Grandes cha­leurs

China Today (French) - - CULTURE -

Les Grandes cha­leurs ( da­shu) com­mencent cette an­née le 22 juillet. Comme leur nom l’in­dique, ce­la est une pé­riode beau­coup plus chaude que les Pe­tites cha­leurs. En ef­fet, cette pé­riode an­nonce les jours pé­nibles ap­pe­lés fu­tian en chi­nois. De ma­nière plus pré­cise, les pé­riodes les plus chaudes de l’été sont ha­bi­tuel­le­ment di­vi­sées en trois pé­riodes : mi-juillet, fin juillet à dé­but août, et mi-août. Au cours de ces trois pé­riodes, le so­leil at­teint son apo­gée, et les plantes et les cultures qui aiment les hautes tem­pé­ra­tures poussent aus­si vite qu’elles le peuvent. Les ca­tas­trophes mé­téo­ro­lo­giques comme la sé­che­resse, les inon­da­tions et les tem­pêtes de vent se pro­duisent fré­quem­ment du­rant ces pé­riodes. Pen­dant ces jours de cha­leur étouf­fante, la plu­part des Chi­nois pré­fèrent man­ger de la nour­ri­ture froide, mais dans cer­taines ré­gions, on pri­vi­lé­gie les plats chauds pour ac­cueillir les Grandes cha­leurs. Après elles, l’au­tomne ar­rive tran­quille­ment.

Le temps est in­stable après les Grandes cha­leurs, comme le dé­crit ce vers de poé­sie : « Il fait beau à l’est, à l’ouest la pluie tombe. » Les orages sont fré­quents, mais au moins, ils contri­buent à rendre la cha­leur moins étouf­fante.

En chi­nois, on ap­pelle la lu­ciole « sca­ra­bée de feu ». On trouve des espèces aqua­tiques et ter­restres qui émettent de la lu­mière. Ces der­nières pré­fèrent les en­droits chauds et hu­mides et se placent sou­vent sous l’herbe, c’est pour­quoi les Chi­nois an­ciens pen­saient qu’elles nais­saient d’herbe dé­com­po­sée. Lors d’une nuit d’été calme, si les lu­cioles vi­re­voltent, c’est un signe que la fraî­cheur de l’au­tomne ar­rive.

La bal­sa­mine des jar­dins ap­pré­cie la lu­mière du so­leil. Elle est uti­li­sée en re­mède de grand-mère pour les pro­blèmes de peau. Ses fleurs co­lo­rées évoquent des pa­pillons. Les Chi­nois les sur­nomment « fleurs d’ongle », car les jeunes filles aiment les écra­ser et les uti­li­ser pour co­lo­rer leurs ongles. En mé­de­cine tra­di­tion­nelle, on pense que cette tein­ture des ongles peut ré­duire la cha­leur in­terne du corps et ai­der les gens à sup­por­ter les jours de forte cha­leur.

Pour les agri­cul­teurs, les Grandes cha­leurs sont le mo­ment idéal pour la ré­colte du riz. Bien qu’il soit pé­nible de tra­vailler aux champs sous la ca­ni­cule, les pay­sans n’ont que peu de temps pour s’as­su­rer que chaque grain de riz est mis à l’abri dans les granges.

Dans la soi­rée, lorsque la cha­leur dans l’air s’apaise, une brise fraîche ca­resse les vi­sages. Après une jour­née bien remplie, les gens peuvent se dé­tendre au bord des ri­vières ou sous les arbres en ba­var­dant et pro­fi­tant de la fraî­cheur du soir avant l’ar­ri­vée d’un nou­veau jour.

(Une sé­rie pro­po­sée par La Chine au pré­sent sur la base de l’ou­vrage Les 24 pé­riodes so­laires pu­blié par Dol­phin Books)

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