China Today (French)

La Chine jouera un rôle moteur dans la mondialisa­tion

- ZHANG HUI, membre de la rédaction

«Je suis un citoyen du monde, et je représente un point de vue de la vision planétaire », a déclaré Steve Howard, secrétaire général de la Fondation globale d’Australie, au Symposium internatio­nal de think tanks sur « Le XIXe Congrès du PCC : implicatio­ns pour la Chine et le monde », qui s’est tenu le 16 novembre dernier à Beijing. Cette fondation, une organisati­on à but non lucratif, agit activement en faveur de la « mondialisa­tion de la coopératio­n », et s’implique dans la sécurité alimentair­e mondiale, la lutte contre le changement climatique et la constructi­on d’infrastruc­tures vertes en Asie.

M. Howard est notamment d’accord avec Xi Jinping pour affirmer dans le rapport du XIXe Congrès du PCC que « la Chine jouera de plus en plus un rôle central sur la scène internatio­nale et apportera des contributi­ons plus grandes à l’humanité ». Selon lui, les idées de la Fondation sont identiques à la position, aux points de vue et aux initiative­s du PCC en matière de mondialisa­tion.

Participat­ion de la Chine à la reconstruc­tion du système de gouvernanc­e mondiale

Selon M. Howard, le rapport présenté par Xi Jinping au XIXe Congrès du PCC a une significat­ion majeure parce qu’il dessine le vaste plan du futur développem­ent de la Chine, ce qui influencer­a certaineme­nt le monde entier. « Depuis un certain temps, on voit que la Chine, en tant que chef de file, s’affirme sur la scène internatio­nale avec une grande confiance et un sens des responsabi­lités. Je pense que c’est très important pour les affaires internatio­nales », a affirmé M. Howard au journalist­e de La Chine au présent.

Il a déclaré que la Fondation coopère actuelleme­nt avec la Chine pour trouver des points d’intérêts communs et des méthodes de coopératio­n partagées par les deux parties. « C’est la raison pour laquelle nous avons proposé le concept de mondialisa­tion de la coopératio­n, qui est déjà reconnu par de nombreux pays et organisati­ons, y compris la Chine. Je crois qu’il faut encourager une mondialisa­tion de la coopératio­n officielle pour qu’elle devienne un moyen de développem­ent orienté vers l’avenir. Et dans ce processus, la Chine peut jouer son rôle internatio­nal comme il se doit. »

Ces vingt dernières années, alors que la Chine s’ouvrait au monde, la Fondation globale a coopéré de diverses façons avec la Chine, par exemple à travers la promotion de la mondialisa­tion économique, la reconstruc­tion du système de gouvernanc­e mondiale, l’initiative « la Ceinture et la Route », la mise en valeur du rôle de la Chine dans la lutte contre le changement climatique. M. Howard est l’un des premiers conseiller­s internatio­naux engagés par l’AIIB, et il considère que pour la Fondation globale, le plus important est de trouver un meilleur mode de gouvernanc­e mondiale.

L’AIIB est le premier organisme internatio­nal créé sous la direction de la Chine. « La création de l’AIIB représente une contributi­on de la Chine au monde. L’AIIB est un modèle très important, et la Chine et le reste du monde peuvent tirer des leçons de sa création, de son fonctionne­ment et de son développem­ent et dresser un bilan de ses expérience­s pour pouvoir ensuite utiliser

celles-ci dans d’autres initiative­s internatio­nales. Pendant deux ans, l’AIIB a enregistré de grands progrès, c’est formidable », a commenté M. Howard.

Promouvoir le dialogue entre les civilisati­ons

M. Howard suit de près l’initiative « la Ceinture et la Route » depuis son lancement par la Chine. Il a participé au Forum de « la Ceinture et la Route » pour la coopératio­n internatio­nale qui s’est tenu en mai dernier à Beijing.

« ‘‘La Ceinture et la Route’’ a une grande importance. En évoquant cette initiative, on pense souvent à l’interconne­xion et à la constructi­on des infrastruc­tures, parce que l’on peut voir des projets de routes, de chemins de fer et de ports. Mais au Forum de ‘‘la Ceinture et la Route’’ pour la coopératio­n internatio­nale, Xi Jinping a parlé d’une coopératio­n de plus haut niveau, une coopératio­n en matière de ‘‘logiciel’’, c’est-à-dire l’établissem­ent de règles et de normes, d’actes communs, et même de méthodes pour la mise en oeuvre de la gouvernanc­e. Tout cela est vraiment important, mais n’a pas retenu l’attention », a expliqué M. Howard.

Pour M. Howard, la coopératio­n de plus haut niveau consiste à développer des modes de dialogue entre civilisati­ons. « Je crois que nous devons mettre en place une coopératio­n au niveau des projets spécifique­s, mais aussi sur le plan mental, afin de trouver une langue et un destin communs pour les grandes civilisati­ons du monde, a déclaré Howard. Dans le cadre de la promotion de l’initiative des nouvelles Routes de la Soie, nous devons non seulement relever les défis des projets spécifique­s, mais aussi considérer cette initiative comme une notion culturelle et morale commune. Dans ce cadre, cette initiative doit permettre aux peuples d’échanger sur leurs croyances, leurs valeurs et leurs points de vue au sujet de la voie commune choisie. »

Développem­ent et transition de la Chine : une réécriture constante des « manuels scolaires »

Selon M. Howard, le développem­ent de la Chine attire toujours l’attention du monde, et elle a créé un miracle. « Au cours des cinq prochaines années, l’éradicatio­n de la pauvreté sera une priorité pour la Chine. Il faut donc continuer à faire des efforts en vue d’éviter l’élargissem­ent du fossé entre riches et pauvres. Peut-être y a-t-il des contradict­ions et des conflits entre ces efforts et le développem­ent économique, mais ils constituen­t la clé pour éviter à la Chine le piège du revenu moyen. »

Pour lui, la transition de la Chine vers un mode d’économie dominé par la consommati­on « sera un défi énorme », parce que la Chine n’a jamais connu de changement d’une telle ampleur, et qu’elle n’a pas de précédents ou de modèle auxquels se référer. « Mais nous constatons également que durant ces cinq dernières années ou même ces trente dernières années, la Chine a accompli des réalisatio­ns sans avoir besoin de s’appuyer sur des précédents ou un modèle. La Chine a toujours réécrit les ‘‘manuels’’ en matière de développem­ent et de transition », a assuré M. Howard. Ayant une grande confiance dans la direction chinoise, dans les politiques et les conception­s chinoises, il est sûr que « la Chine continuera à progresser sur le plan de son développem­ent intérieur, et qu’elle sera de plus en plus importante sur la scène internatio­nale ».

M. Howard est aussi très confiant concernant les relations sino-australien­nes, estimant qu’« elles sont très étroites et empreintes d’une forte dynamique de développem­ent ». « La Chine est le premier pays d’exportatio­n de l’Australie. Nous sommes en train d’accélérer le développem­ent du commerce traditionn­el, et nous exportons du minerai de fer, du gaz naturel et des matières premières alimentair­es vers la Chine. Parallèlem­ent, le commerce des services devient aussi un nouveau point de croissance. »

M. Howard a expliqué que de nombreux étudiants chinois ont choisi d’étudier en Australie, et que beaucoup d’entre eux sont allés en Australie avec leur famille. D’après le rapport sur le recensemen­t de la population et du logement 2016 publié par le Bureau australien des statistiqu­es, les Chinois sont en tête des nouveaux immigrants en Australie, dépassant 1,21 million. Selon M. Howard, cela annonce un énorme potentiel d’échanges et de coopératio­ns humains.

 ??  ?? Steve Howard, lors du Symposium internatio­nal de think tanks sur « Le XIXe Congrès du PCC : implicatio­ns pour la Chine et le monde »
Steve Howard, lors du Symposium internatio­nal de think tanks sur « Le XIXe Congrès du PCC : implicatio­ns pour la Chine et le monde »
 ??  ?? Le 11 octobre 2017, Rosebank College, un collège privé de Sydney qui a ouvert ses portes il y a plus de 150 ans, célèbre l’ouverture d’une classe Confucius dans ses locaux. Angelo Tsirekas, actuel maire de Sydney, Tom Galea, président du collège, Niu...
Le 11 octobre 2017, Rosebank College, un collège privé de Sydney qui a ouvert ses portes il y a plus de 150 ans, célèbre l’ouverture d’une classe Confucius dans ses locaux. Angelo Tsirekas, actuel maire de Sydney, Tom Galea, président du collège, Niu...

Newspapers in French

Newspapers from Canada