Un cham­pion olym­pique livre ses conseils minceur

Le cham­pion d’avi­ron Jé­ré­mie Azou veut ai­der les « ga­lé­riens du ré­gime »

20 Minutes (Marseille) - - NEWS - Jean Saint-Marc * Une mé­daille à la faim, Syn­chro­nique édi­tions.

Les dif­fé­rents équi­pages ne se mettent pas des coups de rames. Pour­tant, l’avi­ron est bien un sport de com­bat. Voi­là ce qu’on a ap­pris en li­sant le livre* du cham­pion olym­pique Jé­ré­mie Azou. Le « Su­per­man » de l’avi­ron y ra­conte bien sûr ses nom­breuses vic­toires et titres, mais aus­si son « ob­ses­sion du poids », sa peur de la balance, qui est « une en­ne­mie re­dou­table ». Il y mon­tait par­fois « comme un condam­né à mort » dans l’at­tente de la « sen­tence » (sic). Pour pou­voir concou­rir avec les poids lé­gers, Jé­ré­mie Azou de­vait perdre entre 4 et 6 kg par rap­port à son poids de forme. « Mon sport m’a fait connaître la faim et les pri­va­tions., pré­cise-t-il. Même les per­sonnes sui­vies pour sur­poids ne se voient plus pres­crire de tels ré­gimes par leurs dié­té­ti­ciens. »

« Quand j’ai com­men­cé à écrire, en 2012, c’était comme un jour­nal in­time, presque un exu­toire, une psy­cho­thé­ra­pie », pré­cise le ra­meur re­trai­té, ori­gi­naire du Vaucluse, au­jourd’hui ins­tal­lé à Va­len­ciennes, où il est ki­né­si­thé­ra­peute-os­téo­pathe. Son ré­cit, « très em­pi­rique », est « une an­ti-mé­thode ». « Je ne veux pas que d’autres re­pro­duisent mes er­reurs », té­moigne-t-il.

« La so­lu­tion ne se trouve pas uni­que­ment dans le ré­gime mais dans une hy­giène ali­men­taire as­so­ciée à une ac­ti­vi­té phy­sique », rap­pelle Jé­ré­mie Azou, dont l’ou­vrage s’adresse au grand pu­blic. La pro­fes­seure Mo­nique Ro­mon, mé­de­cin nu­tri­tion­niste et pré­si­dente de la So­cié­té fran­çaise de nu­tri­tion ap­prouve ce mes­sage. « Les gens mettent tou­jours la char­rue avant les boeufs : ils veulent mai­grir d’abord, as­su­ret-elle. Alors qu’il faut, dans un pre­mier temps, mettre en place les ha­bi­tudes qui per­mettent de main­te­nir le poids : ap­prendre à man­ger se­lon sa faim, faire cinq heures d’ac­ti­vi­té phy­sique par se­maine, etc. »

« On peut bien man­ger sans sa­voir cui­si­ner, em­braye Jé­ré­mie Azou. Je suis tout sauf un étoi­lé au Mi­che­lin ! » Tout au long de sa car­rière, il a mul­ti­plié les pe­tites as­tuces : mas­ti­quer len­te­ment, man­ger à heures ré­gu­lières, dans de pe­tites assiettes… Jé­ré­mie Azou sug­gère aus­si de se bros­ser les dents aus­si­tôt après un re­pas, pour faire ces­ser les en­vies de gri­gno­tage. Mais il faut sa­voir aus­si s’ac­cor­der quelques grammes de « graisse plai­sir », de temps en temps. Pour Jé­ré­mie Azou, c’était 30 grammes de Nu­tel­la après l’en­traî­ne­ment. Afin d’éva­cuer les en­vies d’ache­ver la balance à coups de rame? En fait, dans cet ou­vrage, on a ap­pris autre chose. On ne dit pas « rame », mais « pelle. »

«Mon sport m’a fait connaître la faim et les pri­va­tions» Jé­ré­mie Azou, cham­pion olym­pique d’avi­ron

Jé­ré­mie Azou (à gauche) a souf­fert des ré­gimes pen­dant sa car­rière.

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