La voi­là, la clé à Mol­let du MHSC

Football Étin­ce­lant contre Nîmes, Florent Mol­let s’épa­nouit au MHSC, troi­sième de L1

20 Minutes (Montpellier) - - MONTPELLIER SPORTS - Jé­rôme Dies­nis

En­fin! Le voi­là, peut-être, le suc­ces­seur de Ryad Bou­de­bouz, par­ti il y a deux ans à Sé­ville. Ar­ri­vé cet été de Metz, Florent Mol­let res­semble, à s’y mé­prendre, au chaî­non man­quant. Ca­pable de faire briller ses par­te­naires, te­nir le bal­lon, dé­li­vrer des passes clés et, ac­ces­soi­re­ment, mar­quer. «Il faut fé­li­ci­ter Bru­no Ca­rot­ti et la cel­lule de re­cru­te­ment », glisse le pré­sident Laurent Ni­col­lin. «Tech­ni­que­ment, il a une grande maî­trise. Il voit le jeu avant les autres », dé­taille son coach Mi­chel Der Za­ka­rian. Sur les bords de la Mé­di­ter­ra­née, il a re­trou­vé cette li­ber­té qu’il adore. Et dont il a été pri­vé pen­dant un an et de­mi à Metz. C’était avant l’ar­ri­vée de Fré­dé­ric Hantz et six der­niers mois en bou­let de ca­non, qui ont at­ti­ré l’oeil du MHSC. « Je ne cri­tique pas les coachs [Hin­sch­ber­ger pour ne pas le nom­mer] qui m’ont mis dans un cou­loir, ex­plique le joueur C’est un mé­tier com­pli­qué que je ne fe­rai ja­mais. Mais c’est dans l’axe que j’ai du vo­lume de jeu. Même si je ne me consi­dère pas comme un vrai dix, mais da­van­tage comme un joueur box to box, un huit. »

«On ne se fait pas tout seul»

S’il se plaît à Mont­pel­lier, c’est aus­si pour son état d’es­prit, re­cher­ché par le coach dans ses pro­fils de re­cru­te­ment. «Il a tou­jours eu un fort ca­rac­tère. C’est un gar­çon at­ta­chant et très tra­vailleur. Il sa­vait qu’il de­vien­drait pro­fes­sion­nel », té­moigne son édu­ca­teur à Di­jon, Fa­brice Mi­gnon. « Il m’a énor­mé­ment ap­por­té, re­mer­cie le néo-Mont­pel­lié­rain. Comme mon père, qui était gar­dien de but et m’em­me­nait jouer avec lui, et ma mère, tou­jours là aux entraînements, en match. Ma plus grande fier­té est pour eux. Il faut sa­voir d’où on vient. On se forge le ca­rac­tère par les ex­pé­riences, mais on ne se fait pas tout seul. Les parents et cer­tains édu­ca­teurs marquent une vie.» Fa­brice Mi­gnon l’a ac­com­pa­gné jus­qu’à ses douze ans, entre 1998 et 2004 : « Il n’a ja­mais ra­té un en­traî­ne­ment, n’a ja­mais été ma­lade. Je suis per­sua­dé qu’il dé­tient tou­jours le re­cord de buts mar­qués à l’école de foot de Di­jon. Il avait dé­jà tech­nique de frappe ». Pure, comme son mis­sile pleine lu­nette contre Amiens. A l’époque, Mol­let était at­ta­quant. En rai­son de sa pe­tite taille (1,75 m), il a re­cu­lé d’un cran, au centre de for­ma­tion de Di­jon, dont il fut le pre­mier à sor­tir avec un contrat pro. « On les ap­pe­lait la gé­né­ra­tion rase-mo­quette, sou­rit avec ten­dresse l’édu­ca­teur. Une gé­né­ra­tion ex­cep­tion­nelle qui comp­tait aus­si Jor­dan Ma­rié [Di­jon] et Meh­di Bou­ra­bia [à Sas­suo­lo, en Sé­rie A ita­lienne]. »

De­puis, Florent « Paul Scholes » Mol­let en­chaîne un par­cours en pente douce. « Les choses se font pe­tit à pe­tit. Je connais mes qua­li­tés et mes dé­fauts. J’ai de grosses am­bi­tions. A 26 ans, je sais où je veux al­ler. Mais je ne me fixe pas d’ob­jec­tifs de passes ou de buts, ce sont des bar­rières. Et je trouve qu’on ne se réa­lise que dans le col­lec­tif. » Un pro­fil dé­ci­dé­ment très in­té­res­sant…

Florent Mol­let (à d.), ici en match de pré­pa­ra­tion contre Burn­ley.

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