Le pré­sident à la Mai­son Blanche

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L'ap­pel té­lé­pho­nique entre les deux pré­si­dents Ab­del Fat­tah Al-Sis­si et Do­nald Trump, et sur­tout, la visite at­ten­due d'Al-Sis­si à Wa­shing­ton ont plu­sieurs rai­sons qui peuvent être clas­sées en deux seg­ments…

Pre­miè­re­ment: la pers­pec­tive ré­gio­nale. Il s'agit d'une phase dans la­quelle les lob­byistes uti­lisent toutes leurs mé­thodes d'in­fluence pour ser­vir les pays et les groupes pour les­quels les pre­miers tra­vaillent, afin de mettre des causes pré­cises à l'ordre du jour du pré­sident amé­ri­cain. C'est ce qui a été fait par le Pre­mier mi­nistre is­raé­lien Ben­ja­min Ne­ta­nya­hu quand il a de­man­dé d'ef­fec­tuer une visite la Mai­son Blanche après l'in­ves­ti­ture du pré­sident.

Les pays arabes doivent avoir leur propre mot, en par­ti­cu­lier qu'ils sont de­ve­nus une arène pour les conflits non-arabes ré­gio­naux. Du point de vue des États-Unis, l'Egypte est consi­dé­rée comme le prin­ci­pal par­te­naire de la ré­gion et le pré­sident amé­ri­cain doit en­tendre di­rec­te­ment les di­ri­geants de la ré­gion sur leurs points de vue sur la ré­so­lu­tion des pro­blèmes de la ré­gion.

L'Egypte et son lea­der­ship ac­tuel ont prou­vé qu'ils sont plus réa­listes en termes de so­lu­tions par rap­port à de nom­breux pays voi­sins; il est donc né­ces­saire de ne pas lais­ser l'arène à Israël ou à des pays qui pré­fèrent leurs in­té­rêts na­tio­naux à la sta­bi­li­té gé­né­rale de la ré­gion.

De plus, l'Égypte a be­soin d'un sou­tien in­ter­na­tio­nal pour main­te­nir sa sé­cu­ri­té de l'eau et re­ce­voir un sou­tien ap­pro­prié dans sa guerre contre le ter­ro­risme, sur­tout que le pré­sident amé­ri­cain semble com­prendre le di­lemme du com­merce de la re­li­gion dans la ré­gion.

A cet égard, au mi­lieu de vagues de cri­tiques et de pro­tes­ta­tions, Trump avait twee­té que «les chré­tiens du Moyen-Orient ont été exé­cu­tés en grand nombre. Nous ne pou­vons pas lais­ser cette hor­reur conti­nuer! "

Son tweet vient après avoir lais­sé en­tendre dans une interview té­lé­vi­sée, peu de temps avant l'in­ter­dic­tion d'en­trée, que les chré­tiens de- man­deurs d'asile de­vraient être une prio­ri­té dans un pro­gramme de ré­fu­giés ré­no­vé.

Lors­qu'on lui a de­man­dé s'il consi­dé­rait les chré­tiens per­sé­cu­tés comme «une sorte de prio­ri­té» en ce qui concerne l'oc­troi du sta­tut de ré­fu­gié à des non-ci­toyens, Trump a dé­cla­ré dans une interview au Ch­ris­tian Broad­cas­ting Net­work: «Oui».

«Ils ont été hor­ri­ble­ment trai­tés. Sa­vez-vous si vous étiez chré­tien en Syrie, il était im­pos­sible, au moins très dif­fi­cile d'en­trer aux États-Unis? Si vous étiez un mu­sul­man, vous pou­viez en­trer, mais si vous étiez chré­tien, c'était presque im­pos­sible et la rai­son était si in­juste, tout le monde était per­sé­cu­té en toute jus­tice, mais ils ont cou­pé les têtes de tout le monde mais plus les Chré­tiens, et j'ai pen­sé que c'était très, très in­juste, alors nous al­lons les ai­der ", a-t-il ajou­té.

Pour sa dé­fense, la pré­si­dence amé­ri­caine a as­su­ré que les na­tions vi­sées par la me­sure ont el­les­mêmes été qua­li­fiées de pays "à risques" par le Con­grès amé­ri­cain et par l’ad­mi­nis­tra­tion Oba­ma, qui les ont pré­ci­sé­ment poin­tées du doigt dans le cadre du pro­gramme d'exemp­tion de vi­sa, dur­ci en no­vembre 2015.

D'ailleurs, le mi­nistre des Af­faires étran­gères émi­ra­ti a dé­cla­ré mer­cre­di que l'in­ter­dic­tion de vi­sa du pré­sident Do­nald Trump aux ci­toyens de sept pays ma­jo­ri­tai­re­ment mu­sul­mans ne vise au­cune re­li­gion.

"La grande ma­jo­ri­té des mu­sul­mans et des pays mu­sul­mans n'ont pas été tou­chés par cette in­ter­dic­tion", a dé­cla­ré Cheikh Abdallah ben Zayed lors d'une confé­rence de presse conjointe avec le mi­nistre russe des Af­faires étran­gères Ser­gueï La­vrov. "Il s'agit d'une in­ter­dic­tion tem­po­raire qui se­ra ré­vi­sée dans les trois mois. Il est im­por­tant de te­nir compte de ces points. "

"Sans au­cun doute, les Etats ont le droit de prendre des dé­ci­sions sou­ve­raines", a dé­cla­ré Cheikh Abdallah. "Nous de­vons éga­le­ment te­nir compte du fait que cer­tains des pays fi­gu­rant sur la liste font face à des dé­fis et que ces pays doivent ré­gler leur si­tua­tion avant de sou­le­ver la ques­tion avec les États-Unis."

Trump si­gnant le dé­cret

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