Les idées de « DD » bous­cu­lées après l’An­gle­terre

La pres­ta­tion face à l’An­gle­terre pour­rait bou­le­ver­ser les plans de Des­champs

20 Minutes (Toulouse) - - LA UNE - Ni­co­las Ca­mus

Les matchs ami­caux du mois de juin sont bien sou­vent ou­bliables. Pas le France-An­gle­terre de mar­di. Il y a eu trop de dif­fé­rences avec l’im­pres­sion glo­bale lais­sée en Suède, quatre jours avant, pour ne pas croire que cette vic­toire des Bleus (3-2) comp­te­ra.

Une dé­fense en­core fé­brile

La pres­ta­tion re­mar­quée au Stade de France fait es­pé­rer des len­de­mains qui chantent. Le­mar, Mbap­pé et Dem­bé­lé, envoyés au char­bon en at­taque contre les An­glais, n’at­ten­daient que ça et ont ébloui tout le monde. Pog­ba et Kan­té ont en­fin joué, et ex­cel­lé, en­semble dans un mi­lieu à deux… Di­dier Des­champs peut s’en vou­loir de sa fri­lo­si­té en Suède au vu de la per­for­mance contre les Three Lions. Ce n’est pas rien.

« La fougue, l’en­thou­siasme, il nous a man­qué un peu ça [en Suède] », concède le gar­dien Hu­go Llo­ris. Ju­gé trop conser­va­teur en Scan­di­na­vie, le sé­lec­tion­neur va peut-être re­voir quelques prin­cipes. « Ces matchs vont ser­vir d’ex­pé­rience aux joueurs et à moi, pour ré­flé­chir, as­sure-t-il, alors que se pro­file un match cru­cial pour la qua­li­fi­ca­tion au Mon­dial 2018 en Rus­sie, face aux Pays-Bas, fin août. Je vais avoir un été stu­dieux. »

Ma­nière de dire que ça va mou­li­ner sec pour trou­ver la meilleure op­tion pour faire jouer cette équipe. Payet, Sis­so­ko et Ma­tui­di ont du sou­ci à se faire mal­gré leur « vé­cu », une no­tion chère à Des­champs qui risque de perdre un peu de sa va­leur, en équipe de France. Mais il ne faut pas ba­lan­cer par la fe­nêtre l’équi­libre dé­fen­sif, en­core trop pré­caire. Et qui va faire de la place pour Mbap­pé? Griez­mann? Im­pro­bable. Gi­roud, alors? Il res­tait sur 17 buts lors de ses 17 der­nières ti­tu­la­ri­sa­tions avant l’An­gle­terre.

La ba­taille s’an­nonce rude. « Ah oui, c’est sûr, en sou­rit Llo­ris. Mais le sé­lec­tion­neur pré­fère avoir des choix à faire que l’in­verse. » C’est vrai, c’est une de ses phrases fa­vo­rites. Pour le coup, il est ser­vi. Les mois passent et les ta­lents se ra­joutent. Main­te­nant, il faut dé­ci­der quoi en faire. Une qua­li­fi­ca­tion pour la Coupe du monde est en jeu.

Le duo Dem­bé­lé-Mbap­pé a don­né des maux de tête à la dé­fense an­glaise.

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