Une pre­mière dans l'his­toire de l'in­dus­trie du ci­né­ma chré­tien en Egypte

Comme vous êtes de­ve­nus si beaux, O tristes jours telle une Cou­ronne sur ma tête est l'Église in­crus­tée de sang et de larmes... la cou­ronne de la Sain­te­té le mar­tyre vic­to­rieux ayant be­soin du nom de Jé­sus- Ch­rist... Comme nous vi­vons dans une ère de la f

Watani Francophone - - الصفحة الأمامية - Mi­chael Victor

Au Théâtre An­ba Rweiss dans l'en­ceinte de la ca­thé­drale Saint-Marc à Abas­siya, au Caire, le Pape Ta­wa­dros II a as­sis­té à une pro­jec­tion spé­ciale du film des "49 martyrs de She­heat [Scé­té] ", pro­duit par le Mo­nas­tère Saint Ma­caire (Abou-Ma­qar).

La cé­lé­bra­tion du soir a com­men­cé avec un cer­tain nombre d'hymnes et mé­lo­dies coptes exé­cu­tées par la cho­rale de l'Église Saint-Marc à Hé­lio­po­lis, di­ri­gée par George La­tif.

Ce­la a été sui­vi par le mot de l'évêque Epi­fa­nius, évêque et Su­pé­rieur du mo­nas­tère Saint Ma­caire qui a pré­sen­té le film. Son Emi­nence étant en voyage à l'étran­ger, le mot a été lu par le di­rec­teur de la so­cié­té des mé­dias de Hong Kong M. Med­hat Fa­rouk Fa­nous. Dans le texte du dis­cours, il s'est ex­pri­mé en ces termes:

"À la de­mande des Pères moines of­frant des prières de re­mer­cie­ment et ayant de­man­dé le suc­cès de cette cé­lé­bra­tion ho­no­rée par la pré­sence de Sa Sain­te­té le Pape Ta­wa­dros II d'Alexan­drie, nous sommes heu­reux de la pro­jec­tion spé­ciale du film 'les qua­rante-neuf martyrs de Shea­hat (Scé­té)' qui ont don­né leur vie en sa­cri­fice pour l'amour du Sei­gneur".

Il a ajou­té: "Je loue le Père Mat­ta alMas­kine quand, dans son dis­cours pour leur com­mé­mo­ra­tion, le 26 du mois de Tou­ba, 3 Fé­vrier 1974, il a dit: "En un mo­ment de la jour­née et en un éclair de flashs d'épée, le so­leil a dis­pa­ru, ils ont quit­té l'en­semble du mo­nas­tère, et en l'ab­sence du sol, des clô­tures, leurs yeux se sont ou­verts tout à coup sur les gloires qui ne sont pas de cet âge, et la lu­mière éton­nante: c'est le vi­sage de Jé­sus, en fin de compte, ce fut leur jour­née et leur so­leil et leur mo­nas­tère heu­reux! Ils ont tous pe­sé dans la ba­lance et ont trou­vé le nou­veau et leur ré­com­pense bien­heu­reuse. Ils ont pris en com­mande plus de dix villes, et il était chan­ceux que notre mo­nas­tère fût dans l'une de ces dix villes... Ce sont les an­ciens des martyrs qui ont vou­lu vo­lon­tiers ga­gner ce mo­nas­tère, tan­dis que les Ber­bères étaient ve­nus en 444 et vou­laient les tuer.

Ils ont pris ce qu'ils pen­saient qu'il y avait dans l'église du mo­nas­tère, ils ont re­çu le mar­tyr pour le nom du Ch­rist mais les Ber­bères ne sont pas en­trés dans le fort, et les moines se sont ca­chés et sont de­ve­nus la ligne de dé­fense et des for­te­resses pour dé­fendre le mo­nas­tère pour des cen­taines d'an­nées. Par leurs prières ils ont in­ter­cé­dé pour re­pous­ser les hordes des té­nèbres du Mo­nas­tère, tout en in­ter­cé­dant pour leur mo­nas­tère et le Ch­ris­tia­nisme.

Le film a en­suite été pro­je­té. Pour la pre­mière fois, en re­gar­dant cet ou­vrage chré­tien, j'ai sen­ti sa ma­tu­ri­té et sa splen­deur, étant in­té­res­sé à la ques­tion de la mis­sion de la foi mes­sia­nique, la pré­di­ca­tion et sa pré­sen­ta­tion avec une telle pro­fon­deur.

Tra­vail im­pé­rieux

Réa­li­sé par Joseph Na­bil et écrit par Ma­her Za­ki, le film met en ve­dette un cer­tain nombre d'ac­teurs et ac­trices égyp­tiens, par­mi les­quels Ha­ny Ram­zy, Lot­fy La­bib, Sa­mir Fah­my, Ma­her La­bib, Men­na Ga­lal, Ihab Sob­hy, Ga­mil Bar­soum, et Ali Ab­del-Ra­him, ain­si que beau­coup d'autres, avec la voix de Ma­gued al-Ked­wa­ni.

Nash'at Za­q­la­ma a fait la vé­ri­fi­ca­tion his­to­rique, et le Père Mous­sa Rou­sh­dy a écrit et chan­té les hymnes.

Le film est une étape im­por­tante dans la pro­duc­tion d'oeuvres dra­ma­tiques chré­tiennes. Une ex­cel­lente uti­li­sa­tion a été faite de la technologie mo­derne en ce qui concerne la clar­té des scènes de l'écran, et le mé­lange ho­mo­gène des scènes et des gra­phiques. Le dé­cor d'époque et les cos­tumes ont été mé­ti­cu­leu­se­ment conçus, et les ac­teurs et ac­trices ont rem­pli leurs rôles avec maî­trise.

Par­mi les élé­ments les plus im­por­tants du suc­cès du film était sa mu­sique qui était fas­ci­nante et im- pres­sion­nante, et a tra­vaillé à en­tre­la­cer tous les élé­ments du ci­né­ma. Les pa­roles et les mé­lo­dies étaient pro­fondes et en mou­ve­ment, et mirent en évi­dence la si­gni­fi­ca­tion des évé­ne­ments.

Étant don­né que l'his­toire de ces 49 martyrs est écrite dans une page ou deux, le scé­na­rio et le dia­logue qui ont été mis dans un long mé­trage de 120 mi­nutes re­flète la ré­flexion et le dé­tail qui est en­tré dans le tra­vail. Le dia­logue écrit par Ma­her Za­ki, était tout à fait réa­liste et mo­bile; en ef­fet, il a ap­por­té à la vie le fait que les luttes au cours de ces loin­tains siècles n'étaient pas dif­fé­rentes de celles qui ont lieu dans notre 21ème siècle.

Il est à no­ter que les Coptes, quand ils montrent la créa­ti­vi­té, leurs rôles peuvent être na­tu­rel­le­ment re­mar­quables dans les films chré­tiens, mais nos frères mu­sul­mans nous ont don­né une oeuvre créa­tive pour la­quelle ils mé­ritent un Os­car.

En fait, le suc­cès du film dé­pend non seule­ment de la per­for­mance de re- pré­sen­ta­tion, mais aus­si d'un ex­cellent choix pour toutes les prises de vue et les angles et les dé­cors ma­gni­fiques, ain­si que l'in­té­gra­tion des gra­phiques pour la pre­mière fois dans l'in­dus­trie ci­né­ma­to­gra­phique chré­tienne en Egypte d'une ma­nière pro­fes­sion­nelle et la char­mante mu­sique a joué un rôle im­por­tant gen­ti­ment, sans ou­blier la pré­ci­sion du mon­tage, ce qui était une grande par­tie du suc­cès du film, où le su­jet fil­mé est mon­tré dans la ma­gni­fique sé­quence d'ou­tils et de dé­pla­ce­ment entre la scène et l'autre d'une ma­nière pro­fes­sion­nelle.

Il y avait un tri­angle d'or pour la sor­tie éblouis­sante de ce film, à tra­vers

la pro­duc­tion qui a ser­vi comme l'épine dor­sale de l'oeuvre, comme il a uti­li­sé le pro­duit de la plus haute technologie et à condi­tion que toutes les exi­gences soient rem­plies et ce­ci est ce qui est ap­pa­ru sur l'image à la fin, tan­dis que l'autre côté du Tri­angle d'Or est l'ar­ticle du scé­na­rio et le dia­logue his­to­rique, qui a mis en évi­dence l'en­droit où tous les do­maines de la créa­ti­vi­té sont va­lo­ri­sés, et la mise en scène est la troisième étape de base pro­fes­sion­nel­le­ment et le réa­li­sa­teur a ain­si ac­com­pli une étape im­por­tante dans l'his­toire du ci­né­ma égyp­tien chré­tien.

Après que le film a été pro­je­té, le Pape Ta­wa­dros a loué le film, et ho­no­ré tous ceux qui y ont pris part.

Il a en outre fait part de son sou­hait de réa­li­ser tou­jours ces films sé­rieux dans le conte­nu, pro­fonds dans leur pré­sen­ta­tion, éblouis­sants dans leur image et sin­cères dans l'en­sei­gne­ment de l'Eglise copte or­tho­doxe.

His­toire du 5ème siècle

Se­lon le Sy­naxaire copte, les qua­rante-neuf Pères de She­heat, l'en­voyé de l'em­pe­reur Mar­ti­nos et son fils Zeus, ont été mar­ty­ri­sés au 5ème siècle.

L'Em­pe­reur Théo­dose le Jeune, fils de l'em­pe­reur Ar­ca­dius, n'a pas eu un fils. Il a écrit aux an­ciens de She­heat leur de­man­dant de prier Dieu de lui ac­cor­der un fils. Saint Isi­dore a écrit de nou­veau pour lui dire que Dieu n'a pas la vo­lon­té pour lui d'avoir un fils. Mais cer­taines per­sonnes ont conseillé à l'Em­pe­reur de prendre une autre femme afin d'avoir une pro­gé­ni­ture pour hé­ri­ter du trône. Il a alors en­voyé un émis­saire nom­mé Mar­ti­nos à She­heat afin de les consul­ter. Mar­ti­nos avait un fils nom­mé Zeus qui l'a ac­com­pa­gné lors de sa vi­site aux an­ciens afin de re­ce­voir leurs bé­né­dic­tions. Mais les an­ciens de She­heat ont adhé­ré à leur pre­mier point de vue.

Avant que Mar­ti­nos ne puisse ren­trer à la mai­son, les Ber­bères païens ont at­ta­qué le mo­nas­tère et abat­tu 48 an­ciens. Mar­ti­nos et son fils se ca­chaient. Le fils le­va les yeux et vit les anges pla­cer les cou­ronnes de gloire sur les an­ciens qui ont été tués. Le fils dit à son père: «Je vois des êtres spi­ri­tuels mettre des cou­ronnes sur les têtes des an­ciens. Je vais re­ce­voir une cou­ronne comme eux. "Son père a ré­pon­du:« Et je vais aus­si al­ler avec toi, mon fils. » Les deux se sont ré­vé­lés aux Ber­bères. Ils ont été tués et ont re­çu la cou­ronne du mar­tyre. Les moines des­cen­dirent de la tour du mo­nas­tère et en­se­ve­lirent les martyrs dans une cel­lule.

Vers la fin du XVIIIe siècle, Ibra­him El-Go­ha­ry leur fit construire une cha­pelle et y trans­fé­ra leurs corps. Leurs corps se trouvent au­jourd'hui dans une cha­pelle dans le mo­nas­tère de Saint Ma­caire.

Il s'agit de la cha­pelle des 49 Martyrs mas­sa­crés lors d’une at­taque ber­bère en 444; ils avaient re­fu­sé de se ré­fu­gier dans la tour, leurs tom­beaux et un re­gistre ma­nus­crit avec leurs noms sont pré­sents dans ce site ain­si que trois su­perbes co­lonnes du Ve siècle et le sym­bole des au­truches, signe de ré­sur­rec­tion.

Le Pape Ta­wa­dros re­met­tant un prix

Newspapers in French

Newspapers from Egypt

© PressReader. All rights reserved.