Avant de re­joindre la Russie, les Bleus font es­cale à Dé­cines

Les Bleus re­joignent Lyon ce ven­dre­di, où ils joue­ront le der­nier match de pré­pa­ra­tion, sa­me­di contre les Etats-Unis, avant le Mon­dial

20 Minutes (Lyon) - - NEWS - Ni­co­las Ca­mus

« Ma mère dit que je suis le seul à être de bonne hu­meur au pe­tit dé­jeu­ner. » Adil Ra­mi

Bye bye Clai­re­fon­taine. Ce ven­dre­di ma­tin, l’équipe de France quitte le Centre na­tio­nal du football, son re­fuge de tou­jours, pour re­joindre Lyon. Dans la ca­pi­tale des Gaules, les Bleus joue­ront face aux Etats-Unis sa­me­di, avant de dé­col­ler pour la Russie le len­de­main. Ils ne re­ver­ront donc pas leur «mai­son», comme ils ap­pellent cet im­mense centre per­du au mi­lieu de la fo­rêt de Ram­bouillet (Yve­lines), où chaque gé­né­ra­tion tri­co­lore se ras­semble de­puis trente ans. Ar­ri­vés au châ­teau le 23 mai, les Fran­çais y ont pas­sé seize jours. Cette fois, pas de stage en al­ti­tude ou à la mer. « On connaît par coeur, on est chez nous, ré­sume Sa­muel Um­ti­ti. C’est le meilleur lieu pour pré­pa­rer une Coupe du monde, ça ne me dé­range vrai­ment pas qu’on n’ait pas bou­gé.» Quand on de­mande aux joueurs ce qui leur res­te­ra de cette étape, cha­cun a sa ver­sion. « L’en­ga­ge­ment dès la pre­mière séance», pour Steve Man­dan­da, « l’am­biance dans le groupe et la fa­çon dont les nou­veaux sont ac­cueillis », pour Ben­ja­min Pa­vard et « la vic­toire dans le pe­tit match du dé­but de se­maine à l’en­traî­ne­ment », pour Flo­rian Thau­vin. Bref, ça a cham­bré, beau­coup, et au moins au­tant bos­sé. Pen­dant ces quinze jours de pré­pa­ra­tion, on a eu droit à quelques pe­tites anec­dotes sym­pas. A com­men­cer par Adil Ra­mi, le meilleur client en confé­rence de presse. Tou­jours heu­reux, le Mar­seillais n’hé­si­tait pas à par­ta­ger son bon­heur d’être là, par­mi les 23 Bleus. « Ma mère dit que je suis le seul de la fa­mille à être de bonne hu­meur dès le pe­tit dé­jeu­ner, ra­con­tet-il en se mar­rant. Ici aus­si, je suis comme ça. D’ailleurs, je suis un des pre­miers en bas, tout le temps.» Autre joueur à se dis­tin­guer : Ous­mane Dem­bé­lé. L’anec­dote date de la fin de sai­son 2016. Après la der­nière jour­née de cham­pion­nat, le feu fol­let du Stade Ren­nais est in­ter­ro­gé pour sa­voir s’il est droi­tier ou gau­cher. La ques­tion pa­raît bête, mais l’at­ta­quant semble aus­si à l’aise d’un cô­té que de l’autre. Dem­bé­lé ré­pond qu’il est gau­cher, avant de dire qu’il « tire mieux du droit». La sé­quence a été dé­ter­rée à Clai­re­fon­taine cette se­maine. Ça a fait mar­rer l’in­té­res­sé. «Ah oui… Quand j’avais dit ça, on m’avait bien pris pour un con. Je vais es­sayer d’être clair : je pré­fère conduire le bal­lon du pied gauche et ti­rer du pied droit.» La jour­née de mer­cre­di a éga­le­ment été chouette. Pour le der­nier en­traî­ne­ment ou­vert au pu­blic, près de 400 sup­por­ters sont ve­nus, dont une cin­quan­taine de membres des Ir­ré­sis­tibles Fran­çais. On les a beau­coup en­ten­dus, no­tam­ment avec ce jo­li re­frain : «Gé­rard De­par­dieu, sors-nous ta vodka, on va la ga­gner chez toi.»

L’équipe de France de­vant l’en­trée du châ­teau de Clai­re­fon­taine, mar­di.

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