Jo­nas Mar­tin veut al­ler en­core plus loin avec le Racing

Sou­vent cri­ti­qué l’an pas­sé, le mi­lieu a bien lan­cé sa sai­son et veut « prendre le jeu à [s] on compte »

20 Minutes (Strasbourg) - - NEWS - Bru­no Pous­sard

Il n’est pour­tant pas du genre à ré­pondre. Mais quatre jours après la pre­mière dé­faite du Racing de la sai­son (à Lyon, 0-2, pour la 3e jour­née de L1), Jo­nas Mar­tin a cra­qué face aux at­taques ré­pé­tées d’un Al­sa­cien sur Twit­ter : « Gui­gnol ferme-la un peu. » Avant un dé­pla­ce­ment, sa­me­di (20 h) à Mont­pel­lier, son club for­ma­teur où il a pas­sé plus d’une dé­cen­nie, le mi­lieu de ter­rain com­mente : « Les cri­tiques font avan­cer, mais quand c’est tous les jours et que ce n’est pas for­cé­ment jus­ti­fié, c’est trop. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, j’au­rais bien ai­mé le ren­con­trer parce que c’est fa­cile der­rière l’écran. »

La cri­tique, Jo­nas Mar­tin l’a sou­vent connue de­puis son ar­ri­vée à Stras­bourg à l’été 2017. Mais il sait aus­si faire son au­to­cri­tique : « L’an­née était in­suf­fi­sante, même si c’était beau­coup mieux sur la fin. J’ai connu un pas­sage, pas à vide, mais pas loin… » Après une opé­ra­tion à la che­ville mi­mai, le mi­lieu in­dique s’être re­mis en ques­tion pour cher­cher à « re­par­tir de 0 », pour « jouer comme [il] sai[t] le faire » et « ap­por­ter un pe­tit plus à l’équipe, sans en faire trop, en res­tant au ser­vice du col­lec­tif », liste-t-il. En numéro 10 ou à la ré­cu­pé­ra­tion, c’est plu­tôt le cas en ce dé­but de sai­son. L’in­té­res­sé est sa­tis­fait, même s’il au­rait pré­fé­ré que son équipe ait, au moins, deux points de plus. Alors, plus épa­noui en Al­sace, Jo­nas Mar­tin ? « J’ai pris un peu plus de place, on di­rait, dé­crypte le mi­lieu po­ly­va­lent. Je me pose moins de ques­tions. Peu­têtre que d’être le transfert phare l’an der­nier m’a per­tur­bé. »

A en croire son coach, son rôle n’a pas bou­gé. « Le seul chan­ge­ment, c’est qu’il est vice-ca­pi­taine, pour­suit Thierry Lau­rey. Dans le jeu, on l’a uti­li­sé à dif­fé­rents postes, c’est in­té­res­sant. Mais il y a beau­coup de monde au mi­lieu, il faut être per­for­mant pour jouer, ce qu’il fait. »

Se­lon Jo­nas Mar­tin, l’équipe est « plus co­hé­rente » et l’am­biance « meilleure » cette an­née : « On s’en­tend bien en de­hors, ça aide à trou­ver des au­to­ma­tismes et la qua­li­té des re­crues aide. » Op­ti­miste, il se veut ré­gu­lier pour s’évi­ter de (re)tom­ber dans un manque de confiance. « Après le match de Nantes [2-3], on est re­van­chard, pour­suit-il. L’ob­jec­tif, c’est quatre points sur les deux pro­chains matchs. On va à Mont­pel­lier avec un es­prit de guer­riers. » Même si l’Hé­rault, pour lui, c’est tou­jours la mai­son, Jo­nas Mar­tin a très en­vie de bien faire : « Je veux aus­si prou­ver que je ne me suis pas trom­pé dans mon choix de Stras­bourg. Si on peut ra­me­ner trois points ce se­rait ma­gni­fique. »

« On di­rait que j’ai pris un peu plus de place dans l’équipe. » Jo­nas Mar­tin

Jo­nas Mar­tin à la lutte avec Mem­phis De­pay contre Lyon, fin août.

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