L’ex-épouse d’Ep­stein ar­rê­tée pour tra­fic de mi­neures

Ghis­laine Max­well est ac­cu­sée d’avoir re­cru­té plu­sieurs mi­neures pour son an­cien com­pa­gnon

20 Minutes (Paris) - - LA UNE - De notre cor­res­pon­dant aux Etats-Unis, Phi­lippe Ber­ry

La par­tie de cache-cache est ter­mi­née. Presque un an après l’ar­res­ta­tion de Jef­frey Ep­stein, son ex-com­pagne, Ghis­laine Max­well, a été in­ter­pel­lée par le FBI aux Etats-Unis, jeu­di. La mon­daine fran­co-bri­tan­nique a été in­cul­pée de quatre charges de tra­fic de mi­neures et de « par­jure ». Elle de­vait être pré­sen­tée à un juge dans la jour­née. Max­well a « ai­dé Ep­stein à ex­ploi­ter sexuel­le­ment plu­sieurs jeunes filles mi­neures entre 1994 et 1997, et, dans cer­tains cas, a par­ti­ci­pé aux abus », a dé­cla­ré la pro­cu­reure par in­té­rim de Man­hat­tan, Au­drey Strauss.

« La pré­sence d’une femme adulte met­tait les vic­times à l’aise. » Au­drey Strauss, pro­cu­reure

Alors que les ta­bloïds bri­tan­niques la di­saient ca­chée au Bré­sil ou à Pa­ris, c’est à Brad­ford, une com­mune ru­rale de 1 500 ha­bi­tants au nord de Bos­ton, que Ghis­laine Max­well a été ar­rê­tée. Se­lon la pro­cu­reure, Ghis­laine Max­well, née à Mai­sons-Laf­fitte (Yve­lines), a « ga­gné la confiance» de trois jeunes filles, dont deux de 14 et 15 ans, et les a « ame­nées dans le piège qu’elle et Jef­frey Ep­stein avaient ten­du». C’est elle qui abor­dait les vic­times, puis les em­me­nait au ci­né­ma ou faire du shop­ping. Le duo ci­blait des ly­céennes « vul­né­rables », et, en payant pour leur sco­la­ri­té ou des voyages, s’as­su­rait qu’elles se sentent re­de­vables. «La pré­sence d’une femme adulte met­tait les vic­times à l’aise », es­time la pro­cu­reure. Se­lon elle, les «mas­sages sexua­li­sés » dans les ré­si­dences du fi­nan­cier à Man­hat­tan, en Flo­ride, au Nou­veauMexiqu­e, ain­si que dans la de­meure de Ghis­laine Max­well à Londres, se sont transformé­s en «actes sexuels». La pro­cu­reure a aver­ti : l’en­quête contre d’éven­tuels com­plices conti­nue. Se­lon l’avo­cat Spen­cer Ku­vin, qui re­pré­sente plu­sieurs vic­times, le Fran­çais Jean-Luc Bru­nel peut s’in­quié­ter. «Il n’y a au­cun doute. Comme Ghis­laine Max­well, il a four­ni des jeunes filles mi­neures à Jef­frey Ep­stein» via son agence de man­ne­quins « et doit en ré­pondre de­vant la jus­tice », in­dique-t-il à 20 Mi­nutes. Les au­to­ri­tés amé­ri­caines sou­haitent aus­si en­tendre le prince An­drew. L’une des vic­times d’Ep­stein, Vir­gi­nia Giuffre, af­firme avoir été contrainte à avoir des re­la­tions sexuelles avec le duc d’York quand elle avait 17 ans, ce qu’il dé­ment. Se­lon Spen­cer Ku­vin, « avec son im­mu­ni­té di­plo­ma­tique, seules des pres­sions po­li­tiques pour­raient l’obli­ger à té­moi­gner ».

La pro­cu­reure par in­té­rim de Man­hat­tan, Au­drey Strauss, jeu­di.

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