Idriss Saa­di est prêt à faire taire les sif­flets

Le Ra­cing, à l’avant-centre dé­jà cri­ti­qué, joue à Mo­na­co sa­me­di

20 Minutes (Strasbourg) - - GRAND STRASBOURG - Alexia Ighir­ri et Bru­no Pous­sard

Sa sor­tie après l’en­traî­ne­ment, jeu­di, a été plus dis­crète que sa sor­tie lors de la dé­faite du Ra­cing contre Amiens : à la 69e, l’avant­centre Idriss Saa­di avait re­joint le banc sous les sif­flets. Avant d’al­ler à Mo­na­co (sa­me­di à 17 h), il semble que l’Al­gé­rien ait dé­jà été pris en grippe par une par­tie du pu­blic. Lui re­pro­chant son mu­tisme face aux cages (au point d’ou­blier qu’il a mar­qué à Mont­pel­lier), alors qu’il est at­ten­du pour prendre la suite de Kha­lid Bou­taïb et ses 20 buts avec Stras­bourg en Ligue 2.

Dé­jà des com­pa­rai­sons

« Bou­taïb et Saa­di, ce n’est pas le même joueur. Peut-être que je n’au­rais pas mar­qué en Ligue 1 », tranche le buteur, au­jourd’hui en Tur­quie. « Tou­ché » par les sif­flets adres­sés à Idriss Saa­di, le Ma­ro­cain lui a en­voyé un mes­sage : « On com­prend que les sup­por­ters soient frus­trés, mais ce n’est pas la so­lu­tion de lui ti­rer des­sus. Il faut lui lais­ser le temps. » La si­tua­tion d’Idriss Saa­di fait da­van­tage pen­ser à Bap­tiste Guillaume, un an plus tôt. Dé­sor­mais à An­gers, l’at­ta­quant avait aus­si été cri­ti­qué (lire en­ca­dré), avant d’in­ver­ser la ten­dance : « Dans un pu­blic de cette qua­li­té, on re­trouve tou­jours deux cô­tés. Si tu n’es pas à 100 % ou pas en confiance, tu es pris en grippe. Mais si la chance com­mence à tour­ner, que tu es dé­ci­sif, ils te portent comme ja­mais ! » Jeu­di à la Mei­nau, nos sol­li­ci­ta­tions sont res­tées lettre morte au­près de l’in­té­res­sé. Pour se concen­trer sur l’adap­ta­tion à son nou­veau club ? C’est la théo­rie d’Ab­del Bou­ha­za­ma, qui l’a coa­ché en U 19 à Saint-Etienne : « Ce n’est pas un tri­cheur mais, plus il se­ra at­ta­qué, plus il va se ren­fer­mer dans le tra­vail pour ré­agir. » Avec un seul ob­jec­tif, plan­ter, pour cet ob­sé­dé du but, en­core plus que d’autres. « Chez les jeunes, il avait un car­net où il mar­quait son nombre de buts après chaque séance et après chaque match », illustre l’ac­tuel di­rec­teur du centre de for­ma­tion d’An­gers. A Idriss Saa­di, main­te­nant, de noir­cir les pages de son ca­hier à Stras­bourg.

L’at­ta­quant du Ra­cing, Idriss Saa­di.

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