Zones vertes et réunions

20 Minutes (Toulouse) - - CULTURE - * Une se­maine à l’aé­ro­port, Flam­ma­rion, 2010.

Pour ras­su­rer leurs vi­si­teurs, et meu­bler leurs im­menses halls, les aé­ro­ports, comme les villes, in­tro­duisent des oeuvres d’art. Et ils mul­ti­plient les zones vertes. « Ce­lui de Sin­ga­pour est le plus ap­pré­cié des voya­geurs pour cette rai­son », note le spé­cia­liste. Mais fi­na­le­ment, ce que l’on de­mande d’abord à une ville, c’est d’être adap­tée à une vie ou­verte sur le monde. Or, « tout aé­ro­port en sup­pose un autre, ex­plique Franck Bau­chard. Pas mal de gens y or­ga­nisent leurs réunions. Ils uti­lisent l’en­droit comme une fin en soi. » En dé­fi­ni­tive, vivre dans un aé­ro­port se­rait donc pos­sible, mais très in­con­for­table. « Ce sont des lieux qui ne vivent que pour leur fonc­tion, sou­ligne Franck Bau­chard. Sur­tout, il leur manque l’exo­tisme. Dans l’en­semble, ils sont tous pa­reils. » Mal­gré tout, les aé­ro­ports res­tent mal ai­més. « Comme ils sont de­ve­nus des cibles, c’est là que nous sommes les plus sur­veillés, note Franck Bau­chard. On y suit tous un par­cours pré­dé­fi­ni. »

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