LA PI­RA­TE­RIE MO­DERNE

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Si la pi­ra­te­rie des siècles pas­sés est édul­co­rée par la fic­tion, ce n’est plus le cas avec les bri­gands des mers d’au­jourd’hui. On pour­rait dé­crire la pi­ra­te­rie mo­derne comme étant l’en­semble des ac­ti­vi­tés ma­ri­times qui im­pliquent de la vio­lence et de la contrainte et qui en­freignent les lois in­ter­na­tio­nales. De ban­dits désor­ga­ni­sés na­vi­guant sur des ra­fiots, aux gangs af­fi­liés à la ma­fia et aux triades sous le joug d’hommes d’af­faires vé­reux, jus­qu’aux groupes ter­ro­ristes en quête de bu­tins pour fi­nan­cer leurs ac­ti­vi­tés, ces vo­leurs at­tendent la nuit pour abor­der et piller les ba­teaux de croi­sière et de marchandises.

Les pi­rates, qui se font sou­vent pas­ser pour des pê­cheurs, uti­lisent des ba­teaux ra­pides et discrets qui leur per­mettent d’ap­pro­cher les na­vires en douce.

Ils agissent se­lon une poi­gnée de tac­tiques qui va­rient de « on rentre dans le tas et on ra­masse le ma­got » à « on prend les gens en otage, on file avec le ba­teau et on de­mande une ran­çon » et même à « on ra­masse tout et on tue l’équi­page ».

Des opé­ra­tions de pi­ra­te­rie ont connu une re­cru­des­cence dans les an­nées 2009 à 2011, alors qu’on dé­nom­brait plus de 400 at­taques, mais ces don­nées ont per­du en nombre quand les pro­prié­taires de ba­teaux ont pris des me­sures pour pré­ve­nir ces mé­faits.

Au­jourd’hui, les dis­po­si­tifs d’alarme si­len­cieuse ac­ti­vées par sa­tel­lites sont d’une aide pré­cieuse pour aler­ter les au­to­ri­tés d’une pos­sible at­taque. On em­bauche aus­si des mer­ce­naires dont la tâche est de pro­té­ger le na­vire et ses oc­cu­pants. De plus, des ba­teaux de pro­tec­tion sillonnent les océans pour pré­ve­nir d’éven­tuels ten­ta­tives de pi­ra­te­rie.

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