Ti­ta­nic, 20 ans d'un culte

Dès sa sor­tie, en 1997, le film « Ti­ta­nic » pro­voque un raz de ma­rée. Avec 22 mil­lions de spec­ta­teurs, c'est le plus gros suc­cès du cinéma en France, et à l'époque, le film le plus po­pu­laire de tous les temps dans le monde. Le pu­blic se pas­sionne pour la

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«Ti­ta­nic» est aus­si le film de la dé­me­sure et de tous les re­cords : des prouesses tech­no­lo­giques, 160 jours de tour­nage, plus de 2,1 mil­liards de dol­lars de re­cettes, 11 Os­cars, et des ac­teurs qui passent en quelques se­maines de «qua­si-in­con­nus» à mé­ga-stars in­ter­na­tio­nales. Sans ou­blier Cé­line Dion, qui elle aus­si ac­cède au rang de star grâce à la chan­son du film. Vingt ans plus tard, re­tour sur l'His­toire du film:

En 1997, l'épave du Ti­ta­nic est l'ob­jet d'une ex­plo­ra­tion fié­vreuse, me­née par des scien­ti­fiques à la re­cherche d'un dia­mant bleu dis­pa­ru. In­ter­pel­lée par un re­por­tage à la télévision, l'une des res­ca­pées du naufrage, âgée de cent deux ans, Rose DeWitt, se rend sur place et évoque ses sou­ve­nirs. Elle ra­conte la croi­sière inau­gu­rale du pa­que­bot, son naufrage, et l’af­faire de ro­mance qu’elle a vé­cue avec Jack Daw­son, un ar­tiste voya­geant en troi­sième classe.

Le 10 avril 1912, elle em­barque en ef­fet sur le Ti­ta­nic avec son fian­cé, Ca­le­don Ho­ck­ley, sa ma­man, Ruth, et leurs do­mes­tiques. Pen­dant ce temps, dans un pub du port, plu­sieurs in­di­vi­dus dis­putent une part de po­ker. Deux de ces der­niers, Olaf et Sven,ont pa­rié leurs ti­ckets de troi­sième classe pour le Ti­ta­nic, ti­ckets que rem­portent en conclu­sion leurs ri­vaux, Jack et Fa­bri­zio. Ces der­niers in­tégrent fi­na­le­ment sur le pa­que­bot. Pen­dant que dé­bute la tra­ver­sée, Rose se sent de plus en plus pié­gée par une haute so­cié­té qui sou­haite lui faire épou­ser un homme qu’elle n’ap­pré­cie pas. Fi­na­le­ment, une soi­rée suite au sou­per, elle es­saie de mettre fin à ses jours en sau­tant de l’ar­rière du na­vire. Jack, qui flâ­nait sur le pont, se pré­ci­pite à son se­cours et réus­sit à la se­cou­rir. Quand Cal et quelques per­sonnes ar­rivent sur les en­droits, ils choi­sissent d’in­vi­ter Jack à sou­per en­semble en pre­mière classe pour le re­mer­cier.

Le len­de­main, Jack et Rose passent la jour­née en­semble sur le pont du Ti­ta­nic, dis­cu­tant de leur vie. Rose en­vie l’au­to­no­mie de Jack et son ab­sence d’at­taches. Avec l’aide de Mar­ga­ret Mol­ly Brown, Jack réus­sit à al­ler pré­sen­table pour le sou­per où la ma­jo­ri­té des conviés se dé­voilent ami­caux, sauf Ruth et de Cal qui n’af­fichent que du mé­pris à son en­contre. Après le dî­ner, Jack in­vite Rose à une fête en troi- sième classe, sans connaitre qu’ils sont épiés par le va­let de Cal, Lo­ve­joy. L’après-mi­di, Cal s’énerve contre Rose et la ser­monne sur ce qu’une bonne fu­ture épouse se doit d’être. Sa mère ex­prime aus­si ses an­goisses : si le ma­riage n’a pas lieu, leur fa­mille, rui­née, per­dra tout. Rose dé­cide ain­si de se sa­cri'er pour le bien de sa ma­man. Jack s’in­tro­duit illé­ga­le­ment en pre­mière classe pour la rai­son­ner, mais en vain : Rose n’ac­cepte pas. Ce n’est qu’au cou­cher du so­leil qu’elle en­vi­sage de le re­joindre et à quit­ter le car­can dû à son rang .Elle sol­li­ci­ta Jack de la des­si­ner, ne por­tant que le Coeur de l’Océan of­fert pas beau­coup de temps au avant par Cal. Après s’être exé­cu­té, Jack et Rose sont contraints de s’échap­per Lo­ve­joy, se ré­fu­giant dans les salles des chau­dières en­suite dans la cale . Peu après être res­sor­tis sur le pont, ils as­sistent à la col­li­sion du Ti­ta­nic avec un ice­berg. Tous deux dé­cident d’al­ler mettre en garde Ruth et Cal et re­tournent à la ca­bine de Rose, mais en che­min, Lo­ve­joy glisse le bi­jou dans la poche de Jack, qui est in­cul­pé du vol et en­fer­mé dans le bu­reau du ca­pi­taine d’arme . Rose, mise au fait de l’in­ten­si­té du contexte par le créa­teur du na­vire, Thomas An­drews, se pré­pare à mon­ter au sein d’un ca­not avec sa mère, mais change d’opi­nions à la der­nière mi­nute et se pré­ci­pite à l’aide de Jack. Après sa li­bé­ra­tion, tous deux réus­sissent à ga­gner le pont des em­bar­ca­tions. Jack et Cal per­suadent Rose de mon­ter à l’in­té­rieur d’un ca­not mais cette der­nière s’en­fuit en­core. Jack et Rose sont alors pour­sui­vis par Cal, qui s’est em­pa­ré d’une arme. Fi­na­le­ment, ce der­nier aban­donne pour se­cou­rir son exis­tence per­son­nel et re­monte sur le pont .Pour­tant, dans la frayeur, l’agent lui rend sa for­tune et suite à avoir tué deux per­sonnes, se sui­cide. Cal s’em­pare alors d’une jeune fille et l’uti­lise comme pré­texte pour in­té­grer sur un des der­niers ca­nots. Jack et Rose ren­contrent An­drews dans le fu­moir, ce der­nier a choi­si de cou­ler avec le pa­que­bot , et sont en conclu­sion obli­gés de mi­grer sur le pont ar­rière. Pen­dant ce temps, Fa­bri­zio, qui a chu­té dans l'eau après avoir hé­roï­que­ment sec­tion­né un bout de cor­dage coin­cé dans un bos­soir et qui en­tra­vait la li­bé­ra­tion d'un ca­not, est tué par la chute de la pre­mière che­mi­née du pa­que­bot. Lorsque le na­vire se brise en deux, Jack em­mène Rose tout à l'ar­rière de la poupe du na­vire, der­rière le bas­tin­gage, "là où ils se sont ren­con­trés pour la pre­mière fois", avant que la par­tie ar­rière du na­vire ne se dresse à la ver­ti­cale puis fi­nisse par som­brer. Les deux amants se re­trouvent alors dans l'eau gla­cée et trouvent pour re­fuge une pièce de boi­se­rie. Seule Rose peut y prendre place sans la faire cou­ler. Pour la sau­ver, Jack ac­cepte alors son sort en res­tant dans une eau d'à peine 1 de­gré, sa­chant qu'il n'a plus au­cune chance de sur­vie. Comme la ma­jo­ri­té des 1500 vic­times de la ca­tas­trophe, il fi­nit par mou­rir d'hy­po­ther­mie. Face à la pro­messe de sur­vivre, pour lui, qu'elle vient de faire à Jack, Rose four­nit en­suite un der­nier ef­fort en éva­cuant, à la nage, sa planche de bois jus­qu'au ca­davre flot­tant d'un ma­te­lot ayant un sif­flet. Elle réus­sit alors à si­gna­ler sa pré­sence au ca­not de l'of­fi­cier Ha­rold Lowe, ve­nu re­cher­cher d'éven­tuels sur­vi­vants. Avec les res­ca­pés du naufrage, elle est, au pe­tit ma­tin du 15 avril, prise en charge à bord du Car­pa­thia, où elle prend soin de se ca­cher de Cal qui la re­cherche dans la foule des sur­vi­vants, pen­dant la fin de tra­ver­sée. À son ar­ri­vée à New York le 18 avril, elle donne pour nom à l'homme qui éta­blit une liste de res­ca­pés « Rose Daw­son », et ne re­donne plus ja­mais signe de vie à sa fa­mille.

De re­tour en 1996, Rose, dont on dé­couvre via de nom­breuses pho­tos qu'elle a eu une vie de femme très libre et in­dé­pen­dante, conclut son his­toire, ex­pli­quant que Cal, à sa connais­sance, s'est sui­ci­dé pen­dant la Grande Dé­pres­sion, nul ne sa­chant ce qu'il était ad­ve­nu du Coeur de l'Océan. Mais Brock Lo­vett dé­clare avoir en­fin com­pris le sens de l'his­toire du Ti­ta­nic. La nuit ve­nue, Rose se rend sur la ram­barde du na­vire scien­ti­fique et, au-des­sus des flots, dé­voile dans sa main le bi­jou. Une ana­lepse ré­vèle au spec­ta­teur comment, sur le pont du Car­pa­thia, elle l'a dé­cou­vert dans la poche de son man­teau. Avec un long sou­rire, elle jette alors le bi­jou dans l'At­lan­tique afin qu'il re­joigne la sé­pul­ture du Ti­ta­nic. La fin du film peut être in­ter­pré­tée de dif­fé­rentes ma­nières : Rose s'en­dort ou meurt dans sa ca­bine et dans son rêve, à moins qu'il ne s'agisse de l'au-de­là, elle re­joint Jack et toutes les vic­times du naufrage réunies dans le Grand Es­ca­lier du Ti­ta­nic re­cons­ti­tué pour un bai­ser fi­nal et émou­vant.

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