Nou­velle zone Bin­hai à Tian­jin : ro­man­tisme et vi­ta­li­té Vous croyez connaître Tian­jin ? Ve­nez dé­cou­vrir sa nou­velle zone Bin­hai.

China Today (French) - - SOMMAIRE - WU MEILING et LI ZHUOXI

La ville de Tian­jin s’est dé­ve­lop­pée dis­crè­te­ment dans l’ombre de la ca­pi­tale im­pé­riale. Sa mis­sion his­to­rique fut de ser­vir d’ar­riè­re­cour à la fa­mille et à la cour im­pé­riales, de gar­der l’ac­cès de Bei­jing et de jouer le rôle d’en­trée ma­ri­time du pays. Mais la nou­velle zone Bin­hai, éclose ces dix der­nières an­nées, connaît un dé­ve­lop­pe­ment ful­gu­rant. Fi­ni l’at­ti­tude tra­di­tion­nelle qui consiste à prendre les choses comme elles viennent : Bin­hai, c’est comme un oi­seau qui vole dans le ciel.

Sur une terre sa­line et al­ca­line

Force mi­ra­cu­leuse de la na­ture : voi­ci plus de 4 000 ans, le fleuve Jaune qui avait dé­bor­dé ré­gu­liè­re­ment pen­dant 20 ou 30 siècles sur la plaine du Nord de la Chine, a fi­ni par se trou­ver un nou­veau lit. Grâce à ce dé­tour­ne­ment na­tu­rel, la ré­gion cô­tière de Tian­jin s’est mise à sor­tir pro­gres­si­ve­ment de l’eau.

Ce pays fer­tile, par­se­mé de lacs et strié de ri­vières, a vite at­ti­ré de nou­veaux ar­ri- vants du Nord de la Chine qui sont ve­nus s’es­sayer à la pêche et à la ré­colte du sel. Ils se sont bâ­ti des chau­mières de ro­seau et de terre sur des digues de co­quillages, de nou­veaux foyers où ils se pro­té­geaient du vent et du froid de l’hi­ver.

« On voyait trois em­bar­ca­dères par jour, et au­jourd’hui on compte dix mille mâts dans la la­gune », voi­là une des­crip­tion de la sou­daine pros­pé­ri­té de Tian­jin à cette époque. L’em­bou­chure du fleuve Haihe est riche d’une longue his­toire qui re­monte aux bat­te­ries du fort de Da­gu qui dé­fen­dirent l’ac­cès de Tian­jin pen­dant la se­conde guerre de l’Opium, et la nou­velle zone Bin­hai s’ins­crit fi­na­le­ment, dans une cer­taine me­sure, dans la culture de l’an­cienne ville de Tian­jin. Après le trans­fert de la ca­pi­tale à Bei­jing sous la dy­nas­tie des Ming (1368-1644), Tian­jin s’est af­fir­mée pe­tit à pe­tit comme la porte ma­ri­time de la ca­pi­tale.

Au­jourd’hui, le dé­ve­lop­pe­ment ra­pide de la zone de libre-échange de Tian­jin contri­bue au dé­ve­lop­pe­ment in­ter­na­tio­nal de la Chine et à l’ou­ver­ture du pays sur l’étran­ger.

Re­gar­der le monde ex­té­rieur sans fran­chir la fron­tière

À moins d’une heure de TGV de Bei­jing, nous ar­ri­vons à la gare de Yu­jia­pu, au coeur de la nou­velle zone Bin­hai. En sor­tant de la gare, nos yeux in­cré­dules s’ar­rêtent sur une pein­ture de près d’un ki­lo­mètre de long. Les mer­veilles du Haihe, la fresque qui re­trace l’his­toire de la ville, me­sure pré­ci­sé­ment 893,6 mètres de long. On l’aborde par la pre­mière par­tie qui s’in­ti­tule L’his­toire cen­te­naire de Tian­jin. Puis, en avan­çant dans la salle im­mense, on re­trouve sous forme gra­phique tout ce qui se ra­conte sur Tian­jin. De­puis le trans­port flu­vial des cé­réales sous les Yuan (1271-1368), en pas­sant par le temple Chaoyin construit sous les Ming, et la poste qui date des Qing (1644-1911)... Des pein­tures chi­noises de fac­ture mi­nu­tieuse illus­trent, dans toute sa splen­deur, le dé­ve­lop­pe­ment in­dus­triel de Tian­jin.

Un peu plus loin, on aborde la deuxième par­tie qui ra­conte, par des ta­bleaux à l’huile dans un style à la fois chi­nois et oc­ci­den­tal, le dé­ve­lop­pe­ment et la pros­pé­ri­té du ca­pi­ta­lisme na­tio­nal dans les pre­mières an­nées de la Ré­pu­blique de Chine (1912-1949), la créa­tion de la zone d’ex­ploi­ta­tion éco­no­mique puis de la nou­velle zone Bin­hai qui a sui­vi la fon­da­tion de la Chine nou­velle en 1949, sur­tout après le dé­but de la ré­forme et de l’ou­ver­ture. Les aqua­relles qui ar­rivent dans la troi­sième par­tie in­ti­tu­lée Le pay­sage du Haihe sont tel­le­ment vi­vantes qu’elles font re­vivre les évé­ne­ments et offrent une vue pa­no­ra­mique de la ville : la confluence des trois ri­vières, l’em­bou­chure du fleuve Haihe, la grande roue de Tian­jin, sur­nom­mée l’oeil de Tian­jin, le quar­tier au pe­tit bâ­ti­ment blanc, le bloc que forment les bâ­ti­ments de style bri­tan­nique en cinq cours... Trois vi­trines ani­mées pré­sentent des su­jets tels que le to­réa­dor, la Nuit étoi­lée de Vincent van Gogh et le quar­tier po­pu­laire He­tang Yuese, qui se tra­duit comme « Clair de lune dans l’étang aux lo­tus », et nous ra­mènent dans la réa­li­té. La gare de Tian­jin sort de son rôle de gare et ne se contente pas d’être un centre com­mer­cial mon­dia­li­sé : c’est une vé­ri­table ga­le­rie d’art.

Le Centre ex­pé­ri­men­tal mon­dial du pa­villon Tmall or­ga­nise la pro­mo­tion et la vente de pro­duits thé­ma­tiques en pro­ve­nance d’une di­zaine de pays étran­gers. D’une part il ré­pond à la de­mande des consom­ma­teurs pour l’achat en ligne de pro­duits étran­gers et d’autre part cherche à créer un mode de vie ré­vo­lu­tion­naire qui consiste à faire ses achats en se pro­me­nant dans des ma­ga­sins tout ce qu’il y a de plus réels.

La zone ap­pe­lée « À la ren­contre des grandes marques eu­ro­péennes » pro­pose aux vi­si­teurs de res­sen­tir im­mé­dia­te­ment les der­nières ten­dances de la mode en Eu­rope et de se mettre fa­ci­le­ment au dia­pa­son de la vogue in­ter­na­tio­nale, tan­dis que le « mar­ché du tout frais » met à leur dis­po­si­tion des fruits tro­pi­caux ve­nus d’Asie du Sud-Est, de Tai­wan, d’Aus­tra­lie et d’Amé­rique du Sud et leur offre l’oc­ca­sion de goû­ter aux pe­tits ana­nas de Phu­ket de la taille d’un poing, aux avo­cats aus­tra­liens et aux goyaves rouges d’Amé­rique du Sud.

Le Parc du ba­zar, qui s’ins­pire li­bre­ment du Grand Ba­zar d’Is­tan­bul que l’on cé­lèbre dans le monde en­tier, est sans doute le plus in­ou­bliable. Sur une sur­face de près de 2 500 m2, il as­so­cie la culture, l’art ar­ti­sa­nal, les gas­tro­no­mies na­tio­nales et même des spec­tacles d’ar­tistes turcs. Un grand nombre de per­sonnes at­ti­rées par le ca­fé brai­sé, les glaces vo­lantes turques ou en­core les di­seuses de bonne aven­ture qui of­fi­cient dans le marc de ca­fé, une pra­tique tsi­gane très cou­rante en Eu­rope de l’Est, viennent ad­mi­rer et s’émer­veiller de cette culture exo­tique.

Mais les clients et vi­si­teurs du Centre ex­pé­ri­men­tal mon­dial de Yu­jia­pu ont d’autres rai­sons de se pres­ser ici. On y trouve aus­si un centre de vente et de dé­mons­tra­tion d’au­to­mo­biles im­por­tées où s’ex­posent, sur 4 000 m2, Mer­cedes, BMW, Porsche... à peine sor­tis du Centre ex­pé­ri­men­tal mon­dial, nous nous di­ri­geons vers l’em­pla­ce­ment des bat­te­ries du fort de Da­gu sur l’em­bou­chure du fleuve Haihe.

Bat­te­ries du fort de Da­gu à l’em­bou­chure du Haihe

Si vous vi­si­tez la nou­velle zone Bin­hai, il vous faut ab­so­lu­ment vous rendre sur l’em­pla­ce­ment des bat­te­ries du fort de Da­gu à l’em­bou­chure du Haihe. Des sou­ve­nirs an­ciens vous y at­tendent. Vers la fin du XVe siècle, les nou­velles routes de na­vi­ga­tion ou­vertes par le Por­tu­gal et l’Es­pagne inau­gu­raient l’époque océa­nique pla­né­taire, une époque qui n’al­lait pas épar­gner la Chine. George Ma­cart­ney, en­voyé bri­tan­nique et William Pitt Am­her­set, firent part à l’em­pe­reur Jia­qing de la dy­nas­tie des Qing de l’im­por­tance stra­té­gique de for­ti­fi­ca­tions sur cet em­pla­ce­ment qui garde la ca­pi­tale et ouvre une porte di­recte sur l’océan. De­puis lors, le gou­ver­ne­ment des Qing com­men­ça à construire des bat­te­ries du fort de Da­gu et un ba­taillon de ma­rine s’y éta­blit.

Mais l’in­fé­rio­ri­té mi­li­taire chi­noise de cette époque fit que ces dé­fenses ne purent ré­sis­ter à l’at­taque al­liée lors de la guerre de l’Opium. Les bat­te­ries du fort de Da­gu à l’em­bou­chure du Haihe, dont l’em­pla­ce­ment se trouve dans la nou­velle zone Bin­hai, ont été re­cons­truites et sont ou­vertes aux vi­sites. Elles furent té­moins de trois ba­tailles entre 1858 et 1860, et c’est ici que se dé­ci­da la fin de la se­conde guerre de l’Opium qui eut tant de ré­per­cus­sions sur l’his­toire de la Chine contem­po­raine. Ce­ci sou­ligne bien l’im­por­tance stra­té­gique de ces for­ti­fi­ca­tions comme dé­fense ma­ri­time de la ca­pi­tale. Au­jourd’hui, en se pla­çant sur ce lieu char­gé d’his­toire, on a du mal à ima­gi­ner les com­bats san­glants qui ont mar­qué ce pas­sé dou­lou­reux. Au­de­là des sou­ve­nirs, cet épi­sode his­to­rique est au­jourd’hui un en­cou­ra­ge­ment pour la Chine à se dé­ve­lop­per et à dé­fendre son in­dé­pen­dance.

La carte his­to­rique de Tian­jin

Le tem­pé­ra­ment par­ti­cu­lier de la nou­velle zone Bin­hai s’illustre dans le fleuve Haihe et la ri­vière Jiyun qui la tra­versent, sur les­quels on ob­ser­vait au­tre­fois un tra­fic as­sez in­tense de barges trans­por­tant des cé­réales. Ce tra­fic a for­mé la culture lo­cale et l’im­mense golfe de Bo­hai a at­ti­ré l’ar­ri­vée de cultures ex­té­rieures.

Ma­zu, la déesse de la paix ma­ri­time que l’on in­voque en Chine comme à l’étran­ger, est ve­nue à Tian­jin de­puis l’île Meiz­hou si­tuée dans le Sud-Est de la Chine, en sui­vant le trans­port flu­vial des cé­réales. La lé­gende de Ma­zu a été in­tro­duite sur la terre ferme par des ma­rins ve­nus du Sud, et le pre­mier temple dé­dié à la déesse Ma­zu a été construit voi­ci plus de 700 ans.

Un pol­der a été consti­tué ici pour ac­cueillir le Parc cultu­rel de Ma­zu d’une sur­face de 39 000 m². La sta­tue de la déesse Ma­zu, haute de 42,3 m soit l’équi­valent d’un bâ­ti­ment de 14 étages, se com­pose de 858 pierres taillées, est la plus haute sta­tue de Ma­zu au monde.

Le monde compte 5 000 temples de Ma­zu. Ces in­nom­brables construc­tions et lieux de culte ont tis­sé des liens entre les croyances des Chi­nois qui vivent le long de la Route de la Soie ma­ri­time. Jus­qu’à au­jourd’hui, la ville de Tian­jin at­tache tou­jours la même im­por­tance au rayon­ne­ment et au culte de Ma­zu, al­lant de la « Ren­contre sa­crée dé­diée à la Reine du Ciel » de­puis l’époque des em­pe­reurs Kangxi et Qian­long des Qing, jus­qu’au Fes­ti­val du tou­risme de créa­tion ré­cente. Le Parc cultu­rel de Ma­zu si­tué dans la nou­velle zone Bin­hai am­bi­tionne de créer une plate-forme de co­opé­ra­tion et d’échange dans les do­maines éco­no­mique, com­mer­cial et cultu­rel entre les deux rives du dé­troit de Tai­wan, entre Tian­jin et les pays ri­ve­rains de la Route de la Soie ma­ri­time, une pla­te­forme as­so­ciant le tou­risme, le com­merce, les loi­sirs et la res­tau­ra­tion, mais aus­si au ser­vice des cou­tumes po­pu­laires, de la di­plo­ma­tie et du com­merce.

L’his­toire ma­ri­time russe sur un porte-avions

En par­lant d’am­biance exo­tique, une autre at­trac­tion très cou­rue à Tian­jin est l’an­cien porte-avions russe. Le Kiev était à l’époque de sa construc­tion le plus grand porte-avions du monde et au­jourd’hui la ve­dette du Parc à thème du porte-avions de Bin­hai. Il a quit­té son port d’at­tache en mai 2000 pour ar­ri­ver sans en­combre au quai Nan­jiang du port de Tian­jin le 29 août après une croi­sière de 16 850 milles ma­rins en 102 jours, un ex­ploit dans l’his­toire de la na­vi­ga­tion.

Les tou­ristes peuvent mon­ter à bord du Kiev et y ad­mi­rer les uni­formes des ma­rins, les armes qu’ils em­ployaient et des mé­dailles dé­cer­nées au­tre­fois aux plus va­leu­reux. Des pan­neaux re­tracent l’his­toire du bâ­ti­ment, et il faut lire at­ten­ti­ve­ment les ex­pli­ca­tions et suivre les iti­né­raires de vi­site pour conser­ver une vi­sion d’en­semble au mi­lieu des nom­breuses anec­dotes et des per­son­nages his­to­riques.

Le Parc à thème du porte-avions de Bin­hai est au fi­nal un grand parc construit au­tour des thé­ma­tiques na­vale et mi­li­taire et créé pour mettre en va­leur la res­source tou­ris­tique très par­ti­cu­lière of­ferte par ce porte-avions désar­mé. Des ac­ti­vi­tés sont pro­po­sées, dont la vi­site du porte-avions pro­pre­ment dite, la dé­mons­tra­tion d’armes, des ex­po­sés thé­ma­tiques, des jeux et ac­ti­vi­tés phy­siques d’ex­té­rieur, des confé­rences et ex­po­si­tions, l’édu­ca­tion sur la dé­fense na­tio­nale, et en­fin le tour­nage de films et de té­lé­films.

Mais la culture russe est elle aus­si pré­sente à Tian­jin, en par­ti­cu­lier dans la rue de la culture russe, qui pré­sente aux vi­si­teurs quelques fleu­rons de l’ar­chi­tec­ture russe ou en­core des pro­duits ali­men­taires en pro­ve­nance de dif­fé­rentes pro­vinces de notre voi­sin du Nord.

Tou­risme in­dus­triel

Le tou­risme in­dus­triel est très à la mode, et la nou­velle zone Bin­hai est là aus­si fière de pré­sen­ter quelques sites par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sants. La so­cié­té fran­çaise Ci­troën or­ga­nise des vi­sites des chaînes de pro­duc­tion au­to­mo­bile qu’elle a créées ici dès les an­nées 1950.

La nou­velle zone Bin­hai oeuvre à faire des sciences et des tech­niques les ga­rants de l’ave­nir, re­flé­tant dans sa pla­ni­fi­ca­tion ur­baine quelques-uns des grands chan­tiers et des réus­sites com­mer­ciales qui ont ja­lon­né l’his­toire de la ville : une fu­sée sym­bo­lise l’in­dus­trie aé­ro­spa­tiale, un avion, l’usine d’Air­bus, la tour de raf­fi­ne­rie, l’in­dus­trie pé­tro-chi­mique, la lo­co­mo­tive, l’usine d’as­sem­blage des trains à grande vi­tesse, et en­fin le na­vire, les chan­tiers na­vals. Ain­si la nou­velle zone Bin­hai re­çoit ses vi­si­teurs en fai­sant la dé­mons­tra­tion de l’es­prit et des ca­pa­ci­tés de Tian­jin.

On peut vi­si­ter les ate­liers d’as­sem­blage de Air­bus (Tian­jin) Fi­nal As­sem­bly Co., Ltd, où cinq A320 sont en cours d’as­sem­blage, éten­dus si­len­cieux sur d’im­menses por­tiques, sages comme des bé­bés. C’est ici que l’on ap­prend que plus de 300 Air­bus sont dé­jà sor­tis de ces ate­liers de­puis leur mise en ser­vice en 2008.

La vi­site de la base de la grande fu­sée est l’une des dé­cou­vertes les plus émou­vantes. C’est ici même qu’a été réa­li­sé l’as­sem­blage des fu­sées Longue Marche 5 et Longue Marche 7, les plus mo­dernes et les plus puis­santes fa­bri­quées en Chine. Le 25 juin 2016 à 8 h 22 et le 3 no­vembre 2016 à 20 h 43 les deux fu­sées

se sont élan­cées vers le ciel pour pla­cer sur or­bite les élé­ments d’un la­bo­ra­toire spa­tial chi­nois ha­bi­té. Mis­sion ac­com­plie qui re­pré­sente une nou­velle étape dans la conquête chi­noise de l’es­pace.

Les mo­teurs pro­pul­sant ces fu­sées ont été dé­ve­lop­pés in­té­gra­le­ment par des in­gé­nieurs chi­nois. 400 élé­ments des tuyères ont été as­sem­blés et sou­dés par des ou­vriers dont la mi­nu­tie et les com­pé­tences pro­fes­sion­nelles ont été cru­ciales, car on sait qu’un mi­cro­mètre d’écart par rap­port aux di­men­sions pré­vues peut pro­vo­quer un écart d’or­bite de plu­sieurs ki­lo­mètres dans l’es­pace... Dans ce do­maine, l’échec n’est pas per­mis.

Le pro­jet de parc tou­ris­tique in­dus­triel, lan­cé en 2011, a connu un dé­ve­lop­pe­ment ra­pide. Cinq ou six pro­grammes ont été lan­cés, dont le pro­gramme à thème « Fes­ti­val de l’in­dus­trie de la nou­velle zone Bin­hai ».

Les zones hu­mides

Tian­jin est si­tuée dans une zone cô­tière du del­ta du fleuve Haihe. Les zones hu­mides et ma­ré­ca­geuses sont très nom­breuses par ici, et la nou­velle zone Bin­hai leur fait la part belle. Des zones spé­cia­le­ment pro­té­gées et amé­na­gées pour faire de la nou­velle zone un pa­ra­dis pour les oi­seaux, mais aus­si pour la faune et la flore en­do­gène qui doivent être pré­ser­vées.

La zone hu­mide de Bei­da­gang, la plus grande de Tian­jin, pré­sente une très riche bio­di­ver­si­té. Son éco­sys­tème com­plet est si bien pré­ser­vé que les ex­perts in­ter­na­tio­naux dans ce do­maine n’ont pu qu’ex­pri­mer leur ap­pré­cia­tion de ces amé­na­ge­ments éco­lo­giques, lui at­tri­buant une note de 0,996 point, soit une éva­lua­tion qua­si-par­faite. L’usage in­ter­na­tio­nal veut qu’une zone hu­mide qui rem­plit l’une des trois condi­tions sui­vantes peut être qua­li­fiée de zone hu­mide im­por­tante sur le plan in­ter­na­tio­nal : pré­sence de plus de 10 000 oies sau­vages, de plus de 20 000 oi­seaux aqua­tiques ou plus de 1 % d’oi­seaux en voie d’ex­tinc­tion. La zone hu­mide de Bei­da­gang rem­plit toutes ces condi­tions, une ca­rac­té­ris­tique mal­heu­reu­se­ment très rare de nos jours dans la ré­gion cô­tière de l’Est de la Chine, voire dans la rive ouest du Pa­ci­fique.

Lors de notre ar­ri­vée à la zone hu­mide de Bei­da­gang, nous avons ob­ser­vé des oi­seaux aqua­tiques dans leur mi­lieu na­tu­rel, des cygnes, des ci­gognes blanches d’Orient, des hé­rons, des mouettes à bec rouge. La flore aqua­tique est elle aus­si très va­riée, se com­pose d’acores, d’iris, de né­nu­phars et d’autres plantes aqua­tiques. C’est in­croyable qu’un lieu ain­si pro­té­gé ait pu sur­vivre au mi­lieu d’une telle zone ur­ba­ni­sée rem­plie d’en­tre­prises de haute tech­no­lo­gie, et conti­nue d’ac­cueillir un si grand nombre d’oi­seaux mi­gra­teurs.

Où des pa­que­bots de croi­sière vous amènent dans un rêve bleu

Le 13 juillet 2016, le pre­mier pa­que­bot à thème poé­tique est par­ti de la nou­velle zone Bin­hai pour en­ta­mer une croi­sière en Asie du Nord-Est. Par­tis du port des pa­que­bots de croi­sière in­ter­na­tio­nale de Tian­jin, les pas­sa­gers-poètes se sont lan­cés à la quête d’un rêve bleu ma­rine.

Le port d’at­tache des pa­que­bots de Tian­jin, le plus grand d’Asie, com­prend quatre em­bar­ca­dères qui per­mettent d’ac­cueillir les plus grands pa­que­bots en ser­vice dans le monde.

Royal Ca­rib­bean In­ter­na­tio­nal, Cos­ta Cruise Lines, et d’autres opé­ra­teurs en­core ont ou­vert les uns après les autres des croi­sières à des­ti­na­tion du Ja­pon et de la Ré­pu­blique de Co­rée pour une du­rée com­prise entre cinq et dix nuits. D’autres opé­ra­teurs de croi­sières re­con­nus tels que Prin­cess Cruises, Crys­tal Cruises et NYK Cruises ont lan­cé des iti­né­raires à des­ti­na­tion de Hong Kong.

Dé­gus­ter un thé sur la plage du golfe de Dong­jiang

Les vi­si­teurs de la nou­velle zone Bin­hai peuvent pro­fi­ter de la côte dans le golfe de Dong­jiang, qui est la seule por­tion de la côte do­tée de plages entre Bei­jing et Tian­jin.

Le golfe de Dong­jiang sa­tis­fait à tous les dé­si­rs des va­can­ciers et amou­reux des plages : bun­ga­lows don­nant sur la mer, rue des res­tau­rants pour la dé­gus­ta­tion de fruits de mer, rue cultu­relle pour les ac­ti­vi­tés de soi­rée.

Le va­can­cier a le choix entre le far­niente ou les loi­sirs ac­tifs. Bière la plus fraîche ac­com­pa­gnée de fruits de mer tout juste pê­chés dans le res­tau­rant Jin­ding ou une mai­son­nette de bois de la rue des fruits de mer, en­tou­ré des vagues, de la plage, du vent de mer et des mouettes ? Ou bien faire une pro­me­nade en hors-bord, de la voile, de la planche à voile, du pa­ra­chute vo­lant, du ski nau­tique et de la mo­to de plage ? La côte du golfe de Dong­jiang pro­pose tous les plai­sirs bleus.

D’autres lieux pit­to­resques existent en­core dans cette nou­velle zone Bin­hai, comme par exemple Fan­ta­wild Ad­ven­ture et le Pa­lais po­laire et océa­nique de Tian­jin. Des parcs de di­ver­tis­se­ment pour en­fants qui savent éga­le­ment pro­cu­rer aux adultes la sen­sa­tion de voya­ger dans l’es­pace et le temps et de sa­vou­rer les mer­veilles de la mer. L’an­cienne bour­gade de Bei­tang qui date de la dy­nas­tie des Qing est au­jourd’hui un centre des sciences et des tech­niques de pointe, puis­qu’elle abrite le parc scien­ti­fique de Zhong­guan­cun (Bei­jing).

Gare TGV de Yu­jia­pu

Spec­tacle de mo­tos dans le Parc à thèmes du porte-avions de Bin­hai

Zone de libre-échange de Tian­jin

Le port d’at­tache des pa­que­bots de Tian­jin

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