Une tour­née, un al­bum, du gâ­teau pour Pe­tit Bis­cuit

A tout juste 18 ans, il sort son pre­mier al­bum, « Pre­sence », et pré­pare sa troi­sième tour­née

20 Minutes - - NEWS - Ben­ja­min Cha­pon

Il fête son 18e anniversaire ce ven­dre­di, le jour de la sor­tie de son pre­mier al­bum, Pre­sence. Pe­tit Bis­cuit n’est pour­tant pas un dé­bu­tant. Il pré­pare sa troi­sième tour­née aux EtatsUnis. « Mais cette fois, ce se­ra dans de plus grandes salles! » Ce (très) jeune homme de Rouen, Meh­di Ben­jel­loun, fait par­ler de lui de­puis bien­tôt deux ans. Le mor­ceau « Sun­set Lo­ver » – et ses mil­lions d’écoutes – l’a ré­vé­lé, puis il a en­chaî­né les mor­ceaux, les con­certs. Mais 2017 res­te­ra comme l’an­née de sa nais­sance ar­tis­tique (et de son bac ob­te­nu avec les fé­li­ci­ta­tions du ju­ry).

En cla­quant des doigts

Avec ses al­lures de sta­giaire mal­adroit qui ponc­tue cha­cune de ses phrases par un « de ouf » ou un « j’avoue », Pe­tit Bis­cuit est l’un des mu­si­ciens ac­tuels les plus sui­vis par les énormes stars de la pop in­ter­na­tio­nale pour sa ca­pa­ci­té à créer des tubes en cla­quant des doigts. « C’est co­ol, mais moi je me concentre sur mon truc, ra­conte Meh­di Ben­jel­loun. Là, je sors 14 tracks d’un coup alors que, jus­qu’ici, j’en avais sor­ti 10 en un an et de­mi. Les gens vont pou­voir avoir une idée plus glo­bale de mon uni­vers. »

At­ten­du au tour­nant

Pe­tit Bis­cuit a fait ses dé­buts avec une élec­tro­ni­ca tran­quille, puis s’est peu à peu di­ri­gé vers une élec­tro plus éner­vée. « De­puis que je fais des con­certs, j’ai dé­cou­vert que je vou­lais faire dan­ser les gens, ex­plique-t-il. Avant, j’étais en quête de mu­siques contem­pla­tives. Main­te­nant, je veux faire des trucs pun­chy. J’ai tou­jours été le mec un peu ti­mide, trop grand, mal à l’aise… Mais quand je vais à un concert, je danse n’im­porte comment, j’adore ça. Je veux mon­trer à l‘ar­tiste que je m’éclate. Mon but, c’est de vivre cette ex­ci­ta­tion du cô­té de l’ar­tiste. » Pour l’ins­tant, ça semble fonc­tion­ner. Les salles et fes­ti­vals qui l’ac­cueillent af­fichent dé­sor­mais des jauges gar­gan­tuesques, mais lui pré­fère res­ter seul en scène. « Au ni­veau de l’iden­ti­fi­ca­tion, à mon avis, c’est plus fort. Je veux que les gens voient le type der­rière la mu­sique. Et puis le rap­port au pu­blic est plus fort, plus di­rect que si j’avais un groupe. » Il a réus­si à se faire re­mar­quer et à in­tri­guer suf­fi­sam­ment ses au­di­teurs pour les faire se dé­pla­cer à ses con­certs, mais Pe­tit Bis­cuit sait qu’il est at­ten­du au tour­nant avec ce pre­mier al­bum : « Je suis plu­tôt se­rein. Mon vé­cu me fait voir les choses au­tre­ment. J’ai le sen­ti­ment que je n’avais ja­mais vrai­ment rien vé­cu avant tout ça. Je ne sais pas si ça va chan­ger avec le temps mais, pour l’ins­tant, j’ai un peu l’im­pres­sion de ne ja­mais sa­voir ce que je veux vrai­ment. A part faire de la mu­sique. »

Meh­di Ben­jel­loun, alias Pe­tit Bis­cuit, est l’un des mu­si­ciens fran­çais ac­tuels les plus sui­vis par les stars de la pop in­ter­na­tio­nale.

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