Trans­pole amé­liore sa connexion avec les voya­geurs

Keo­lis a dres­sé un pa­no­ra­ma des usages du di­gi­tal dans les trans­ports

20 Minutes (Lille) - - GRAND LILLE - Mi­kaël Li­bert

Pas si connec­tés. Ven­dre­di, Keo­lis Lille, qui ex­ploite le ré­seau Trans­pole, pré­sen­tait les ré­sul­tats de l’observatoire des mo­bi­li­tés di­gi­tales, une étude me­née en co­opé­ra­tion avec Ne­tex­plo, organisme qui étu­die l’im­pact du di­gi­tal sur la so­cié­té. Le but : sa­voir ce que les usa­gers des trans­ports at­tendent du nu­mé­rique pour fa­ci­li­ter leurs dé­pla­ce­ments.

Une ma­jo­ri­té de connec­tés

Près de 2 800 per­sonnes ont ré­pon­du à un long ques­tion­naire. Le pa­nel s’éten­dait du ba­by-boo­mer aux tou­ristes étran­gers. Et, de l’aveu même d’Eric Cha­rey­ron, di­rec­teur Mo­bi­li­tés de Keo­lis, « on ne s’at­ten­dait pas à ces ré­sul­tats ». L’étude a mon­tré que seul un tiers des son­dés (33 %) étaient des « di­gi’mo­biles », à sa­voir des per­sonnes « sur­équi­pées en nu­mé­rique » friandes du Web mo­bile. « C’est as­sez peu fi­na­le­ment », re­con­naît-il. Juste der­rière ces geeks se trouve la ca­té­go­rie des « connec­tés » qui re­pré­sente 42 % du pa­nel. Eux, ils sont certes équi­pés en moyens di­gi­taux comme les smart­phones, mais ils peinent à en uti­li­ser tout le po­ten­tiel. « Pour les ‘‘connec­tés’’, l’évo­lu­tion du di­gi­tal va trop vite. Ils ne sont pas contre mais ils se mé­fient et doivent être ac­com­pa­gnés », pour­suit Eric Cha­rey­ron.

Les « of­fline » re­pré­sentent les 25 % res­tants. Des per­sonnes qui n’uti­lisent pas ou très peu les ser­vices di­gi­taux et qui ont en­core « un be­soin pri­maire de lien so­cial ». « Si 75 % de nos voya­geurs sont connec­tés, nous ne de­vons ce­pen­dant lais­ser per­sonne de cô­té », es­time Gilles Far­gier, di­rec­teur de Keo­lis Lille.

Trans­pole n’est pas à la traîne du nu­mé­rique mais il avance à tâ­tons. La der­nière ver­sion de son ap­pli­ca­tion PassPass Ea­sy card per­met­tant, certes, le paie­ment sans contact des billets, mais uni­que­ment sur des smart­phones An­droid. In­ci­ter les voya­geurs à se connec­ter, oui. Mais en­core faut-il avoir du ré­seau. « La 3G et 4G dans le mé­tro, c’est en cours d’étude pour un dé­ve­lop­pe­ment cou­rant 2018 », avance Gilles Far­gier. Et le Wifi, ce n’est pas dans les tuyaux.

L’étude ré­vèle que près de 70 % des son­dés sont plus ou moins connec­tés.

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