Des net­toyages d’ur­gence pro­po­sés aux par­ti­cu­liers

Une start-up Lil­loise pro­pose des for­mules de mé­nage aux par­ti­cu­liers et en­tre­prises sur le prin­cipe de l’ubé­ri­sa­tion

20 Minutes (Lille) - - NEWS - Mi­kaël Li­bert

Fi­nie l’ex­cuse du mé­nage pour ne pas in­vi­ter ses potes à la mai­son. Maxime De­lan­noye et Paul Des­warte, deux Lil­lois, ont créé Mans­sio, une startup qui en­voie en ur­gence des net­toyeurs dans la mé­tro­pole. Len­de­main de fête char­gé, dé­bar­que­ment des beaux-pa­rents à l’im­pro­viste… Mans­sio pro­met de vous sor­tir de la ga­lère, du mé­nage en tout cas. « L’idée nous est ve­nue quand Paul a dé­mé­na­gé en 2017. On avait dé­lais­sé le mé­nage dans son an­cien ap­part au risque de perdre la cau­tion », se sou­vient Maxime, 26 ans, un des co­fon­da­teurs. En y ré­flé­chis­sant bien, les deux en­tre­pre­neurs se sont ren­du compte qu’il y avait pas mal d’autres si­tua­tions né­ces­si­tant un gros coup de mé­nage. Tâche ren­due par­fois in­sur­mon­table par l’ur­gence ou plus vrai­sem­bla­ble­ment par la flemme.

Clea­ners au­to en­tre­pre­neurs

« Nous avons donc pen­sé à des for­mules “len­de­main de fête”, “dé­mé­na­ge­ment” mais aus­si pour les per­sonnes louant des Airbnb. Dans tous les cas, il faut être ré­ac­tif et ne pas pro­po­ser une date une se­maine plus tard », ex­plique Maxime. Ain­si, en cas d’ur­gence ab­so­lue, une équipe de net­toyeurs peut in­ter­ve­nir dans les cinq heures qui suivent la com­mande de la pres­ta­tion.

Par ailleurs, Mans­sio fonc­tionne sur le même prin­cipe qu’Uber : « Nos “clea­ners” sont tous au­to-en­tre­pre­neurs, sou­vent des étu­diants ou des per­sonnes en CDD qui cherchent un com­plé­ment de re­ve­nu », pour­suit le co­fon­da­teur. Ils sont ré­mu­né­rés entre 13 € et 16 € de l’heure, « en fonc­tion de la note at­tri­buée par les clients ». Mans­sio re­crute des per­sonnes sans for­ma­tion spé­ci­fique : « nous voyons les can­di­dats trois fois avant de si­gner avec eux. Ils sont en­suite for­més par une so­cié­té de net­toyage pro­fes­sion­nelle », as­sure Maxime.

Cô­té clients, le ta­rif est de 27 €de l’heure. « On peut faire un de­vis en ligne no­tam­ment en fonc­tion de la sur­face à net­toyer. Tout est com­pris, dé­pla­ce­ment et pro­duits. Nous de­man­dons juste au client de four­nir le ba­lai, la ser­pillière et l’as­pi­ra­teur ». En théo­rie, on peut tout de­man­der à la start-up : « Un client a in­sis­té pour que l’arbre à chat qu’il avait chez lui soit net­toyé. Un autre nous a ap­pe­lés à 6 h du ma­tin, en pa­nique et en­core al­coo­li­sé de sa soi­rée », plai­sante Maxime. Les équipes de Mans­sio in­ter­viennent même à la ca­thé­drale de la Treille ou dans des mu­sées, alors ce ne sont pas quelques ca­nettes qui traînent dans un 20 m2 qui vont leur faire peur.

Les « clea­ners » tra­vaillant pour Mans­sio sont tous au­to-en­tre­pre­neurs.

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