. Sur la pièce Une dose de trop, j’aborde le su­jet des dé­pen­dances. Tout le monde fi­nit par être dro­gué, à sa fa­çon. Tout le monde a sa bé­quille, que ce soit pour avoir du plai­sir ou pour fuir ses pro­blèmes.

HOR­MIS SU­PER LYNX DE­LUXE, AS-TU TRA­VAILLÉ À AUTRE CHOSE?

J’ai com­po­sé pour la pu­bli­ci­té. J’ai aus­si par­ti­ci­pé à des pro­jets té­lé, fait de la mu­sique d’ap­pli­ca­tion et ven­du une pièce pour un film. J’ai aus­si par­ti­ci­pé à un pro­jet de réa­li­té vir­tuelle, qui sor­ti­ra dans en­vi­ron deux ans. Mal­heu­reu­se­ment, je ne peux pas en par­ler plus…

MÊMES COL­LA­BO­RA­TEURS SUR LES PLANCHES POUR LA NOU­VELLE TOUR­NÉE?

Oui. Ka­rine (choeurs et per­cus­sions), Fred (basse), Frank (syn­thé­ti­seurs), Pierre For­tin (bat­te­rie), Jo­na­than Bi­gras (per­cus­sions) et moi (gui­tares).

QUAND LE GROUPE GA­LAXIE COM­MEN­CE­RA-T-IL À LI­VRER DES SPEC­TACLES?

On va don­ner notre pre­mier con­cert le 30 mars pro­chain. On va li­vrer quelques shows cet été, dont ce­lui au Mte­lus [dans le cadre des Fran­cos de Mon­tréal], mais le gros de la tour­née va vrai­ment com­men­cer à l’au­tomne. On va vi­si­ter beau­coup de places au Qué­bec.

© Marc-etienne Gron­din

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