Vastes as­pi­ra­tions du pré­sident élu Em­ma­nuel Ma­cron

Watani Francophone - - الصفحة الأمامية -

L'in­ves­ti­ture d'Em­ma­nuel Ma­cron, le 8ème pré­sident et le plus jeune di­ri­geant de la Vème Ré­pu­blique fran­çaise, a lieu ce di­manche à l'Ely­sée. Il s'agis­sait d'une élec­tion qua­li­fiée d’"ul­time ba­taille" ou de point de dé­part "d’un nou­veau com­bat".

Avec l’élec­tion d’Em­ma­nuel Ma­cron, seule "la moi­tié du che­min" a été par­cou­rue. La ba­taille des lé­gis­la­tives dans six se­maines s’an­nonce, en ef­fet, comme le troi­sième tour de la pré­si­den­tielle.

Di­plô­mé de l’Ins­ti­tut d’études po­li­tiques (IEP) de Pa­ris et de l’Ecole na­tio­nale d’ad­mi­nis­tra­tion (pro­mo­tion 2004, «Léo­pold Sé­dar Sen­ghor»), Em­ma­nuel Ma­cron a com­men­cé sa car­rière dans l’ad­mi­nis­tra­tion pu­blique comme ins­pec­teur ad­joint des fi­nances. En 2008, il de­vint le rap­por­teur ad­joint de la com­mis­sion Jacques At­ta­li, ins­tal­lée par le pré­sident Ni­co­las Sar­ko­zy pour re­lan­cer la crois­sance éco­no­mique du pays.

Juste après la com­mis­sion At­ta­li, il se mit en dis­po­ni­bi­li­té de la fonc­tion pu­blique et re­joi­gnit la banque Roth­schild, où il fut ra­pi­de­ment pro­mu as­so­cié-gé­rant. En 2012, il a conclu un deal à 9 mil­liards d’eu­ros entre Nest­lé et Pfi­zer qui res­te­ra dans les an­nales de la banque. Le sur­nom de «ban­quier-de-chez-Roth­schild» lui col­le­ra à la peau.

En 2012, Em­ma­nuel Ma­cron a ré­in­té­gré la fonc­tion pu­blique et fut nom­mé se­cré­taire gé­né­ral ad­joint de l’Ely­sée. Il fut no­tam­ment l’un des ar­ti­sans du cré­dit d’im­pôt pour la com­pé­ti­ti­vi­té (CICE). Le 26 août 2014, il fut nom­mé mi­nistre de l’Eco­no­mie dans le gou­ver­ne­ment Valls II en rem­pla­ce­ment d’Ar­naud Mon­te­bourg. Son pas­sage à Ber­cy fut sur­tout mar­qué par le pro­jet de loi pour la crois­sance, l’ac­ti­vi­té et l’éga­li­té des chances éco­no­miques, plus connue sous le nom de «loi Ma­cron», adop­tée au moyen de l’ar­ticle 49.3 de la Cons­ti­tu­tion.

Le 6 avril 2016, alors qu’il était en­core mi­nistre de l’Eco­no­mie, Em­ma­nuel Ma­cron lan­ça le mou­ve­ment En marche ! Le 12 juillet 2016, il tint son pre­mier grand mee­ting à la Mu­tua­li­té du­rant le­quel il af­fir­ma vou­loir por­ter son mou­ve­ment «jus­qu’à 2017 et jus­qu’à la vic­toire». Il dé­mis­sion­na du gou­ver­ne­ment le 30 août et dé­cla­ra of­fi­ciel­le­ment sa can­di­da­ture à la pré­si­dence de la Ré­pu­blique le 16 no­vembre.

Une foule de ci­toyens fran­çais s'est ras­sem­blée le di­manche 7 mai de­vant le Louvre à Pa­ris pour écou­ter Em­ma­nuel Ma­cron, fraî­che­ment élu pré­sident de la Ré­pu­blique. Tous avaient le sen­ti­ment de vivre un mo­ment unique.

Seul sur scène, Em­ma­nuel Ma­cron s’est en ef­fet adres­sé avec gra­vi­té aux Fran­çais, se fixant comme ob­jec­tif de ras- sem­bler, mais aus­si et sur­tout de ré­pondre aux dif­fi­cul­tés ren­con­trées par les élec­teurs du Front na­tio­nal.

"Ils ont ex­pri­mé au­jourd’hui une co­lère, un désar­roi, par­fois des convic­tions. Je les res­pecte. Mais je fe­rai tout du­rant les cinq an­nées qui viennent pour qu’ils n’aient plus au­cune rai­son de vo­ter pour les ex­trêmes", a-t-il lan­cé. Avant de conclure : "Je vous ser­vi­rai au nom de notre de­vise: li­ber­té, éga­li­té, fra­ter­ni­té. Je vous ser­vi­rai avec amour."

Les di­ri­geants du monde entier, par­mi les­quels les res­pon­sables eu­ro­péens et le pré­sident amé­ri­cain Do­nald Trump, ont sa­lué l’élec­tion d’Em­ma­nuel Ma­cron.

À cette oc­ca­sion, le pré­sident Ab­del Fat­tah al-Sis­si a sou­li­gné la pro­fon­deur et la force des re­la­tions égyp­to­fran­çaises et a ex­pri­mé son in­té­rêt à tra­vailler avec son ho­mo­logue fran­çais dans la pro­mo­tion et le dé­ve­lop­pe­ment de la co­opé­ra­tion bi­la­té­rale entre les deux pays dans di­vers do­maines.

Le pré­sident égyp­tien a éga­le­ment fé­li­ci­té les ci­toyens fran­çais pour la réus­site des élec­tions pré­si­den­tielles fran­çaises, ex­pri­mant les meilleurs voeux pour le pré­sident et le peuple de la Ré­pu­blique fran­çaise.

Les res­pon­sables eu­ro­péens ont été par­mi les pre­miers à ré­agir, voyant dans l’élec­tion du cen­triste "une vic­toire" pour l’Eu­rope.

Les Fran­çais ont fait le choix d'un "ave­nir eu­ro­péen", s'est ain­si fé­li­ci­té le pré­sident de la Com­mis­sion eu­ro­péenne, Jean-Claude Jun­cker.

La vic­toire d’Em­ma­nuel Ma­cron est "une vic­toire pour une Eu­rope forte et unie et pour l'ami­tié fran­co-al­le­mande", a pour sa part dé­cla­ré Stef­fen Sei­bert le porte-pa­role de la chan­ce­lière An­ge­la Mer­kel qui s'est en­suite en­tre­te­nue avec Em­ma­nuel Ma­cron. Sur Twit­ter, le pré­sident amé­ri­cain Do­nald Trump a fé­li­ci­té le nou­veau pré­sident fran­çais pour "sa large vic­toire". "Je suis im­pa­tient de tra­vailler avec lui !", a-t-il ajou­té.

Les par­ti­sans de Ma­cron cé­lé­brant la vic­toire du nou­veau pré­sident

Em­ma­nuel Ma­cron pro­non­çant un dis­cours de­vant la Py­ra­mide du Louvre

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