« Mar­seille ou­blie l’“Aqua­rius” »

Plu­sieurs voix s’élèvent face à l’in­ac­tion fran­çaise

20 Minutes (Marseille) - - Grand Marseille - Adrien Max

L’as­so­cia­tion eu­ro­péenne SOS Mé­di­ter­ra­née a an­non­cé mer­cre­di ma­tin quel’ Aqa­vaitp ua­rius ris lame r mar­di soir en di­rec­tion de Va­lence. Après avoir se cou­ru 630 mi­grants de la noyade sa­me­di soir au large de la Li­bye, les au­to­ri­tés ita­liennes et mal­taises ont re­fu­sé que le ba­teau ac­coste sur leurs côtes. Ce n’ est que mar­di après-mi­di que l’Es­pagne a ac­cep­té l’ ac­cos­tage du ba­teau à Va­lence. Par la voix du Pre­mier mi­nistre Edouard Phi­lippe, la France s’est dite prête, mar­di, « à ai­der les au­to­ri­tés es­pa­gnoles pour ac­cueillir et ana­ly­ser la si­tua­tion des per­sonnes ». Mais beau­coup ont cri­ti­qué la len­teur des ré­ac­tions du gou­ver­ne­ment, à l’ image de Fran­çois Michel Lam­bert, dé­pu­té LREM des Bou­ches­du-Rhône. « Il s’agit là d’ac­cueillir le mil­lième de ce que l’Ita­lie ac­cueille de­puis 2013. La France conti­nue de fer­mer les yeux pen­dant que l’Ita­lie et l’Es­pagne as­surent notre bonne conscience », avance-t-il.

La so­lu­tion corse

C’ est le cas de Jean-Claude Gau­din et de la mai­rie de Mar­seille, qui in­dique à 20 Mi­nutes « ne faire au­cun com­men­taire sur la si­tua­tion de l’Aqua­rius », quand dans le même temps le Vieux-Port ac­cueille le plus grand yacht des on his­toire .« Je suis aba­sour­di de voir que Mar­seille com­mé­more l’ ac­cueil des Ar­mé­niens alors que la ville ou­blie l’Aqua

riu set ce qui s’y joue. C’est comme Eric Ciot­ti [qui s’est pro­non­cé contre l’ac­cueil de l’Aqua­rius dans un port fran­çais], il ou­blie que si la France n’ avait pas ac­cueilli sa fa­mille, il ne se­rait même pas un être vi­vant au­jourd’hui. » Seul l’exé­cu­tif corse, par la voix de ses di­ri­geants na­tio­na­listes Gilles Si­meo­ni et Jean-Guy Ta­la­mo­ni, s’est pro­non­cé pour l’ac­cueil du na­vire sur l’île. Mais ra­pi­de­ment, des cri­tiques sur un « coup de com­mu­ni­ca­tion po­li­tique » ont fu­sé. Fran­çois Michel Lam­bert n’ y croit pas. « Il y a une vo­lon­té d’af­fir­mer la di­men­sion hu­ma­niste dans ce que porte cette pen­sée po­li­tique. Il faut ar­rê­ter de mé­lan­ger tous les Corses, je ne suis pas éton­né par leur pro­po­si­tion. » Sauf qu’ il fal­lait l’ au­to­ri­sa­tion des « au­to­ri­tés ma­ri­times ». Or dans ce cas, la si­tua­tion est gé­rée di­rec­te­ment par le Pre­mier mi­nistre, à qui re­vient cette« mis­sion in­ter­mi­nis­té­rielle ».« Les élus corses lais­saient ac­cos­ter les ba­teaux, mais ne trai­taient pas les de­mandes d’asile, donc on re­por­tait le pro­blème », a ju­gé le porte-pa­role du gou­ver­ne­ment, Ben­ja­min Gri­veaux.

L’Aqua­rius ne de­vrait ar­ri­ver, en fonc­tion des condi­tions mé­téo, que sa­me­di à Va­lence, en Es­pagne.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.