UN CI­TOYEN SE FÂCHE ET LA VILLE DE HAW­KES­BU­RY S’EX­CUSE

Tribune Express - - ACTUALITÉS - NEWS - FRÉ­DÉ­RIC HOUNTONDJI Fre­de­ric.hountondji@eap.on.ca

Un ci­toyen qui n’a pas pu mettre son ba­teau à l’eau dans la ri­vière des Ou­taouais, mal­gré son per­mis de sta­tion­ne­ment, peste contre la fer­me­ture du dé­bar­ca­dère de la rue Phi­lippe par la Ville de Haw­kes­bu­ry le 1er juillet.

« Avec la canicule du wee­kend, nous, les pro­prié­taires de pe­tits ba­teaux de plai­sance, dé­si­rions mettre nos em­bar­ca­tions à l’eau sur la ri­vière des Ou­taouais, ici même à Haw­kes­bu­ry. (…) Mais non, à notre grande stu­pé­fac­tion, le dé­bar­ca­dère de la rue Phi­lippe était in­ac­ces­sible pour tous, gens lo­caux ou vi­si­teurs », a écrit Re­né Ba­ril, du can­ton de Cham­plain, dans une lettre qu’il a adres­sée à Jeanne Char­le­bois, la mai­resse de Haw­kes­bu­ry, et à ses conseillers.

Il dé­plo­rait éga­le­ment qu’il n’y ait eu au­cune in­di­ca­tion of­frant un ac­cès al­ter­na­tif à la ri­vière. M. Ba­ril dit pou­voir com­prendre qu’on ferme l’ac­cès pour une pé­riode dé­ter­mi­née, mais pas pour une jour­née en plein wee­kend de la fête du Ca­na­da.

Vu que la rue Phi­lippe était fer­mée, il pen­sait trou­ver la so­lu­tion en se ra­bat­tant sur le dé­bar­ca­dère du Che­nail, mais le scé­na­rio était le même.

« Je suis en co­lère. Alors je dois voya­ger à la ma­ri­na de L’Ori­gnal, 12 ki­lo­mètres plus loin, pour mettre mon ba­teau à l’eau. Pas très pra­tique, sur­tout que j’ai dé­jà dé­frayé 100 $ à la Ville de Haw­kes­bu­ry pour ob­te­nir un per­mis de sta­tion­ne­ment pour non-ré­sident, afin d’avoir ac­cès à la ri­vière ici même près de chez moi », a rous­pé­té M. Ba­ril.

La Ville s’ex­cuse

La Tri­bune-Ex­press, à qui le ci­toyen a adres­sé une co­pie de sa plainte, a ap­pro­ché

Mme Char­le­bois. Celle-ci dit com­prendre la frus­tra­tion de M. Ba­ril et lui pré­sente, par le bais de notre jour­nal, les ex­cuses de la Ville. « Dé­so­lée pour le mon­sieur en ques­tion. Je le com­prends. Il a payé sa passe, il n’a pas eu d’aver­tis­se­ment. Il a rai­son, quels que soient ses com­men­taires, a tran­ché la mai­resse. Mais aus­si, il ne faut pas ou­blier que les em­ployés de la Ville, cette jour­née-là, ont tra­vaillé dans une si­tua­tion de cha­leur in­tense et étaient en­core tous sou­riants. »

Mme Char­le­bois a en­suite ex­pli­qué que « la des­cente sur la rue Phi­lippe a été ou­verte le 30 juin et a été fer­mée le 1er juillet parce que les feux d’ar­ti­fice pro­ve­naient de ce sec­teur-là. La fer­me­ture était pour des

rai­sons de sé­cu­ri­té. Pour Le Che­nail, c’était fer­mé le 30 juin et le 1er juillet à cause du Fes­ti­val de la Ri­vière des Ou­taouais. »

Elle a pré­ci­sé que plu­sieurs ac­ti­vi­tés cultu­relles se dé­rou­laient sur les lieux et il n’au­rait pas été pru­dent qu’il y ait trop de tra­fic sur l’île. »

La mai­resse a in­di­qué que l’an­née pro­chaine, les dates où les rues se­ront fer­mées lors des grands évé­ne­ments se­ront men­tion­nées sur les per­mis de sta­tion­ne­ment, comme l’au­rait sug­gé­ré Ni­cole Tru­deau, ges­tion­naire des ac­ti­vi­tés ré­créa­tives, com­mu­nau­taires et cultu­relles de la Ville.

—photo Fré­dé­ric Hountondji

A per­mit-hol­ding lo­cal re­sident was up­set he couldn’t use the boat ramp off Haw­kes­bu­ry’s Phi­lippe Street on Ca­na­da Day. Mayor Jeanne Char­le­bois apo­lo­gi­zed to him via the Tri­bune-Ex­press.

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