Mar­tin Four­cade « ne ferme pas la porte à “Koh-Lan­ta” »

Bi­ath­lon Le sep­tuple cham­pion du monde Mar­tin Four­cade évoque sa nou­velle forte po­pu­la­ri­té

20 Minutes (Strasbourg) - - LA UNE -

Quand il fau­dra faire le clas­se­ment des per­son­na­li­tés pré­fé­rées des Fran­çais, il y a de fortes chances qu’on re­trouve Mar­tin Four­cade aux pre­mières places. Avec ses trois titres olym­piques et un sep­tième gros globe de cris­tal, le Ca­ta­lan a pris une nou­velle di­men­sion. A Pa­ris, pour la pré­sen­ta­tion de la MGEN Aca­dé­mie, dont il est l’un des par­rains, on a par­lé avec lui d’autre chose que de bi­ath­lon.

Avez-vous pris conscience de votre po­pu­la­ri­té ?

Mon pre­mier boom a eu lieu pen­dant les JO de Sot­chi [en 2014]. C’est pro­gres­sif et constant de­puis. Dans la rue, aus­si, même si c’est plus dif­fi­cile à me­su­rer. Il y a des jour­nées où on m’ar­rête 200 fois dans la rue, et d’autres où j’ai une ca­puche et des lu­nettes, et où on ne m’ar­rête pas.

La pro­chaine étape, c’est Les En­foi­rés ?

Je suis un très mau­vais chan­teur. Je ne dis pas que je ne le fe­rai pas si on me le pro­po­sait, mais je me sen­ti­rais comme un im­pos­teur aux En­foi­rés.

Comment es­sayez-vous d’évi­ter de prendre la « grosse tête » ?

Je fais at­ten­tion dans mes ac­tions. Prendre la grosse tête n’est pas quelque chose d’aus­si ca­ri­ca­tu­ral qu’on peut le pré­sen­ter. On pense au mec qui pète un câble, et ça, ça ne m’ar­ri­ve­ra ja­mais. Mais re­fu­ser une pho­to ne m’a ja­mais cho­qué. Je ne peux pas dire « oui » à tous ceux qui me le de­mandent. Par contre, sa­voir dire « non » en étant res­pec­tueux ou en fai­sant un sou­rire, c’est quelque chose que je veux conti­nuer à faire.

Vous avez dé­jà re­fu­sé des émis­sions de té­lé­réa­li­té. C’est un non ca­té­go­rique ou cer­tains pro­grammes pour­raient vous plaire ?

Ça dé­pend du contexte. Je ne fe­rai ja­mais « Danse avec les stars » ou « Splash ». Après, pour un « Koh-Lan­ta », la porte n’est pas fer­mée, parce qu’il y a une no­tion spor­tive der­rière. Je suis contre l’as­pect té­lé­réa­li­té au sens « Loft Sto­ry ». Je ne suis pas contre l’idée de par­ti­ci­per, mais je suis fer­mé au fait de mon­trer ma vie pri­vée et mon in­ti­mi­té au plus grand nombre.

Vous avez sou­vent don­né votre avis, no­tam­ment en po­li­tique. Ne pre­nez­vous pas un risque de vous cou­per d’une par­tie des gens ?

Si, c’est cli­vant. Quand je prends po­si­tion contre Le Pen, pen­dant l’élec­tion, cer­tains de mes fans qui par­tagent ses idées doivent se sen­tir loin de moi. Mais je n’ai pas en­vie d’être ai­mé pour ce que je ne suis pas. Je pense que ce qui fait ma ri­chesse, en tant que spor­tif et en tant qu’homme, ce sont mes va­leurs, mon état d’es­prit.

Pro­pos re­cueillis par Gre­gor Bran­dy

Mar­tin Four­cade ne s’in­ter­dit pas de par­ti­ci­per à l’émis­sion « Koh Lan­ta ».

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