Na­bil Fe­kir lorgne la place d’An­toine Griez­mann

Sur le front de l’at­taque des Bleus, le Lyon­nais pour­rait me­na­cer la place du Ma­dri­lène

20 Minutes - - NEWS - William Pe­rei­ra

L’hé­gé­mo­nie du tan­dem Ro­nal­doMes­si n’a pas que du bon. Te­nez, par exemple, on a fi­ni par s’ha­bi­tuer à une forme de ré­gu­la­ri­té dans l’ex­cel­lence. Mais al­lez de­man­der à An­toine Griez­mann s’il est si ai­sé de res­ter per­ché sur le toit du monde ne se­rait-ce qu’un an. Troi­sième du Bal­lon d’or 2016 il y a onze mois, éri­gé au rang de seul être hu­main ca­pable de ta­lon­ner les deux Mar­tiens, voi­là l’at­ta­quant col­cho­ne­ro re­de­ve­nu ba­nal et, pire, re­mis en cause de toutes parts. En équipe de France, l’at­ta­quant voit poindre la concur­rence de Na­bil Fe­kir. L’ar­tiste ca­pil­laire fi­gure certes tou­jours dans le onze-type de Des­champs, il se­ra d’ailleurs ali­gné contre le pays de Galles ce ven­dre­di. Mais même le sé­lec­tion­neur, qui est un ar­dent dé­fen­seur du joueur de l’At­lé­ti­co Ma­drid, en­tre­voit la ri­va­li­té nais­sante avec Fe­kir. « Une concur­rence poste pour poste avec An­toine, oui. Ils ont un peu le même re­gistre. Na­bil, son re­gistre, c’est at­ta­quant axial. De pré­fé­rence as­so­cié avec un autre at­ta­quant. Dans l’uti­li­sa­tion, ce sont deux op­tions très proches. » Très proches, mais pas si­mi­laires. Di­dier Des­champs a bien ré­flé­chi au cas Fe­kir. « Na­bil a l’ex­plo­si­vi­té, cette ca­pa­ci­té d’éli­mi­ner dans les pe­tits es­paces, même avec plu­sieurs joueurs de­vant lui. An­toine est plus dans la touche tech­nique, sou­vent dis­po­nible, il fait jouer les autres. Il a cette ca­pa­ci­té à al­ler plus dans la pro­fon­deur que Na­bil sans bal­lon. An­toine est ca­pable de jouer sur un cô­té parce qu’il a un peu plus de vo­lume de jeu que Na­bil. »

Qui a le pro­fil le plus rare ?

Dans cette joute, le mi­lieu of­fen­sif lyon­nais a un avan­tage sur le Ma­dri­lène : il pos­sède un pro­fil rare chez les Bleus, comme nous le rap­pe­lait l’an­cien in­ter­na­tio­nal Steve Mar­let au mois de sep­tembre. « Fe­kir, c’est un joueur dif­fé­rent, ra­pide dans la ges­tuelle et ca­pable de vite lâ­cher son bal­lon dans des dé­fenses à haute in­ten­si­té, mais ce n’est pas la so­lu­tion mi­racle non plus. Dans un match où on est do­mi­nés [comme France-Al­le­magne à l’Eu­ro 2016], Fe­kir ne va pas ap­por­ter grand-chose. Le plus com­plet pour moi, c’est Mbap­pé », conclut Mar­let. Et s’il n’était pas, fi­na­le­ment, le seul in­tou­chable en at­taque ?

Di­dier Des­champs a pour l’ins­tant ac­cor­dé l’avan­tage à Griez­mann (au fond).

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