De Ta­ver­nost s’est vou­lu ras­su­rant au Haillan

20 Minutes (Bordeaux) - - News - Clé­ment Car­pen­tier

«Ce qu’il se passe au châ­teau du Haillan reste au châ­teau du Haillan. » C’est en sub­stance le mes­sage en­voyé par les Gi­ron­dins lors de la vi­site de Ni­co­las de Ta­ver­nost. Jeu­di, le pré­sident du di­rec­toire de M6, pro­prié­taire du club, est ve­nu à la ren­contre des sa­la­riés alors qu’il pour­rait bien­tôt vendre le club à un fonds d’in­ves­tis­se­ment amé­ri­cain. Le pa­tron des Gi­ron­dins a com­men­cé la jour­née avec une vi­site dans le ves­tiaire de l’équipe pro­fes­sion­nelle. Une en­tre­vue se­crète. Même l’af­fable Gus­ta­vo Poyet n’a rien lais­sé fil­trer : « Ce n’est pas à moi de vous en par­ler. Il faut se concen­trer sur les choses que l’on peut faire, pas de celles qui ne dé­pendent pas de nous. Si­non, ce­la fait mal à la tête. » Comme son en­traî­neur, Be­noît Cos­til n’a pas vou­lu s’épan­cher sur le su­jet. Au contraire, le gar­dien in­ter­na­tio­nal a plu­tôt mis la pres­sion sur tout le monde : « Moi, je ne parle pas de ce genre de choses sur la place pu­blique. J’es­père que ça pour­ra res­ter dans le ves­tiaire et au­près des gens qui sont proches de l’équipe. »

De Ta­ver­nost ras­su­rant

Après ces quelques mots, Ni­co­las de Ta­ver­nost a pris la di­rec­tion du châ­teau du Haillan. Il avait ren­dez-vous avec les res­pon­sables de ser­vices du club, pour te­nir au cou­rant les sa­la­riés de la si­tua­tion ac­tuelle. Si cer­tains pré­fèrent en rire pour dé­tendre l’at­mo­sphère, d’autres sont ap­pa­rus le vi­sage beau­coup plus fer­mé : « On ne sait rien. On va voir mais ce n’est vrai­ment pas évident », confie l’un d’entre eux. Les sa­la­riés du club s’in­ter­rogent, no­tam­ment, sur la stra­té­gie de ce fonds d’in­ves­tis­se­ment amé­ri­cain qui en­vi­sa­ge­rait par exemple de ré­duire les ef­fec­tifs ou d’ar­rê­ter la chaîne de té­lé­vi­sion du club (elle pour­rait de­ve­nir une web­té­lé). Ni­co­las de Ta­ver­nost, lui, se veut ras­su­rant. Le di­ri­geant de M6 ré­pète qu’il ne ven­dra pas à n’im­porte qui. En tout cas, tout le monde de­vrait être ra­pi­de­ment fixé sur son sort, puisque les né­go­cia­tions de­vraient conti­nuer pen­dant en­core deux se­maines avant qu’une dé­ci­sion dé­fi­ni­tive soit prise.

M6 de­vrait pour­suivre les dis­cus­sions pen­dant en­core deux se­maines.

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