« Un risque (…) pour nos aires pro­té­gées

Tribune Express - - COURRIER • LETTERS -

À sa réunion du 30 mai 2017, la so­cié­té Vank­leek Hill and Dis­trict Na­ture So­cie­ty a ap­prou­vé una­ni­me­ment une pro­po­si­tion à l’ef­fet de re­com­man­der vi­ve­ment aux Com­tés unis de Pres­cott et Rus­sell, de vo­ter contre la mo­di­fi­ca­tion du Plan of­fi­ciel de la Cor­po­ra­tion des Com­tés unis de Pres­cott et Rus­sell, tel que pro­po­sé par Co­la­cem Ca­na­da Inc.

Bien que la concep­tion de la ci­men­te­rie, telle que pro­po­sée par Co­la­cem, de­vrait li­mi­ter l’émis­sion de la plu­part des pol­luants, il n’en de­meure pas moins qu’ils se­ront émis en quan­ti­tés si­gni­fi­ca­tives du­rant la du­rée de vie de l’usine et que ceux-ci aug­men­te­ront la charge de conta­mi­nants dans la ré­gion. De plus, on doit éga­le­ment te­nir compte des pannes in­évi­tables des ap­pa­reils an­ti­pol­lu­tion de ces ins­tal­la­tions dans l’éva­lua­tion de leurs émis­sions to­tales.

Il y a trois sources ma­jeures po­ten­tielles pou­vant cau­ser des dom­mages en­vi­ron­ne­men­taux dé­sas­treux et à long terme. Les oxydes d’azote (NOx) peuvent cau­ser l’eu­tro­phi­sa­tion des cours d’eau lo­caux, en par­ti­cu­lier la ri­vière Na­tion Sud et la ri­vière des Ou­taouais, la­quelle est si­tuée à seule­ment 2 km de l’usine pro­po­sée et fait par­tie du Ré­seau des ri­vières du pa­tri­moine ca­na­dien. Les oxydes d’azote (NOx) et de soufre (SOx) créent les pré­ci­pi­ta­tions acides, les­quelles ont des ef­fets sé­rieux et mul­tiples sur les éco­sys­tèmes ter­restres et aqua­tiques. Les ma­tières par­ti­cu­laires, et sur­tout celles de moins de 10 mi­cro­mètres, af­fec­te­ront la san­té de la flore et de la faune de la ré­gion. Les dom­mages cau­sés par ces pol­luants sont bien dé­crits dans les pu­bli­ca­tions scien­ti­fiques.

Ces pol­luants aug­men­te­ront si­gni­fi­ca­ti­ve­ment les risques à long terme pour nos aires pro­té­gées, ce qui in­clut la tour­bière d’Al­fred, la Fo­rêt La­rose, l’aire de conser­va­tion Jes­sup’s Falls et le Parc Voya­geur. Les terres agri­coles de la ré­gion, et plus spé­cia­le­ment celles ayant ac­quis la cer­ti­fi­ca­tion or­ga­nique, se­ront éga­le­ment tou­chées, sans ou­blier qu’il y au­ra des ef­fets né­fastes cor­res­pon­dants sur les plantes et ani­maux sau­vages et do­mes­tiques. En somme, le moindre gain éco­no­mique oc­ca­sion­né par la nou­velle ci­men­te­rie pour­rait bien être contre­car­ré par des pertes dans les in­dus­tries de l’agri­cul­ture et du tou­risme.

Pour ces rai­sons, nous sommes d’avis que la construc­tion de cette usine consti­tue­rait une me­nace pour les es­pèces ani­males et vé­gé­tales de la ré­gion et nous re­com­man­dons que ce pro­jet soit re­je­té.

Nos sa­lu­ta­tions dis­tin­guées.

Pa­tri­cia Hen­ne­sey, B. Sc., M. Sc., D. Eco­toxi­co­lo­gie Pré­si­dente de la Vank­leek Hill and Dis­trict Na­ture So­cie­ty

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.