Ul­tra in­quiets

Les fans du club pa­ri­sien, ad­ver­saire de Naples ce soir (21h), craignent une éli­mi­na­tion pré­coce en Ligue des cham­pions.

20 Minutes (Bordeaux) - - LA UNE - De notre en­voyé spé­cial à Naples, William Per­ei­ra *Les pré­noms ont été mo­di­fiés

« Naples, de nom­breux sup­por­ters ont co­ché la date, té­moigne Alexandre, ha­bi­tué du vi­rage Au­teuil. Si on stresse ? Bah, la suite de la sai­son eu­ro­péenne se joue là-bas. Donc for­cé­ment… » De quoi flip­per ? Si le PSG se plante contre Naples au San Pao­lo ce soir (21h), à l’oc­ca­sion de la qua­trième jour­née des phases de poules de la Ligue des cham­pions, et que Li­ver­pool bat l’Etoile rouge, la bande à Tu­chel res­te­ra blo­quée à quatre points quand son bour­reau en comp­te­ra huit et les Reds, neuf. Bref, les hui­tièmes s’éloi­gne­raient et la désa­gréable sur­prise se­rait de taille pour le PSG et QSI.

Un échec in­en­vi­sa­geable

« On va dire que, pour la pre­mière fois, j’ai vrai­ment gri­ma­cé quand j’ai vu le ti­rage qu’on s’est man­gé, ad­met Ch­ris­to­pher*, sup­por­ter pa­ri­sien. Avec Naples et Li­ver­pool, tu sais que tu vas en ba­ver et qu’il y a des chances pour que tu te fasses re­ca­ler dès le pre­mier tour. » Ok, ça tremble, ça cal­cule, et peut-être que l’his­toire se ter­mi­ne­ra par des larmes. Mais est-ce qu’on ne pren­drait pas plus son pied en étant re­ver­sé en Ligue Eu­ro­pa après s’être bat­tu avec des vraies équipes de foot ? « Je ne peux pas ré­pondre “oui” à cette ques­tion, pré­vient Alexandre, fan du PSG. Je la com­prends. Mais quand t’es sup­por­ter, tu ne peux pas te conten­ter d’une éli­mi­na­tion. En ce qui me concerne, j’ai juste le stress d’être éjec­té du groupe. » Même son de cloche pour un autre sup­por­ter. « Je ne pour­rais pas être sa­tis­fait de ce groupe si on ve­nait à être éli­mi­né, même si on au­ra vé­cu quelque chose et qu’on au­ra eu des émo­tions jus­qu’au bout », as­sure Maxime. En cas de ca­tas­trophe donc, à sa­voir de­voir se poin­ter en Ligue Eu­ro­pa, les voix sont una­nimes. « Il y au­ra eu une énorme dé­cep­tion avant et for­cé­ment en­core plus d’exi­gence après, pré­cise Maxime. Si on joue la Ligue Eu­ro­pa, seule la vic­toire se­ra ac­cep­tée. » La pres­sion est donc là.

Les sup­por­ters, lors de Pa­ris-Naples, le 24 oc­tobre.

Ney­mar est pré­ve­nu, les sup­por­ters ne veulent pas en­tendre par­ler de C3.

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