Les fans de la sé­rie té­moignent de leur pas­sion dé­vo­rante

«20 Mi­nutes» a de­man­dé aux fans de dé­crire leur amour pour le show, dont France 4 dif­fuse la sai­son 11 dès ce jeu­di à 22h25

20 Minutes (Rennes) - - LA UNE - Pro­pos re­cueillis par Fa­bien Ran­danne

Il re­vient ! Ou plu­tôt elle re­vient. Pour la pre­mière fois de­puis la créa­tion de « Doc­tor Who » en 1963, le rô­le­titre est in­ter­pré­té par une femme, Jo­die Whit­ta­ker. Les fans – les « who­vians » – de la sé­rie de science-fic­tion, phé­no­mène outre-Manche, at­tendent avec im­pa­tience de dé­cou­vrir les épi­sodes in­édits de la sai­son 11 que France 4 dif­fuse dès ce jeu­di à 22 h 25. 20 Mi­nutes a re­cueilli leurs té­moi­gnages.

Moïse, 30 ans, tech­ni­cien in­for­ma­tique. «2008, je suis étu­diant. Un week-end, je zappe sur France 4 et je vois un homme prendre feu et ra­jeu­nir une fois le feu éteint. C’était mon pre­mier contact avec le show. 2012, j’en­tends beau­coup par­ler de “Doc­tor Who” dans “The Big Bang Theo­ry”. Ça me donne en­vie de dé­cou­vrir. Je m’y mets réel­le­ment après avoir vi­sion­né l’épi­sode des 50 ans, en 2013. De­puis, je suis ac­cro. J’ai tou­jours été fou des his­toires de voyage dans le temps. J’ai dû re­voir la sé­rie mo­derne, qui a dé­bu­té en 2005, trois ou quatre fois. J’ai aus­si re­gar­dé le show clas­sique, dif­fu­sé entre 1963 et 1989, en intégralité. Mes proches, y com­pris “who­vians”, trouvent que je pense trop à la sé­rie. »

Cé­cile, 28 ans, doc­teure en bio­lo­gie. «Le pre­mier épi­sode que j’ai vu était avec Da­vid Ten­nant. On n’ou­blie ja­mais son pre­mier Doc­teur. Il est en­core mon chou­chou. J’ai ins­tan­ta­né­ment ado­ré la sé­rie. Au fil des an­nées, je me suis do­cu­men­tée. J’ai chez moi une tren­taine de ro­mans en an­glais, les co­mics sor­tis en France et de nom­breux ob­jets. J’ai pous­sé le vice jus­qu’à me faire ta­touer sur la che­ville un Tar­dis, le vais­seau avec le­quel le Doc­teur voyage dans le temps. J’ai ver­sé mes plus grosses larmes de­vant“Doc­tor Who”. »

Mi­guel, 19 ans, étu­diant. « J’ai com­men­cé “Doc­tor Who” tard. Il m’ar­ri­vait de re­gar­der des épi­sodes quand il n’y avait rien d’autre à la té­lé. Au bout d’un mo­ment, j’ai ac­cro­ché et j’ai com­men­cé à re­gar­der les re­plays. A l’époque, on ne par­lait pas beau­coup de la sé­rie en France, en tout cas pas dans mes cercles. Aux yeux de beau­coup de “who­vians”, je suis un très mau­vais fan. La preuve, j’ai ap­pris l’an­née der­nière que les fans de “Doc­tor Who” étaient sur­nom­més ain­si. Mais j’adore l’uni­vers, les ques­tions sous-ja­centes que pose la sé­rie, comme celle de la guerre. Le fait que le Doc­teur soit un Sei­gneur du temps, donc un ex­tra­ter­restre, per­met de jouer avec les codes de genre. Je pense qu’il y a un po­ten­tiel fou sur ce cô­té-là qui a l’air de faire chier les “who­vians” conser­va­teurs, mais qui me plaît et m’at­tire beau­coup plus.»

«Le hé­ros per­met de jouer avec les codes de genre.» Mi­guel, 19 ans

Jod­die Whit­ta­ker (au centre), le nou­veau Doc­teur, et des fans, aux Etats-Unis.

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